5 étranges traditions sexuelles dans le monde

· 1 décembre 2017

Depuis des siècles et des siècles, la sexualité a été un objet de curiosité, d’intérêt, de peur et voire même une énigme pour toutes les cultures. De nombreuses traditions sexuelles se forgent autour de la vie en couple ou de la maturation de chaque genre.

Beaucoup de ces traditions sexuelles ont survécu au passage érosif du temps. Même si cela semble difficile à croire, il y a encore aujourd’hui des coutumes très étranges -voire inadmissibles- dans le champ limité de la culture occidentale. Nous parlons ici d’ablations féminines et masculines, de rituels d’initiation, de sacrifices et d’une large variété d’actes avec des finalités mystiques.

Certaines de ces traditions sexuelles attirent l’attention en raison de leur brutalité. D’autres éveillent la curiosité parce qu’elles impliquent un très grand contraste avec les coutumes occidentales. Mais elles nous parlent toutes du monde symbolique qui accompagne la sexualité humaine et qui marque une différence avec l’accouplement animal. Nous allons maintenant vous parler de cinq d’entre elles.

« Le sexe, aux Etats-Unis, est une obsession. Dans le reste du monde, ce n’est qu’un fait. »

-Marlene Dietrich-

enfants de Papouasie

1. Les étranges traditions sexuelles des Papous

En Papouasie-Nouvelle-Guinée, les petits garçons sont arrachés à leur mère à l’âge de 7 ans. À partir de là, ils doivent cohabiter avec les adultes (mâles) de leur communauté : l’objectif est qu’ils se transforment en « hommes ». Il s’agit de l’une des traditions sexuelles qui a pour but d’éviter la contamination et qui est basée sur l’idée que la femme est un être impur.

Le passage des enfants à la condition adulte inclut d’autres rituels au cours desquels on leur perfore la peau et on leur fait des coupures sur le corps. L’idée est de retirer toute marque de contamination qui serait restée après le contact avec les femmes. Et, comme si ce n’était pas assez, ils doivent aussi boire le sperme des adultes. Selon leurs croyances, cela leur donne de la vigueur et leur permet de grandir plus rapidement.

2. Les Mardudjara

Il s’agit d’une communauté qui vit en Australie et qui pratique un étrange rite d’initiation pour les hommes. Ils appliquent tout d’abord la circoncision, qui est réalisée avec des méthodes totalement primitives. Elle est donc très douloureuse. et à la fin de cette dernière, l’enfant doit manger son prépuce.

Une fois la blessure soignée, on leur fait une coupure sur le pénis, dans le sens vertical, au niveau de la partie inférieure. Le sang coulant de cette plaie est jeté dans le feu. Par ce rituel, l’homme est censé être purifié. C’est l’une des nombreuses traditions sexuelles associées à la purification par la douleur.

3. Les Trobriandais

Dans cette communauté éloignée de Nouvelle-Guinée, les relations sexuelles ont lieu à partir d’un très jeune âge. Les petites filles commencent à en avoir entre 6 et 8 ans et les petits garçons entre 10 et 12 ans. Il est aussi accepté qu’ils cohabitent pendant de courtes saisons.

Très tôt, les petites filles apprennent à adopter les gestes et une apparence destinés à séduire les garçons. Il n’y a pas de mariage précoce. Les relations sexuelles sont vues comme une réalité qui n’implique aucun type d’engagement entre les personnes concernées.

petites filles indigènes

4. Le rituel de Saut-d’Eau

À Haïti, il existe encore une forte croyance vaudou dans les classes populaires, qui constituent la majorité de la population. L’un des rituels les plus traditionnels a lieu dans les cascades de Saut d’Eau. On y réalise des célébrations publiques, à la vue de tous.

Lors de ces festivités, la majorité des gens sont nus. Les couples ont des relations sexuelles devant les autres et on assiste aussi à des épisodes de sexe collectif ou d’orgies. Il est habituel que la majorité des personnes présentes soient « possédées », selon leurs croyances. Cela les pousse à se contorsionner dans tous les sens et à avoir des relations dans la boue.

5. La fraternité au Népal

Au Népal, les gens ont peu de terres et de ressources. Il ne leur est donc pas facile de former une famille dans la région. Ils doivent faire attention au nombre de bouches à nourrir qu’ils mettront au monde car la nourriture et le terrain sont très limités.

Pour solutionner cet inconvénient, on habitue les frères à partager une épouse. Ils doivent tous se marier avec la même femme. Le but est de réussir à vivre ensemble pour être plus forts face à l’hostilité de l’environnement. Et aussi pour éviter qu’un homme reste sans épouse et ne puisse pas avoir de descendance.

femmes au Népal

Toutes les cultures ont donné une valeur spécifique à la sexualité. Aucune ne la voit comme un acte purement biologique mais plutôt comme un fait qui transcende le niveau physique et passe même au niveau symbolique. Même si ces traditions sexuelles nous paraissent étranges, elles représentent toutes une façon de comprendre la réalité qui, dans le contexte des cultures, a une signification. Elles nous montrent juste que nous sommes tous des êtres en quête de sens.