Apprenez à gérer vos sentiments lors d’une rupture douloureuse

· 29 juillet 2015

Sans aucun doute, le fait de terminer une relation, que ce soit une amourette ou une mariage, est un événement stressant. Chacun des membres du couple souffre, car dans une relation, l’investissement est grand, et pas seulement dans la partie émotionnelle, mais également dans la partie sociale voire économique.

Mais il y a un facteur qui marque la différence entre la douleur naturelle et inhérente à toute rupture, et la souffrance dévastatrice.

Ce facteur n’a rien à voir avec ce que l’autre a fait ou a arrêté de faire, mais plutôt avec les solides bases de l’amour, de la confiance en soi, du soin et de la compassion que l’on ressent pour soi-même.

Face à l’abandon, vient l’auto-abandon

Nous croyons que nous sommes amoureux. Notre coeur s’accélère en présence de cette personne, nous adorons sa présence et la chimie qui passe entre vous est incroyable.

Mais, au nom de cet amour, petit à petit, nous commençons à laisser de côté nos propres besoins et désirs, ou au contraire, nous commençons à contrôler l’autre pour qu’il se soumette à nos propres désirs et besoins.

Bien que ce soit des comportements opposés, au fond la motivation est la même : faire en sorte que l’autre remplisse un manque d’affection que nous-mêmes ne donnons pas. 

Cette « danse » du contrôle ou du fait d’être contrôlé peut durer un certain temps et dans certains cas, plusieurs années.

Mais un jour, l’essence propre, cette partie saine et authentique que nous avons tous, lutte pour sortir. Par conséquent, arrive le ressentiment amer, et la relation se refroidit et se détériore jusqu’au moment où la rupture devient inévitable.

Exorciser les démons

Cette connexion intime, établie entre deux personnes, les rend, dans une certaine mesure vulnérables. Et c’est pour cela que pendant une rupture, les horribles « démons » se déchaînent, comme l’insécurité, la faible estime de soi, la dépendance, le désir de vengeance, la haine et le ressentiment.

Paradoxalement, tout cet enfer rend possible la confrontation et l’exorcisme de ces « démons », pour pouvoir guérir les blessures et avancer dans son épanouissement personnel. Mais, tout cela dépend comment nous nous confrontons à ces « démons ».

Les ignorer: Nous pouvons éviter de nous confronter à notre douleur et à nos blessures non guéries avec de nombreux moyens : s’occuper toute la journée pour ne pas penser, manger, regarder la télévision, surfer sur internet, faire culpabiliser l’autre, ressentir de la colère, se réfugier dans l’alcool etc.

Le résultat  La douleur et les blessures sont toujours là, elles se sont seulement endormies, prêtes à sauter sur l’occasion qui se présente. Bien sûr, adopter ce type de comportement est la garantie d’un échec lors d’une prochaine relation.

Les écouter: si cela est très douloureux et terrifiant au début, il est important de ressentir nos émotions négatives et d’accepter qu’elles sont présentes, avec compassion et compréhension envers soi-même.

Dans cette bulle d’amour et d’acceptation de notre « côté obscur », nous contribuons à nous illuminer, de manière paradoxale, car nous commençons à écouter et à prendre soin de nos blessures émotionnelles.

Le résultat ? Le fait d’être capable de s’aimer inconditionnellement permet de ne pas dépendre émotionnellement des autres, et en apprenant cela, notre prochaine relation aura de plus grandes possibilités d’être équilibrée et heureuse. 

Au lieu de se creuser la cervelle en cherchant des explications à cette rupture, nous nous concentrons sur l’écoute et la compréhension de notre coeur.

Bien sûr, cela nous permettra de faire le nécessaire pour sortir de la souffrance, comme adopter des comportements sains tels que la gratitude, l’investissement dans des activités pour notre bien-être comme l’exercice physique, aller voir un psychothérapeute ou assister à des rencontres pour l’épanouissement personnel.

Bien que la douleur de la rupture sera présente pendant un moment, cela sera le catalyseur de notre guérison et de notre épanouissement personnel, au lieu de la raison de cette souffrance extrême, qui ronge l’âme.

Image de Merkushev Vasiliy