6 mots dangereux qui vous limitent

Le langage est la base de la pensée. C'est pourquoi nous devons être bien conscients que les mots que nous utilisons au quotidien conditionnent notre vie.
6 mots dangereux qui vous limitent

Dernière mise à jour : 24 octobre, 2021

La programmation neurolinguistique est une approche qui nous aide à comprendre l’impact que le langage a sur nos pensées et la manière dont les mots que nous utilisons nous programment pour utiliser la réalité d’une manière déterminée. Un aspect de base consiste à éviter certains mots dangereux qui nous limitent sans que nous nous en rendions compte.

Il existe certaines expressions qu’on utilise au quotidien qui possèdent une charge conceptuelle importante et peu positive. Néanmoins, nous ne sommes pas conscients de leur impact et, par conséquent, nous continuons à les employer. Dans cet article, nous allons vous expliquer de quels mots dangereux il s’agit et à quel point ils affectent notre esprit.

Une femme pensive

6 mots dangereux qui vous limitent

Non

C’est un terme qui, paradoxalement, nous rapproche plus souvent des résultats dont nous voulons nous éloigner. Il s’agit d’un mot ambigu que l’esprit n’enregistre pas. Si, par exemple, je vous dis : “Ne pensez pas à un éléphant jaune”, je suis en train de faire en sorte que cette image survienne dans votre esprit.

Quand nous utilisons des expressions de ce type, nous avons inconsciemment tendance à éliminer le “non” et à nous concentrer sur ce qui suit. Par conséquent, quand nous disons : “Ne sois pas nerveux” ou “Je ne veux pas être malade”, en réalité, nous nous programmons pour la nervosité et la maladie.

Il serait beaucoup plus pratique de nous adresser des affirmations positives telles que : “Je reste calme” ou “Je veux rester en bonne santé”.

Je dois

Quand nous disons que “nous devons” faire quelque chose, nous affirmons que c’est quelque chose de désagréable, imposé ou qui nous demande du travail. “Je dois travailler”, “je dois être plus sociable”, “je dois perdre du poids”. Nous assumons immédiatement ces actions comme coûteuses et négatives.

Ainsi, il est préférable d’utiliser les formules “Je veux” ou “Je vais”. Par exemple, il est mieux d’affirmer : “Je veux être plus sociable”. Ou “je vais travailler”, si utiliser “je veux” vous semble trop faux ou contradictoire. Avec ces expressions, nous nous programmons pour que la réalisation de ces activités soit beaucoup plus simple et agréable.

Mais

Quand nous utilisons le mot “mais” pour unir deux idées, nous éliminons instantanément la valeur de la première. De cette manière, le message qui arrive est l’affirmation négative que nous plaçons à la fin. “Je t’aime, mais nous nous disputons trop”, “J’ai eu une bonne note mais j’aurais pu en avoir une meilleure”.

Pour éviter ce phénomène, nous pouvons remplacer le “mais” par un “cependant”. Ainsi, le message principal demeure intact même si nous ajoutons une autre information après. Nous pouvons également inverser l’ordre des idées : “Nous nous disputons trop mais je t’aime”. Le message sera sans doute mieux reçu.

Mon pauvre : l’une des expressions les plus dangereuses

C’est une expression que nous utilisons tous les jours pour exprimer l’empathie et la compassion pour la situation d’autrui ou de nous-mêmes. “Mon pauvre, ils t’ont licencié”, “Mon pauvre, ton partenaire t’a lâché”.

Même si nous le faisons avec la meilleure intention, en utilisant cette expression, nous ne faisons pas vraiment de faveur au destinataire. En effet, nous le programmons pour qu’il se sente comme une victime impuissante des circonstances. Essayons de remplacer ce terme par d’autres expressions qui valorisent la personne et lui rappellent ses capacités à aller de l’avant.

Jamais, toujours, personne, tous

Quand nous utilisons ces termes, nous jugeons et favorisons une pensée rigide et dichotomique. “Tu fais toujours tout mal”, “Personne ne m’aime”, “Je ne serai jamais heureux”. Ces types de pensées et d’affirmations sont réellement nocives. Elles nous conditionnent à continuer à expérimenter la même chose, sans la moindre sortie possible.

Essayons d’utiliser des expressions plus proches de la réalité. Et, surtout, qui permettent une marge d’évolution et d’amélioration. “J’ai mal fait cela”, “Je ne me sens pas heureux en ce moment” soulignent le fait qu’il s’agit de faits ponctuels et ils nous permettent d’agir pour les modifier.

Un arbre à deux visages

Après, demain, un jour : évitez ces mots dangereux

Ces types de phrases qui se réfèrent au temps avec ambiguïté nous empêchent d’agir sur nos projets. Elles nous mènent à procrastiner indéfiniment. “Ensuite, je me mettrai à étudier”. C’est quand “ensuite” ? Ensuite n’arrivera jamais. “Un de ces jours, je commencerai à manger plus sain”. Quel jour ?

Si vous voulez vraiment atteindre vos objectifs, évitez de penser et de parler en ces termes. Fixez-vous une date ou une heure exactes pour commencer quelque chose.

En définitive, n’oubliez pas que le langage est la base de nos pensées, de la communication avec nous-mêmes et avec autrui. Lorsque nous raisonnons, nous le faisons à partir de phrases et d’énoncés. Par conséquent, la décision d’employer tels ou tels mots conditionnera notre manière de percevoir le monde.

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  • Balordi, E. S. (2005). Modos de divulgación de los principios básicos de la psicología cognitivacomportamental y de la Programación Neurolingüística orientados al cambio lingüístico. Quaderns de Filologia-Estudis Lingüístics10, 293-309.
  • Bavister, S., & Vickers, A. (2012). Programación neurolingüística (PNL). Editorial AMAT.