Cessez de prêter attention à votre petit diable intérieur

· 1 juin 2017

Dans notre esprit s’établit parfois un personnage très négatif et critique qui nous dit tout ce que l’on doit faire ou ne pas faire, et qui nous dicte également la manière dont on doit se comporter. Ce petit diable intérieur nous répète incessamment les mêmes choses, nous met la pression, et porte atteinte à notre estime de nous-même. Puis, au bout du compte, même si cela nous dérange, on finit par succomber à ses paroles et à considérer les messages qu’il nous envoie.


Mais ce petit diable n’est pas le seul à nous parler ; à ses côtés de trouve également un petit ange dont la petite voix nous pousse à agir, nous donne confiance en nous disant que nous sommes capables, nous encourage à sortir et nous persuade que tout n’est pas si dramatique, que la vie est belle.


Le fait de prêter attention à l’une ou à l’autre voix dépend uniquement de nous, et de celle que l’on choisit afin de nous guider au quotidien. En réalité, aussi bien l’une que l’autre sont des produits de notre esprit, que nous avons crées de toutes pièces. Ainsi, puisqu’il s’agit purement du fruit de notre imagination, nous sommes les maître-sse-s de ces deux petites voix : voilà qui est plutôt positif, puisque cela nous permet d’avoir la marge de choisir laquelle on préfère écouter, et ce sans que rien ni personne ne puisse s’en mêler.

Choisissez vos pensées indépendamment de la situation dans laquelle vous vous trouvez ; on peut prendre le chemin de la négativité, du catastrophisme ou de la peur, ou bien plutôt choisir d’emprunter le chemin de la joie, du calme et de la positivité.

Le langage du petit diable

Vous reconnaîtrez le petit diable quand, dans une situation bien particulière, il commencera à vous susurrer des phrases sous forme de questions qui renfermeront toutes de la peur : « Et si ma femme/mon mari avait un accident de la route à cause de moi ? », ou encore des mots et des phrases exagérés comme « Je suis insupportable », « Je suis terrible », « Je suis extrêmement malchanceux-se », « Je ne sers à rien », etc.

Le langage du petit diable est tellement négatif que si vous croyez en ce qu’il dit, vous commencerez à vous sentir triste, anxieux-se, irritable… Vos émotions cesseront d’être fonctionnelles : elles ne vous permettront plus de résoudre le problème auquel vous faites face, mais uniquement de couler encore plus profondément, et de laisser le petit diable gagner en confiance et continuer à parler.


Plus vous lui accordez de l’attention, plus il grandit ; plus il grandit, plus il a de forces pour parler. De plus, ce petit diable est très persuasif ; il peut très facilement vous rallier à sa cause car il est en vous depuis longtemps et qu’il sait quoi vous dire pour que finalement vous optiez pour ce que lui veut que vous fassiez.


« Mais pourquoi donc aime-t-il tant m’embêter ? », vous demandez-vous sûrement. Or, vous vous trompez, car il ne cherche en aucun cas à vous embêter ; au fond, ce petit diable veut vous protéger, mais n’y met pas les formes, ne choisit pas le bon moment, et se retrouvé déphasé. Ses réactions sont disproportionnées et n’arrivent pas à temps.

Dans de nombreuses circonstances de votre vie, heureusement que ce petit diable aura été là pour vous sauver ; qu’aurait-on fait sans lui quand, dans la préhistoire, les animaux féroces nous poursuivaient pour nous tuer ? Dans ces moments-là, il fallait que le petit diable tire la sonnette d’alarme, qu’il nous aide à trouver ce stress si nécessaire pour continuer à vivre.


Or, le petit diable d’aujourd’hui ne comprend pas que les animaux féroces ne passent plus par nos rues, et ce que lui considère comme féroce ne l’est pas vraiment en réalité. Il n’y a rien à craindre.


Le petit diable a de plus fini par s’adapter à ce que nous les humains avons inventé, et il nous le répète tous les jours. Ainsi, il génère en nous une bonne dose de souffrance : tristesse, pression, haine…des émotions qui ne devraient pas se présenter avec une telle intensité à bien des moments.

Ignorer le petit diable et se sentir libre

Pour arriver au point où on ressent des émotions négatives mais saines, toniques, qui nous aident à résoudre nos problèmes, on doit commencer à ignorer cette petite voix à la critique facile.

  • Observez sans juger ce que le petit diable peut vous dire : même si vous n’approuvez pas ce que cette petite voix vous dit, n’essayez pas pour autant de lui dire de s’en aller. Laissez-le être et exister, et le petit diable finira par s’en aller de lui-même, quand il comprendra que vous ne tenez pas compte de ses paroles et que vous n’y accordez aucune importance.
  • Riez et blaguez avec lui : si vous le pensez, il est facile de finir par faire de l’humour avec lui, puisqu’il est si exagéré et irréaliste que l’on peut même rire des énormités qu’il finira par dire. Tournez à l’absurde toutes ces pensées et vous vous serez offert à vous-même une séance de thérapie par le rire.

  • Ayez un objectif et continuez à le suivre quel que soit l’avis du petit diable : « Tu n’en es pas capable », « Tu n’es pas fait-e pour ce travail », « Tout le monde va se moquer de toi », « Tu ne trouveras jamais personne comme lui/elle », « Tu n’es pas attirant-e, personne ne t’embauchera », etc ; voici quelques unes des perles que peut vous lancer le petit diable, vous menant à abandonner vos buts. Or, vous ne devez pas permettre cela !

Pour rompre ce cycle et arriver, en fin de compte, à le faire taire, le secret consiste à agir sans lui prêter attention, quoi qu’il puisse dire.


  • Posez-lui des questions : comme ses mots ne sont pas basés sur la vérité, il est facile de démonter tout ce qu’il dit. Vous n’avez qu’à lui poser des questions dans le but de trouver la véracité de tous ses arguments et vous verrez que ses arguments sont faux, basés sur des croyances subjectives mais jamais sur les cinq sens, le moment présent ou la réalité.

Heureusement, de même que l’on peut renforcer le petit diable, on peut aussi l’éduquer afin de faire en sorte que ses messages aient une profondeur qui soit en synchronie avec les demandes réelles de notre entourage. Parvenir à atteindre ce but, cela veut dire que si un animal féroce apparaît, le petit diable sera alors là pour nous activer, nous stimuler, et assurer notre survie. En revanche, si aucun animal féroce ne se présente à l’horizon, alors nous pourrons rester calmes et tranquilles.