C'est celui qui possède le moins qui est le plus riche

C'est celui qui possède le moins qui est le plus riche

Dernière mise à jour : 07 juillet, 2016

En réfléchissant sur ce sujet, j’ai pensé à une phrase de Saint Augustin d’Hippone fort à propos : le pauvre n’est pas tant celui qui possède le moins, mais plutôt celui qui a d’infinis besoins pour être heureux. 

En nous éloignant de l’acception de ‘riche’ comme personne qui amasse une grande quantité d’argent, l’affirmation catégorique du titre est liée à ce bonheur dont nous parlait le saint plusieurs siècles auparavant.

En effet, ce bonheur provient d’autres choses qui ont peu ou rien à voir avec la possession d’argent, car ce qui fait que nous nous enrichissons n’a pas de valeur matérielle, mais plutôt une valeur émotionnelle et physiologique.

Un monde plein de choses superflues

Concernant ce dont nous avons parlé plus haut, il faut souligner que nous vivons dans un monde où nous sommes entourés de choses que l’on peut considérer comme superflues : la publicité et les nouvelles technologies nous font parfois croire que tout tourne autour de la possession d’objets matériels qui peuvent être capables de nous rendre plus heureux.

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Toutefois, ce n’est pas vrai : nous ne sommes pas plus heureux que l’étaient nos parents parce que nous avons un téléphone portable dernière génération, deux voitures et trois ordinateurs à la maison.

Peut-être que nous avons une vie plus confortable, mais la consommation de choses comme celles-là ne nous comblent pas en tant que personnes.

Quand ma sœur me dit qu’elle “a besoin” d’acheter de nouveaux vêtements alors que ses penderies sont pleines d’habits, je me demande à quel point nos besoins nous trompent.

Nous donnons généralement de l’importance à ce qui n’en a pas et nous oublions ce qui en a, jusqu’à ce que cela nous fasse défaut.

Ai-je vraiment besoin de ça pour être heureux ?

Ces exemples illustrent ce que nous nous voulions dire dans la citation initiale, tant et si bien qu’il nous paraît surprenant qu’elle ait été formulée au Moyen Âge.

Pourtant, il en est ainsi parce que nous nous sommes répété des centaines de fois l’idée que transmet cette citation : ai-je vraiment besoin de ça ? C’est une question que nous pouvons nous faire à de nombreuses occasions.

Comme nous le disions, nous possédons tant de choses que nous oublions parfois celles sans lesquelles nous ne pourrions pas vivre : une bonne santé mentale et physique, la possibilité d’avoir des relations personnelles qui nous font vivre, comme ces amis qui seront toujours là, ou la chance d’avoir une famille.

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Paradoxalement, tout cela peut nous rendre riches de bonheur. Personne ne peut se sentir mieux que celui qui a guéri d’un cancer, celui qui a vaincu une dépression ou celui qui trouve chez son compagnon ou sa compagne le meilleur soutien et une étreinte sincère, par exemple.