Criez, chantez ou parlez, mais vivez la vie à plein volume

10 mars 2017 dans Emotions 310 Partagés

Rire, pleurer, sauter, tourner, se retourner, dire adieu, mettre des points de suspension, faire face à la vie, tomber amoureux, profiter du chocolat, sentir un agréable parfum, se tromper, se rectifier, écrire un “je t’aime”, soulager son cœur avec des pleurs, écouter sa chanson préférée, se faire surprendre, s’énerver, penser, soupirer…

Nous pourrions continuer jusqu’à l’infini. Laisser libre cours à notre imagination et penser à tout ce qui en vaut la peine et ce qui nous apporte de la joie. Mais ce texte est surtout un “et si seulement”. Un et si seulement vous viviez tous les jours de votre vie. Mais vivre vraiment, intensément.

Nous devrions avoir la chair de poule tous les jours. Nous devrions chanter, danser, parler et crier chaque jour. Pourtant, nous finissons par nous transformer en pots de fleurs. En automates de la vie. En corps avec une tête calendrier et engoncé dans un accoutrement de montres et d’horloges.

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Assez de l’auto-tromperie, la vie est courte et nous la gaspillons

Ne vous trompez pas vous-même car cela ne suffit pas d’être à la mode, de faire le voyage le plus cher, d’avoir du succès dans les affaires ou le corps idéal à coups de bistouri. Tout cela, au bout d’un moment, ne représente plus aucune valeur. Et nous mettons toujours énormément de temps à nous en rendre compte.

Comme l’a dit John Lennon : “La vie, c’est ce qui t’arrive alors que tu es occupé à faire d’autres plans. Comme s’il n’y avait pas de limite de temps, alors qu’en réalité le temps est la chose la moins infinie qui existe car il y a un jour où nous arriverons à la fin.

Nous sommes de êtres de doutes constants. Nous nous levons chaque jour comme si nous avions l’éternité pour comprendre en quoi consiste se réaliser et faire un pas vers nos objectifs.
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Nous avons tendance à oublier la fugacité du sable qui coule dans le sablier alors que c’est la raison pour laquelle nous devrions changer d’avis et continuer à escalader cette montagne. On oublie aussi que ce que nous vivons en ce moment représente la seule vie que nous sommes certain-e-s de pouvoir partager. 

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Ce que nous apprenons avec le temps

Commencer à construire ce trajet est souvent une question de temps et d’amour propre (à moins que ce ne soit par besoin). Il existe un texte, de Jorge Luis Borges, qui nous parle justement de cela, du besoin de prendre conscience du passage du temps. C’est souvent ce qui nous permet de mieux réaliser ce qui se passe dans notre vie. Profitez-en !

Avec le temps, j’ai compris la subtile différence entre prendre la main de quelqu’un et enchaîner son âme. Avec le temps, j’ai appris qu’amour ne signifiait pas s’appuyer sur quelqu’un et que compagnie ne signifiait pas sécurité. 

Avec le temps… J’ai commencé à comprendre que les baisers ne sont pas des contrats, ni les cadeaux des promesses. Avec le temps, j’ai appris qu’être avec quelqu’un parce qu’il t’offre un bon futur signifie que tôt ou tard, tu voudras revenir à ton passé. 

Avec le temps… On se rend compte que se marier seulement car “ça urge” est un avertissement clair que ce sera un échec. 

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Avec le temps, j’ai compris que seul celui qui est capable de t’aimer avec tes défauts peut t’apporter tout le bonheur que tu souhaites. Avec le temps, tu te rends compte que si tu es aux côtés de cette personne uniquement pour accompagner ta solitude, tu finiras irrémédiablement pas ne plus désirer la voir. 

Avec le temps, tu te rends compte que les véritables amis valent bien plus que n’importe quelle quantité d’argent. Avec le temps, j’ai compris que les véritables amis se comptent sur les doigts de la main et que celui qui ne lutte pas pour les garder se retrouvera tôt ou tard entouré de fausses amitiés.

Avec le temps, j’ai appris que les mots dits lors d’un moment de colère peuvent continuer à faire du mal à qui on les a dit, et ce, pendant toute une vie. Avec le temps, j’ai appris que beaucoup réussissent à excuser, mais seules les grandes âmes pardonnent

Avec le temps, j’ai compris que si tu as blessé un ami pendant longtemps, votre amitié ne sera sûrement plus jamais la même. Avec le temps, tu te rends compte que même si tu es heureux avec tes amis, un jour, tu pleureras pour ceux que tu as laissés partir.

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Avec le temps, tu te rends compte que chaque expérience vécue avec chaque personne est irremplaçable. Avec le temps, tu te rends compte que celui qui humilie ou néglige un être humain souffrira tôt ou tard des mêmes humiliations ou négligences au carré.

Avec le temps, j’ai appris à construire ces chemins dans le présent, car le terrain de demain est trop incertain pour faire des plans. Avec le temps, j’ai compris que forcer les choses à arriver les empêche de survenir comme on le souhaite.

Avec le temps, tu te rends compte qu’en réalité le meilleur n’était pas à venir, mais au moment où on vivait l’instant. Avec le temps, tu verras que même si tu es heureux avec ceux qui sont à tes côtés, tu regretteras terriblement ceux qui étaient avec toi hier et qui sont partis aujourd’hui.

Avec le temps, j’ai appris qu’essayer de pardonner ou demander pardon, de dire que l’on aime, de dire que l’on se languit, de dire que l’on a besoin, de dire que l’on veut devenir amis… face à une tombe… n’a plus beaucoup de sens…

Mais malheureusement… cela, nous ne le comprenons qu’avec le temps.

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Nous reportons notre vie à des temps meilleurs, quand nous aurons plus de temps ou que nous aurons accompli nos objectifs. Et pendant ce temps, nous oublions que notre montre n’a que 24 heures par jour et que lutter pour ses rêves est une opportunité que nous avons au jour d’aujourd’hui.

Nous avons oublié que vivre, c’est comprendre que le temps passe sans sourciller et qu’il nous donne justement la possibilité d’apprécier, ou pas, les petites choses que nous offrent le fait d’aimer véritablement. Vivre consiste précisément en cela, en savoir reconnaître et apprécier les chemins qui nous donnent des pistes pour comprendre que notre âme sœur se trouve en nous, et que cela n’a pas beaucoup de sens de chercher dehors ce que la vie nous apporte de plus beau, et qui se trouve à l’intérieur.

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