Accueillez les petites choses avec enthousiasme, pour les enfants c’est important

· 12 septembre 2016

Écoutez avec attention toutes les choses que vos enfants veulent vous dire, quoi que ce soit, car pour eux, c’est très important.

Leurs émerveillements, leurs découvertes, leurs sentiments, leurs émotions, leurs pensées, leurs réussites, leur évolution.

Il existe une citation de Catherine M. Wallace qui devrait être gravée en nous : « écoutez avec attention toutes les choses choses que vos enfants veulent vous dire, quoi que ce soit. Si vous n’écoutez pas avec enthousiasme ces petites choses lorsqu’ils sont petits, ils ne vous diront pas les grandes choses quand ils seront grands. Finalement, pour eux, il s’agit toujours de choses importante”.

Ils s’expriment avec d’innombrables mots, regards, gestes...

Essayez de laisser votre smartphone ou votre tablette traîner quelque part alors qu’ils sont en train de jouer et ils vérifieront que vous les regardez des centaines de fois, à la recherche de votre approbation, de votre complicité et de votre attention.

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Au moment des nouvelles, les plus importantes sont celles que nous racontent les enfants

Nous sommes tellement habitués à “reporter » ce que les enfants nous disent, que nous ne nous rendons pas compte qu’au moment des nouvelles, ce n’est pas le journal télévisé qui est important, mais les choses que les enfants nous racontent.

Aussi insignifiant que cela paraisse, pour un enfant, tout ce qui l’entoure, c’est de la magie.

Mais, nous, les adultes, nous ne nous en rendons pas compte car nous avons perdu notre capacité à nous émerveiller, car nous ne nous définissons plus par ce dont nous pouvons profiter, mais par ce qui semble utile pour continuer à nous comporter comme des robots, comme des machines aux objectifs inflexibles.

Nous sommes prisonniers des urgences, nous ne sommes plus présents pour nos enfants, nous ne leur apportons pas notre aide et notre compagnie car nous ne respectons pas leurs moments et leur espace, car nous ne réussissons pas à être patients, à les guider avec douceur et sans énervement.

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Écoutez l’enfant pour qu’il vous parle, parlez-lui pour qu’il vous écoute

La manière dont nous parlons à nos enfants est très importante, bien sûr.

Si nous parlons aux enfants avec affection et que nous nous efforçons de maintenir une communication compréhensive avec eux, nous obtiendrons un épanouissement personnel qui nous permettra de nous parler de nous écouter correctement.

1. Comment changer sa manière de leur parler pour faciliter l’expression des sentiments ?

Comme nous l’avons déjà expliqué, il y a une relation directe entre la manière dont un enfant se comporte et ce qu’il ressent. C’est une règle toute simple : si un enfant se sent bien, il se comporte bien.

Nous sommes clé dans ce processus et nous pouvons les aider à atteindre le bien-être. Comment ? En acceptant leurs sentiments et en essayant de ne pas leur envoyer des messages de ce type :

-Tu n’es pas fatigué, tu as juste un peu sommeil.

– Tu n’as pas de raison de se sentir aussi altéré.

-Tu n’as pas chaud, n’enlève pas ton pull.

Cela semble dur, mais pour l’esprit humain le fait de se voir refuser ses sentiments fait que nous arrêtons d’avoir confiance dans notre capacité à ressentir et à exprimer.

Cela est clé pour un bon développement évolutif de nos enfants : être sur la même longueur d’onde et essayer d’envoyer ce type de message : “tu es fatigué même si tu as fait une longue sieste », « je vois qu’aujourd’hui, tu as eu une journée agitée », « j’ai froid mais je vois que toi, tu as chaud » etc.

C’est-à-dire, essayez de développer leur capacité empathique à travers de la vôtre, permettez-leur de sentir et de valider leurs sentiments et leurs émotions.

Comment ? En leur prêtant attention, en ayant de l’intérêt pour ce qu’ils racontent, en travaillant avec eux pour qu’ils se considèrent et se valorisent.

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2. Les louanges, avec modération

Il est fréquent que nous nous répandions en flatteries pour nos enfants lorsqu’ils font bien les choses.

Cependant, nous devons nous rendre compte que le dialogue intérieur que nous créons chez eux n’est pas toujours vertueux.

Comment attendre d’eux qu’ils se rendent compte de leurs erreurs si, dès qu’ils font quelque chose de bien, nous leur disons qu’ils sont les plus intelligents du monde ?

3. Quand nous voulons de la coopération

Quand nous voulons obtenir de la coopération, nous avons tendance à émettre des messages dictatoriaux. Vous vous reconnaîtrez sûrement :

-Ne jette pas cela

-Ne mange pas avec les doigts

-Ne joue pas avec l’eau

-Fais cette tâche

-Lave-toi les mains tout de suite.

-Ne joue plus et va au lit.

En conséquence, il est naturel que l’attitude de vos enfants finissent par devenir un défi constant, c’est-à-dire qu’explicitement ou implicitement, ils nous transmettent quelque chose qui nous crispe comme : « je ferai ce que je voudrais ». Et à cela, nous répondons : « tu feras ce que je te dirai », attisant donc le conflit et nuisant à la relation.

Alors, ce que nous devons changer, c’est notre discours. Il faut arrêter de les faire culpabiliser et d’accuser les enfants car ils sont sali le sol ou qu’ils ont laissé des marques sur les vitres.

Ainsi, tout ce qui transmet des qualificatifs (tu es gentil, mauvais, beau etc…) il est bon de l’éliminer du langage quotidien. Il y a tellement d’autres manières plus saines de faire des éloges.

Enfants-heureux

Nos enfants doivent comprendre que ce qui les définit, ce n’est pas la façon dont nous les jugeons, en bien ou en mal. Il est hostile pour tout le monde de recevoir des menaces, des ordres, des jugements ou des avertissements.

C’est pour cela que quand nous voulons obtenir une coopération de leur part et faire comprendre à l’enfant qu’il peut faire mieux, nous pouvons faire les choses suivantes :

Décrire ce qui est en train de se passer ou le problème qu’il y a (Au lieu de “Combien de fois je dois te dire que tu dois éteindre la lumière de la salle de bain », mieux vaut dire “La lumière de la salle de bain est allumée”)

Lui donner une information spécifique sur ce qui se passe (Au lieu de “Qui a pris le lait et a laissé la bouteille dehors ? », mieux vaut dire : “Le lait tourne quand il est hors du frigo »”)

Lui dire avec peu de mots, de manière simple, concise et positive (Au lieu de : “Arrête de jouer et va dormir”, dites quelques chose comme : “Marie, ton pyjama”).

Parler de ses (et vos) sentiments. (Au lieu de : “Tu es vraiment chiant », mieux vaut dire : “Je n’aime pas qu’on me crie dessus pour me demander quelque chose”).

Enfants

Lecture recommandée : « Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent” de Elaine Mazlish et Adele Faber.