Cacher nos émotions : cette part silencieuse de souffrance

Cacher nos émotions : cette part silencieuse de souffrance

Dernière mise à jour : 05 avril, 2020

Nous le faisons souvent : cacher nos émotions. Il s’agit en réalité d’une de nos coutumes très personnelle, celle de taire ce qui fait mal, celle de dissimuler l’anxiété, les peurs et même la colère. Cette dissimulation cesse progressivement d’être fonctionnelle pour générer des blocages, et avec eux, placer des barbelés sur notre propre santé, sur la spontanéité et sur notre croissance personnelle.

Loin de supposer que ce comportement est une caractéristique personnelle, réfléchissons. Cela fait des siècles que nous sommes éduqués sous le prisme selon lequel le plus important dans notre monde est la raisonDescartes disait “Cogito ergo sum” (Je pense, donc je suis). Ceci orchestre tous les scénarios de sorte que les émotions sont considérées comme un stigmate ou comme quelque chose qui nous éloigne en quelque sorte de ce qui est civilisé.

Il s’agit peut-être de la raison pour laquelle les enfants sont éduqués dans l’idée que pleurer est synonyme d’immaturité. Qu’il sera toujours préférable d’avaler la  tristesse. Nous leur disons que ceux qui se mettent en colère et qui réagissent à ce qu’ils n’aiment pas ou ne considèrent pas comme juste manquent d’éducation. Nous leur disons souvent de rire doucement parce que celui qui rit à haute voix est pris pour un fou ; que les émotions, notamment leur manifestation, sont synonymes de faiblesse et non d’un potentiel qu’il convient de savoir comprendre et de tirer parti.