Affronter : accepter, lutter, différencier

28 mai 2018 dans Développement personnel 0 Partagés
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La vie nous pousse souvent dans les cordes ou impose aux battements de nos cœurs un rythme que nous ne cherchons pas. Ou que nous cherchons, mais involontairement. Nous parlons ici de cette collection de problèmes que nous avons tous, tel un pendentif, parfois pierres précieuses et autres de papiers – dépendant plus ou moins de notre humeur – que nous portons. Nous développons différentes stratégies d’adaptation pour les affronter. Nous parlerons donc ici d’accepter, de lutter et de différencier.

Accepter, quoi ? Lutter, contre qui ? Différencier, quoi ? La réponse est unique, les problèmes eux-mêmes. Nous parlerons donc ici de l’importance d’accepter ce que nous ne pouvons pas changer, de lutter pour se transformer ce qui peut l’être, et de l’intelligence de décider laquelle de ces deux stratégies utiliser.

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Accepter ce qui ne peut pas être changé

Cela nous en coûte parfois, et beaucoup. L’impuissance nous envahie, de sorte que la frustration se transforme souvent en douleur et en colère. Nous parlons ici du deuil. De ce qui a été perdu et que nous ne pourrons pas récupérer. L’être aimé qui est mort, les années qui ont passées, la jambe amputée, le sentiment de retourner dans une maison.

Nous devenons des experts en la matière à mesure que nous grandissons. Nous finissons tous, au fil du temps,  par remplir un sac d’absences qui rince la tristesse en nostalgie. Accepter, c’est comprendre ce sentiment de « déjà plus » comme faisant partie de nous, en l’intégrant dans notre histoire. En reconnaissant son poids. Oui, mais en tant qu’élément de nous-même. En l’intégrant dans notre histoire, en buvant également ce qui nous en reste, et pas uniquement des sentiments découlant de l’absence.

Nous ne cessons d’aimer une large partie de ce qui reste, indépendamment de ce qui n’est plus. Pour l’intégrer dans notre histoire, pour le projeter dans le futur. Parce que beaucoup de ce que nous attendons a à voir avec ce que nous avons vécu. L’enfant qui a vécu entouré de bonnes personnes s’attend à ce que les autres soient de bonnes personnes et le traite comme telles, augmentant ainsi la probabilité qu’elles soient de bonnes personnes.

Accepter est étroitement lié avec la compréhension. Mais pas seulement d’un point de vue cognitif, d’un côté émotionnel également. Compensant par la même ici ce qui manque en terme de chance de ce qui fut.

« Une grande partie de ce que nous attendons a à voir avec ce que nous avons vécu. »
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Se battre, lutter, aborder une bataille

Se battre, lutter, aborder une bataille…investir des ressources, assumer l’usure. Nous passons quatre ou cinq ans à étudier une carrière, neuf mois à attendre un enfant, des heures et des heures à faire face au cancer, des moments la tête entre les jambes à attendre que la prochaine bombe explose. En effet, nous étudions pour être reçu, nous cherchons le meilleur traitement et le meilleur médecin pour nous guérir, nous évaluons le terrain et cherchons la zone la plus sûre.

Nous décidons d’agir lorsque nous comprenons que nous disposons d’un certain contrôle et que ce dernier peut nous permettre de réaliser quelque chose de positif. Que se soit pour des objectifs difficiles ou faciles. Soyons prudent ici. Ne perdons pas de vue que certaines personnes apprécient le masochisme et ont un penchant particulier pour les objectifs qui leur causent le plus de souffrance ou une grande usure. Il semble qu’elles aient besoin de souffrir pour vivre, tout comme elles peuvent manger ou dormir.

Souvenons-nous que nous parlons de stratégies pour affronter les problèmes. Il est donc préférable d’essayer de réduire le nombre de problèmes avant de se battre ou de lutter. Séparez ceux qui sont réels de ceux que nous inventons. Ceux qui se trouvent derrière ces « je dois », « je devrai ». Il est fantastique de faire du sport, mais cela ne doit pas devenir une souffrance permanente. Il est bon de manger sainement, mais essayons de ne pas remplir notre garde-manger avec tout ce qui est sain que nous aimons le moins. Dans ce types de cas, la souffrance extra apporte rarement des avantages extras. Elle ne fait qu’augmenter la probabilité que nous abandonnerons certaines habitudes saines.

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Différencier

La capacité à accepter, à s’engager et à lutter sont peu utiles sans suffisamment d’intelligence pour différencier les problèmes qui méritent ou non une stratégie. Il est impossible aujourd’hui de ressusciter quelqu’un ou de voyager dans le passé. Nous parlons d’enchevêtrements émotionnels qui se résolvent mieux à travers l’acceptation. Il convient en outre de noter que tout problème que nous souhaitons affronter  ou changement que nous désirons exige généralement une part d’acceptation préalable. Il est difficile, par exemple, de s’efforcer à être plus gentils si nous n’acceptons pas que nous ne le sommes peut-être pas.

Nous passons quoiqu’il en soit beaucoup de temps sur les terrains que nous avons décrits. Nous trouvons cependant souvent face à des carrefours où nous ne savons pas s’il convient d’accepter ou de lutter.

Imaginons cette personne atteinte de cancer ayant enchaîné plusieurs traitements. A quel moment l’acceptation peut s’avérer être une meilleure stratégie que la lutte ? De sorte que l’intelligence, mais aussi la connaissance, sont importantes pour différencier. Ecouter les médecins et la connaissance de lui-même du patient aideront à tracer cette ligne … comme dans bien d’autres occasions.


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