Beaucoup de choses peuvent se passer au-dehors mais, au final, l’univers se trouve au plus profond de vous

13, août 2017 dans Curiosités 418 Partagés

Le bonheur n’est pas fourni avec la vie : il faut le conquérir. La principale condition requise se trouve dans les choses dont nous avons réellement besoin pour l’atteindre, et nous pouvons les trouver dans notre propre univers.

Nous partons de la base selon laquelle l’être humain est fait pour survivre, pas pour être heureux. Nous sommes programmé-e-s pour la première chose ; pour la seconde, il faut faire un petit « piratage ». Quiconque souhaite entrer dans ce défi du bonheur doit savoir que le plus important réside dans la création d’un sens vital.

Comme le disait José Luis Sampedro, écrivain, humaniste et économiste espagnol, nous sommes vivant-e-s pour vivre, pour nous construire, pour nous réaliser. La majorité d’entre nous nous sommes déjà demandé pourquoi nous sommes en vie. Savoir répondre à cette question donnera un sens à notre existence. Un sens propre et authentique.

Tout ce que nous voyons à l’extérieur n’est que le reflet de notre intérieur, ce que nous pensons et ressentons. En quelque sorte, nous portons en nous les défauts et les vertus que nous voyons chez les autres. Même si nous avons beaucoup de doutes et de questions, la majorité des réponses se trouvent déjà en nous car l’univers qui se trouve à l’intérieur de notre être est réellement intéressant.


« Qu’essayeriez-vous de faire si vous saviez que l’échec est impossible ? »


Prendre soin de nous apporte de la paix à notre univers

Cela peut sembler ironique, mais nous sommes les seul-e-s êtres capables de nous perturber nous-mêmes, de nous permettre des séismes émotionnels. La cause de notre souffrance n’est pas au-dehors mais en nous, en notre façon d’affronter la douleur.

Les autres peuvent nous tuer physiquement mais, sur le plan spirituel, nous seul-e-s avons le pouvoir de nous faire du mal et de nous imposer un ordre. Même si elle se déroule dans notre propre esprit, cette guerre illusoire génère une série de poids émotionnels tels que la culpabilité, la rancœur, le ressentiment, la haine et le désir de vengeance.

Les interprétations liées à nos réactions émotionnelles sont celles qui nous poussent à souffrir et à entrer en conflit avec nous-mêmes. Nous sommes, en dernier ressort, celleux qui nous faisons du mal. C’est pourquoi nous concentrer sur nous-mêmes et prendre en charge nos émotions nous rapproche d’une connaissance plus profonde de notre univers intérieur.

En fin de compte, nous ne pouvons changer qu’une chose dans notre vie : nous-mêmes. Tout le reste n’est qu’illusoire. Nous pouvons nous faire du mal en souhaitant un monde meilleur dans lequel il y aurait moins d’injustice et plus d’égalité, mais tout cela échappe à notre contrôle. En revanche, changer et améliorer notre moi profond n’appartient qu’à nous : atteindre cet objectif nous procure une paix illimitée et une nouvelle façon d’affronter les situations.


« La meilleure chose que vous puissiez faire pour l’humanité est d’être heureux et d’apprendre à être en paix avec vous-même. »

-Sénèque-


Pour construire un univers personnel, nous devons faire preuve de courage

La généralisation constitue une menace pour nous, car nous nous perdons alors dans des villes emplies de gratte-ciels, avec des règles qui sont rarement dites mais souvent imposées. En de nombreuses occasions, nous évitons d’agir en cohérence avec nos valeurs pour projeter une meilleure image : c’est l’une des façons dont se sert le système pour nous dominer. Il nous offre une « récompense » en échange : faites ceci, de la manière indiquée, et je vous prendrai en considération.


C’est ainsi que nous finissons par nous occuper de tout, sauf de nous. De la voiture, de la moto, d’une autre chose ; nous passons notre temps à faire des choses automatiques, alors que nous pourrions tout simplement vivre mieux.


Parfois, en fonction de la personne avec qui nous sommes et de l’endroit où nous nous trouvons, nous nous autorisons à être telle ou telle personne. C’est-à-dire que nous choisissons ce que nous voulons montrer de notre univers et ce que nous voulons dissimuler. Ceci, dans des situations spécifiques, peut être adaptatif. Par exemple, c’est ce qui se produit lors d’une recherche d’emploi, dans des réunions, au travail, mais, à la longue, cela peut déboucher sur une grande dissonance avec notre « moi ».

Le plus grand défi que nous ayons à vivre est peut-être celui consistant à nous trouver nous-mêmes, à nous connecter à notre essence et à être plus authentiques, plus longtemps. Mais c’est un défi et non une menace : même s’il y a des difficultés sur le chemin, la sensation ressentie à chaque pas sera une sensation de paix et de recueillement, celle-là même qui nous indique nous sommes des acteur-trice-s et non pas des simples figurant-e-s à la merci des courants générés par ce qui nous entoure.


« Assurez-vous de toujours souhaiter la bienvenue à l’échec. Prononcez toujours ces quelques mots : échec, je suis content de te voir, entre. De cette façon, vous n’aurez jamais peur. »

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