Ce n’était pas mieux avant, le meilleur reste à venir

· 10 mars 2016

Il est facile d’imaginer pourquoi un proverbe tel que c’était mieux avant est devenu si célèbre et les raisons pour lesquelles des écrivains comme Ernesto Sábato l’ont repris dans une de leurs œuvres.

Opposé à le meilleur reste à venir, il naît de cette vision nostalgique, surtout des personnes âgées, à propos de tout ce qui leur est arrivé dans leur vie.

Cependant, regretter ce que l’on a perdu ne nous permet pas de profiter de ce qu’il nous reste à vivre. C’est pourquoi, ce n’était pas mieux avant, mais, comme dirait la grande Mafalda, le meilleur reste à venir.

Nous avons la merveilleuse capacité de nous surprendre, chose que nous ne devrions pas perdre, comme s’il y avait toujours des choses nouvelles à découvrir, à connaître et à sentir sur notre peau.

« Je ne crois pas à cette histoire selon laquelle c’était mieux avant. Commencez à explorer le passé et vous y découvrirez aussi des choses terribles. »

-Jorge Amado-

Ce que je veux réussir, c’est ma vie

Nous voulons être heureux à tout prix, ce qui nous conduit très souvent à faire l’erreur d’oublier que le bonheur exige quelques larmes. En d’autres termes, pour qu’il y ait un arc-en-ciel, il faut qu’il ait plu avant.

Les deux font partie de la nature, le bonheur et les pleurs se complètent et sont égaux et obligatoires.

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Nous voulons avoir une belle vie, mais nous n’assumons pas que cela demande des bons et des mauvais moments.

En général, nous n’acceptons pas le fait que cette « vie » est celle qui nous permet de vivre pleinement et de valoriser tout le positif que cela nous offre, que c’est elle qui nous brasse, nous secoue et nous pousse à grandir.

C’est pour cela que « le meilleur reste à venir », car les montagnes, comme les émotions, sont infinies jusqu’à la mort.

La vie commence à 40 ans

Mafalda disait aussi que la vie commence à 40 ans (et elle avait en grande partie raison). C’est là que nous avons assez vécu pour commencer à admettre que le passé nous rend parfois nostalgique.

C’est à ce moment-là que l’on comprend que l’avenir est illusoire parce qu’il dépend du présent et que ce présent est le seul qui créé ce qui arrive : nous avons l’opportunité d’améliorer continuellement et de ne pas régresser.

« Le futur a plusieurs noms. Pour les faibles, il se nomme l’impossible. Pour les timides, il se nomme l’inconnu. Pour les  penseurs et pour les courageux, il se nomme l’idéal. »

-Victor Hugo-

A quarante ans, nous commençons à prendre conscience que le bonheur ne dépend pas de quelqu’un d’autre et nous demandons à la vie ce que nous méritons vraiment : nous nous aimons un peu plus, nous sommes plus humbles et plus cohérents dans nos rêves.

Autrement dit, nous comprenons nos limites et nous avons expérimenté assez de chutes pour savoir qu’il y a toujours mieux.

Arrêtez de vous installer dans les souvenirs et de les fabriquer : le meilleur reste à venir

Quand nous passons l’étape de l’adolescence et de la jeunesse, nous avons ce que l’on peut considérer comme une « manie » de revivre les moments du passé.

Se souvenir est plus fréquent quand on prend de l’âge, et ce n’est pas négatif. Ce qui est négatif, c’est de rester dans le passé en se souvenant des mauvais moments et en oubliant le présent.

On ne peut pas oublier le moment actuel de notre vie car, comme nous l’avons dit, c’est uniquement à partir de là que nous pouvons établir les principes suffisants pour demain.

Tout comme se souvenir n’est pas mauvais, rêver ne l’est pas non plus : nous devons fabriquer des rêves qui nous laissent idéalistes et en vie. Cependant, il ne faut pas que les rêves nous perdent dans notre propre réalité.

« Ne vis pas dans la même année soixante quinze fois, encore et encore, en appelant cela une vie. »

-Robin Sharma-

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Le meilleur reste à venir à partir du moment où l’on accepte un passé qui nous sert d’outil pour se nourrir dans le présent et un futur qui nous intrigue mais qui nous maintient les pieds sur terre dans l’immédiat.

Le meilleur reste à venir et il y aura toujours une lueur de positivité qui pourra nous aider à grandir et à ne pas stagner.