Arrêtez d’essayer de contrôler l’incontrôlable

17 juin 2016 dans Psychologie 697 Partagés

Contrôler, c’est pouvoir modifier certains aspects de l’objet de contrôle, par le biais de nos pensées, de nos émotions et de nos actes. Si on contrôle quelque chose, on a un pouvoir sur cette chose, et on peut décider de son rythme.

Nous aimerions tous pouvoir contrôler le monde qui nous entoure, mais ce qui est certain, c’est qu’il y a très peu de choses sur lesquelles vous puissiez le faire.

Au niveau théorique, ce n’est pas nouveau et nous en avons conscience, mais au niveau émotionnel, on oublie très facilement ce qui nous mène au mal-être.

En général, nous tolérons assez mal l’incertitude et la frustration quand les choses ne se passent pas comme on l’avait espéré. Cela est assez désagréable, mais aussi très perturbant, car on ne sait pas ce qui va arriver dans une situation déterminée.

Que puis-je contrôler ?

Dans le monde extérieur, rien. En vous-même, tout. C’est aussi simple que cela! Cette réalité nous rend libre si on en prend conscience et qu’on la crée.

Il existe une infinité de problèmes et de circonstances stressantes ou malheureuses, et il est logique de nous émouvoir quand cela se produit.

Les émotions qui surgissent parfois d’une menace ou d’une perte sont totalement normales et nous aident à gérer le problème qui est présent dans notre vie.


Les émotions saines telles que la tristesse, la frustration ou le chagrin nous aident à résoudre nos problèmes, si tant est qu’elles ne soient pas trop intenses, durables ou fréquentes.


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Or, si vos émotions deviennent trop intenses, durables ou fréquentes, c’est parce que quelque chose ne fonctionne pas dans votre « software interne », probablement parce que vous essayez de contrôler l’incontrôlable.

Peut-être vous dîtes-vous que les choses devraient en être autrement, qu’elles devraient se passer comme vous aimeriez qu’elles se passent, et finalement, cette façon de penser vous frustre car les choses ne changeront pas uniquement parce qu’on le veut.

Comme nous l’avons dit précédemment dans cet article, on peut contrôler notre façon de voir le monde et essayer de la modifier, car personne ne peut accéder à nos pensées ; or, il est tout à fait absurde de prétendre que ce qui nous entoure, en soit autrement.


Intériorisez l’idée qu’il n’y a rien que vous puissiez contrôler davantage que vous-même, et que vous ferez de vous-même une personne flexible et forte au niveau émotionnel, capable de profiter de ce qu’elle a entre les mains.


Tolérer l’incertitude et la frustration

Pour être plus sain au niveau psychologique, il faut apprendre à tolérer l’incertitude et la frustration. L’incertitude apparaît quand on fait face à quelque chose et que l’on ne sait pas avec certitude ce qui va arriver.

Certaines personnes réagissent avec anxiété face à l’incertitude car elles se « préparent » à vivre quelque chose de terrible ou de dangereux.

Ainsi, elles mettent en marche la stratégie de l’inquiétude constante. Or, on peut s’inquiéter autant qu’on le veut, cela n’évitera pas aux choses d’arriver si elles doivent arriver.


Même si je m’inquiète beaucoup car j’ai noté la présence d’une grande souffrance dans mon esprit, ce n’est pas cela qui expliquera une éventuelle maladie que je pourrais contracter. En revanche, si finalement on me diagnostique quelque chose, que j’en suis responsable et que je m’en occupe, alors les choses seront complètement différentes et on se trouvera dans une situation logique et sensée.


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D’un autre côté, on se retrouve avec la frustration, ce sentiment qui surgit quand nos attentes sont déçues.

Moi, j’attends que la vie, les autres, ainsi que moi-même agissions en accord avec des normes que je me suis moi-même fixées, et s’il n’en est pas ainsi, alors je me mets en colère, je déprime et je deviens anxieux.


Au bout du compte, le monde suit son chemin, et je ne m’inflige moi-même un colère désagréable. Deux problèmes pour le prix d’un, cela en vaut-il vraiment la peine ?


Quelques conseils pour arrêter de contrôler

Voici quelques conseils que vous pouvez appliquer afin d’arrêter de contrôler et de tolérer cette sensation d’incertitude qui vous envahit :

  • Acceptez et tolérez que les certitudes et les sécurités n’existent pas : dans ce monde, la seule chose dont on puisse être sûr, c’est qu’un jour on mourra, et c’est tout.
    On ne peut pas avoir la certitude absolue que notre compagnon/compagne nous aime et ne nous abandonnera jamais, tout comme on ne peut pas non plus savoir si on tombera malade.
  • Je fais beaucoup d’efforts, mais cela ne veut pas dire pour autant que je réussis à chaque fois : il est certain que si on fait les choses plus ou moins bien, on obtiendra de meilleurs résultats, or, il n’en est pas toujours ainsi, puisque le monde est injuste par définition.
    C’est pourquoi mieux vaut oublier les résultats et nous efforcer de profiter de ce que l’on fait, sans accorder d’importance à ce qui pourra arriver dans le futur.
  • Oubliez les normes rigides, sur vous-même, les autres et le monde : rien, ou presque rien ne se passera exactement comme on le veut.
    S’énerver, déprimer ou devenir anxieux pour quelque chose qui échappe à notre contrôle, c’est une perte d’énergie et de temps.
  • Responsabilisez-vous de vous-même : étant donné que la bonne nouvelle, c’est que vous pouvez bel et bien vous contrôler vous-même, alors commencez à le faire.
    La réalité, vous pouvez l’observer depuis de nombreux angles, et vous pouvez aussi vous efforcer d’être plus flexible ainsi que de faire en sorte que les choses comptent un peu moins pour vous…sans pour autant en arriver au je-m’en-foutisme, lequel n’est autre qu’une autre façon d’être contrôlé par la peur.

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