7 phrases du livre « Femmes qui courent avec les loups »

· 24 janvier 2018

Les phrases du livre Femmes qui courent avec les loups nous livrent les clés de cet instinct féminin primordial que beaucoup parmi nous ont oublié ou relégué au second plan. Nous sommes face à un fabuleux essai qui nous invite à réinterpréter l’expérience de la femme à travers les contes populaires, l’art et la nature… pour prendre contact avec cette « louve » transformatrice qui nous pousse à mûrir, à être libres.

Clarissa Pinkola Estés, analyste jungienne, docteure en psychologie ethno-clinique et auteure de ce livre, a mis plus de vingt ans à donner vie à sa plus célèbre oeuvre. Nous nous trouvons face à un essai vaste, dense, fascinant et alimenté de merveilleux savoirs qui combine la tradition orale des contes avec cette psychologie inspiratrice, tout en offrant un véritable travail pédagogique et de développement personnel.

Il n’est donc pas rare de voir, par conséquent, que beaucoup des phrases du livre Femmes qui courent avec les loups sont une véritable bible pour ces personnes intéressées par la connaissance de soi, le travail de leur identité, leurs valeurs ou la guérison de ces blessures émotionnelles que nous héritons parfois de nos ancêtres ou de l’éducation patriarcale.

Ce travail est un authentique plan de route pour trouver tous ces « pièges » plus ou moins connus, ceux qui nous empêchent de trouver le chemin de retour à la maison, à notre essence, à notre instinct, vers cette femme sauvage connectée à la perception, à son esprit ludique et à sa merveilleuse capacité d’affection…

Femmes qui courent avec les loups

Phrases du livre Femmes qui courent avec les loups

Les phrases du livre Femmes qui courent avec les loups nous rappellent plusieurs idées. La première est que, malgré toute notre sophistication apparente, nous sommes toujours des êtres naturels, des créatures sauvages qui, d’une certaine façon, cherchent à récupérer cette liberté ancestrale pour se sentir en vie, pour trouver leur place dans le monde.

Le second aspect que nous ne pouvons pas mettre de côté est que, selon Clarissa Pinkola Estés, il y a dans chaque femme une force très puissante, un tourbillon de bons instincts, de créativité, de passion et de connaissance atemporelle que la société nous a parfois fait oublier à travers sa volonté de « nous domestiquer ». C’est sans aucun doute une profonde réflexion à prendre en compte et qui se retrouve de manière réitérée dans de nombreuses phrases du livre « Femmes qui courent avec les loups ».

Voyons maintenant sept exemples, sept fragments profonds et revitalisants qui nous inviteront à mener beaucoup plus de réflexions.

1. Être soi-même

« Être nous-mêmes nous fait nous exiler de beaucoup d’autres personnes. Cependant, faire ce que les autres veulent nous fait nous exiler de nous-mêmes ».

Cette phrase est un principe de développement personnel et d’auto-réalisation irréfutable. Le courage d’être soi-même dans n’importe quelle situation, dans n’importe quel contexte et sans faire de distinctions entre les personnes qui se trouvent en face de nous nous permettra de sauvegarder notre propre identité. De cette façon, nous retournerons à notre essence, à cette femme sauvage qui fuit la domestication, les pièges, les entraves qui essayent d’emprisonner sa liberté.

2. Être fortes

« Être forte ne signifie pas exercer ses muscles. Être forte signifie trouver la lumière au fond de notre être, en vivant activement avec la nature sauvage et d’une manière personnelle. Cela veut dire être capable d’apprendre, d’entretenir ce que nous savons. De nous entretenir et de vivre ».

C’est l’une des phrases les plus importantes de « Femmes qui courent avec les loups ». Prenons un exemple. Aujourd’hui, on continue de définir la femme comme le « sexe faible ». La faiblesse et la fragilité sont les adjectifs qui ont toujours accompagné la figure féminine. Notre culture, encore terriblement immature, ne comprend pas le véritable sens de la force.

La personne forte n’est pas celle qui peut porter le plus de poids avec ses bras, qui supporte beaucoup de kilos sur son dos ou qui résiste le plus dans une course. La personne forte est celle qui fait face à la vie, qui ne fuit pas, qui montre son identité sans la moindre peur, qui ne se rend pas, qui vit avec joie et courage.

femme avec un loup

3. Nous éloigner nous permet de nous retrouver

« Même si l’exil n’est pas une chose que l’on souhaite par amusement, il nous apporte une chose inespérée. Les cadeaux de l’exil sont nombreux. Il extrait notre faiblesse en nous donnant des coups, il fait disparaître les pleurs, il habilite une perception interne aiguë, il renforce l’intuition, il donne le pouvoir d’observer profondément… »

L’exil, également compris comme le fait de laisser derrière nous ce que nous connaissons pour affronter la solitude et l’incertitude, nous fournit aussi de nouvelles capacités, des habiletés comme l’introspection, la sécurité personnelle, l’observation, la réceptivité…

4. Les effets de ne pas s’aimer soi-même

« Notre désir secret d’être aimés n’est pas beau. Notre non-utilisation et notre mauvais usage de l’amour n’est pas beau. Notre manque de loyauté et de dévotion est peu charmeur, notre état de séparation de l’âme est laid: ce sont des verrues psychologiques, des insuffisances et des fantaisies infantiles ».

Dans beaucoup des phrases de Femmes qui courent avec les loups, on cherche à comparer le comportement féminin avec celui des loups. Ainsi, un fait est toujours mis en évidence: la femme d’aujourd’hui s’est séparée de sa version sauvage, de cette essence instinctive où le loup sait très bien qui il est, se reconnaît et se sait fort, libre et précieux.

Quand nous ne nous aimons pas nous-mêmes, les effets sont dévastateurs. Le fait de vivre dans cet environnement où nous essayons de nous ajuster à un modèle de femme artificielle, homogène et soumise aux autres ne mène qu’au malheur. Nous devons par conséquent observer la nature comme l’ont fait nos ancêtres pour redécouvrir notre valeur, notre importance et cette énergie qui nous alimente et nous rend fortes.

5. Le véritable amour

« L’amour, dans sa forme la plus pleine, est une série de morts et de renaissances. Nous quittons une phase, un aspect de l’amour, et nous entrons dans une autre phase. La passion meurt et revient ».

L’amour est la seule force qui ne s’éteint jamais ou qui ne s’éteint jamais pour toujours. C’est une entité transformatrice qui s’étend, qui nous permet de mûrir, qui meurt et renaît, qui nous ôte la vie et nous la redonne plus tard. Nous voyons cela au quotidien dans nos relations de couple, là où la passion cède sa place à l’intimité et à l’engagement le plus mature, là où, parfois, après une rupture, surgit un amour nouveau et plus intense…

6. Toucher le fond

« La meilleure terre pour semer et faire pousser de nouvelles choses est le fond de tout. Ainsi, toucher le fond, même s’il s’agit d’un acte extrêmement douloureux, est aussi un terrain plein de semences ».

Nous avons très peur de toucher le fond. Peut-il y avoir une chose pire que cela ? Cela signifie arriver à la limite de nos forces et tout perdre, même l’espoir. Cependant, que pouvons-nous perdre de plus une fois que nous avons tout perdu? C’est à ce moment que surgissent de nouvelles choses, parfois magiques. Nous quittons notre peau, nos artifices et nos poids pour nous élever, pour grandir et être beaucoup plus fortes…

C’est sans aucun doute l’une des phrases les plus merveilleuses de Femmes qui courent avec les loups.

petite fille avec un loup

7. La croissance authentique

« Si nous vivons comme nous respirons, en prenant et en relâchant, nous ne pourrons pas nous tromper ».

Cette phrase symbolise tout simplement le cycle de la vie: prendre, apprendre, laisser partir, accepter, avancer… Ce chemin est celui que nous devrions accepter, un chemin simple et en accord avec la nature que nous devrions tous intégrer dans notre quotidien.

Pour conclure, ces phrases du livre Femmes qui courent avec les loups sont un petit échantillon de cet héritage dense de connaissances, de réflexions, de récits et de savoirs ancestraux qui nous apprend toujours de nouvelles choses précieuses, celles-ci nous permettant de continuer à grandir et de retrouver cette femme sauvage…

« La louve, la vieille, Celle Qui Sait, est en nous. Elle fleurit dans la plus profonde psyché de l’âme des femmes, l’ancienne et vitale Femme Sauvage. Elle décrit son foyer comme ce lieu où l’esprit des femmes et l’esprit des loups prennent contact. C’est le point où le Moi et le Toi s’embrassent, l’endroit où les femmes courent avec les loups (…) ».

-Clarissa Pinkola-