A 30 ans, ce qui compte le plus en amitié, c’est la qualité, pas la quantité

11 mars 2016 dans Psychologie 1 Partagés

Une récente étude de l’APA (Association Américaine de Psychologie) publiée par Psychology and Aging a prouvé une chose dont nombreux d’entre nous étaient persuadés : avec le temps, les attentes en amitié ne sont plus les mêmes. En d’autres termes, à 30 ans, la qualité prime sur la quantité.

Cette étude révèle qu’à 20 ans, on tisse des liens avec de nombreuses personnes, ce qui enrichit alors notre vision du monde, influe sur notre personnalité et élargit nos perspectives d’avenir.

Au contraire, à 30 ans, on commence à en avoir marre de distraire les autres ; on privilégie la qualité de nos relations.

Les différentes relations amicales que l’on entretient à 20 et à 30 ans ont un effet sur le long terme : les gens qui ont beaucoup d’amis à 20 ans en ont peu à 30 ans et présentent également une meilleure santé mentale à 50 ans.

Nous ne vous disons bien sûr pas là qu’il faut avoir moins d’amis à 30 ans ; il s’agit plutôt de s’entourer uniquement de ceux qui nous apportent un vrai bien-être.

L’amitié tout au long de la vie

L’importance que l’on accorde à l’amitié reste la même tout au long de notre vie, mais selon l’étape à laquelle on se trouve, elle se manifeste différemment.

Quand on est enfant, les personnes qui comptent le plus pour nous sont les figures d’autorité : nos parents et nos professeurs.

On tisse des liens avec les autres enfants afin de développer peu à peu la conscience de notre propre individualité, et d’activer nos capacités émotionnelles, cognitives et sociales au travers des jeux et de l’école.

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A l’adolescence, le concept d’amitié change radicalement. A ce moment-là, on tisse des liens avec des gens de notre âge, pas avec nos figures d’autorité.

C’est ce qui va déterminer notre caractère et la constitution de notre identité naissante, qui sera plus ou moins tourmentée en fonction de notre capacité ou non à établir des relations avec les autres adolescents.

L’amitié se vit alors très intensément, ce qui se calmera au début de la jeunesse, période durant laquelle l’amitié jouera un rôle crucial dans le développement de la personnalité, des habitudes et des intérêts.

Quand on approche de la trentaine, les relations amicales seront moins nombreuses et plus sélectives.

Les amis à 20 ans

Quand on a 20 ans, notre monde tout entier est en ébullition. Plein de choses sont floues, mais pour autant on agit sans peur et avec une spontanéité qui nous mène à faire la connaissance de nombreuses personnes.

Les peines aussi se vivent très intensément. Tout semble extrêmement polarisé.


“L’amitié est plus difficile et plus rare que l’amour, c’est pourquoi nous devons la conserver telle qu’elle est”

-Alberto Moravia-


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On a besoin de faire la connaissance de nouvelles personnes afin de nous nourrir d’elles, sans trop de préjugés ou d’expectatives

On se risque à un essai social auprès de personnes que l’on ne connait pas car on a besoin de profiter de notre liberté et de déterminer quels sont nos intérêts.

Cette étude a également mis un jour une étonnante information : si à 20 ans, on a très peu d’amis, à 50 ans, notre santé peut se voir affectée de façon importante ; vivre chaque étape dans l’intensité et avec l’attitude nécessaire, ce n’est donc pas un mythe.

A 20 ans, on doit être curieux, avoir un esprit libre et l’énergie de vivre toutes les expériences de cet âge : on tombe amoureux, on se détrompe, on voyage, on danse…

Plus il y a de personnes qui nous entourent, mieux c’est. C’est le moment d’expérimenter, pas de rejeter les choses sans même les avoir vécues.

L’amitié à 30 ans

Plus on se rapproche de la trentaine, plus on commence à en avoir marre de toujours faire des nouvelles rencontres, d’organiser des choses avec des gens en qui on a pas particulièrement confiance, ou de sortir faire la fête tous les week-ends.

On recherche des amitiés de plus grande qualité, et peu importe qu’on ait beaucoup ou peu d’amis. On veut continuer à vivre de nouvelles choses, entouré de personnes avec qui on aime vraiment passer du temps.

“Soyez honnête : peut-être n’avez pas beaucoup d’amis, mais en tous cas ceux que vous avez sont de bons amis”

-John Lennon-

Cela est déterminé par nos désirs mais aussi par les circonstances : une grande partie de nos amis de la décennie antérieure ont pris des chemins différents, ont fondé une famille ou travaillent ailleurs.

Ainsi, tout cela nous mène à profiter d’un cercle d’amis normalement plus réduit, mais aussi plus uni et plus calme, un groupe qui partage normalement nos valeurs et nos centres d’intérêts.

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Au cours de cette étude longitudinale (on a suivi les mêmes personnes pendant plusieurs années), on a pu remarquer que les personnes qui à 30 ans ont été déçues par leurs amis et leurs expériences sociales avaient été sujettes à l’anxiété et l’ennui…

Cela s’est reflété chez elles à l’âge de 50 ans, car elles semblaient être plus malheureuses que celles qui avaient vécu cette étape d’une façon plus intime et plus calme.

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