La dépression a augmenté de 18% dans le monde. Pourquoi sommes-nous de plus en plus tristes ?

4 juin 2017 dans Psychologie 501 Partagés

Selon les chiffres de l’OMS (l’Organisation Mondiale de la Santé), la dépression a augmenté partout dans le monde. Cette information est préoccupante. Bien sûr, nous avons tou-te-s déjà été triste, pour quelque raison que ce soit ; la mort d’un être cher, une rupture amoureuse, la perte d’un emploi, etc… Mais quand cette tristesse se prolonge dans le temps et que rien ne nous aide à y remédier, on peut alors tomber dans un état dépressif.

La dépression a significativement augmenté ces dernières années. Elle affecte davantage les femmes que les hommes, et est devenue un problème de santé publique. Environ 350 millions de personnes souffrent de dépression dans le monde.


« Les actes nobles et les bains chauds sont les meilleurs remèdes contre la dépression. »

– Dodie Smith –


Malgré les défis que la maladie implique ainsi que les stratégies qui existent permettant d’en relayer les conséquences, la dépression reste assez méconnue. D’un autre côté, beaucoup de personnes qui sont en dépression refusent de l’accepter. D’où les difficultés à gérer cette maladie.

Son impact est tel qu’elle est considérée comme la deuxième maladie génératrice de handicap au monde. La première, elle, est plutôt liée à la paralysie et au handicap. D’autre part, la dépression est à l’origine de 800 000 suicides chaque année.

Quelques causes de l’augmentation de la dépression

Il est fréquent que beaucoup de personnes en dépression ignorent qu’elles ont cette maladie. Il existe des traitements adéquats, mais qui n’atteignent pas la majorité des personnes qui en ont besoin. Parfois, on n’est pas non plus toujours face aux professionnel-le-s de santé les mieux qualifié-e-s pour la diagnostiquer à temps. C’est pourquoi un des facteurs de l’augmentation de la dépression pourrait bien être le manque d’efficacité dans les institutions de santé.

D’un autre côté, l’incertitude s’est emparée des cultures modernes. Tout passe à un rythme effréné. C’est pourquoi ce qu’hier était vrai peut aujourd’hui ne plus être de vigueur. Cette incertitude nous rend peu sûr-e-s de nous. Elle nous mène à relativiser les plans à moyen et à long terme et aussi à expérimenter la peur de faire partie d’une réalité indispensable.

En même temps, les idéaux de succès sont devenus de plus en plus exigeants. Avant, il suffisait d’être un-e citoyen-ne décent-e, et peu peu, on se rapprochait de ses buts. Aujourd’hui, il faut correspondre à des milliers de critères pour atteindre le succès social. En apparence, aujourd’hui, nous sommes plus libres et autonomes, mais au fond, les paramètres de « l’idéal de l’être » sont devenus bien plus sévères.

Comment savoir si vous souffrez de dépression ?

La mélancolie, la tristesse, la peur, la frustration, entre autres, sont des humeurs que tout le monde peut traverser. Elles sont nécessaires, de plus, pour grandir, apprendre et mûrir. Les dures expériences que l’on affronte jour après jour peuvent nous renforcer. Cependant, si ces humeurs deviennent permanentes, il est très probable qu’il s’agisse d’une dépression.

A partir de là, il est possible que l’on en vienne à se négliger, et plus particulièrement à négliger sa santé. Les relations que l’on avait tissées avec les autres s’en voient affectées. Plus rien n’est vraiment important, et on a tendance à se renfermer sur soi-même, à s’isoler, à ne rien partager avec personne, pas même les membres de notre famille. De plus, on a de plus en plus de mal à dormir et à trouver le sommeil.

Les émotions négatives (solitude, angoisse, peur, par exemple), se présentent plus souvent et il est presque impossible d’y échapper, de même qu cette sensation de vide, de désespoir et d’anxiété. La personne en dépression s’éloigne des activités qui lui plaisent. L’existence devient pour elle un supplice.

Les idées noires sont un autre symptôme de dépression. L’idée de suicide est très récurrente. Apparaissent des comportements auto-destructeurs, et parmi eux la consommation excessive d’alcool, une négligence de l’hygiène, une absence de plans pour l’avenir, etc.

La dépression s’alimente de la solitude

Si vous vous sentez mal pour une raison particulière, demandez de l’aide. Parler avec quelqu’un en qui on a entièrement confiance est un grand soutien. Ainsi, vous vous libérez de cette angoisse que vous portez en vous. Souvenez-vous qu’il existe des professionnel-le-s que vous pouvez également consulter. Si vous allez voir un-e psychologue ou un-e psychiatre, cela ne veut pas forcément dire que vous allez très mal. Iels vous aideront simplement à trouver les raisons de votre tristesse et à éviter que vous tombiez en dépression.

Surtout, n’oubliez pas que la dépression s’alimente de la solitude. Soyez sûr-e qu’il y aura toujours quelqu’un de disposé à comprendre ce qu’il vous arrive. A vous écouter avec attention. A s’intéresser à vous. Il s’agit d’ouvrir votre coeur et de comprendre qu’être seul-e dans ces moments n’est pas une bonne décision, quel que soit ce que vous demande votre corps.

Il est essentiel que vous repreniez vos activités. Si vous aimiez aller marcher, faites-le de nouveau. Si vous adoriez jouer au football, retrouvez les ami-e-s avec qui vous aviez l’habitude d’aller y jouer. L’idéal est de sortir de votre enfermement physique et émotionnel. Ainsi, les mauvais moments ne donneront pas lieu à la dépression ; au contraire, ils deviendront des leçons que vous tirerez pour mieux évoluer.

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