3 activités qui entretiennent le cerveau

5 juillet 2017 dans Psychologie 0 Partagés

Nous savons tou-te-s que l’exercice physique est magnifique pour le cerveau. Il oxygène, stimule la circulation sanguine et est donc bienfaisant pour cet organe. Il augmente et aiguise les fonctions intellectuelles et la perception. Mais ce n’est pas tout : il inhibe aussi la production de cortisol, l’hormone du stress, et équilibre les émotions.

Un autre apport des activités physiques pour le cerveau est la favorisation de l’état de bien-être et de bonheur. Cela est dû au fait que d’une certaine manière, l’exercice stimule la production de sérotonine. Ce changement chimique permet d’expérimenter un grand confort émotionnel.

« Danser, c’est comme rêver avec les pieds. »

-Constanze-

À ce sujet, une étude intéressante a été menée aux États-Unis. Les chercheur-e-s voulaient vérifier quels étaient les bienfaits de la marche, de la danse et des étirements. Ils se demandaient laquelle de ces trois activités avait les effets les plus positifs. Pour le savoir, ils ont engagé une expérience avec un groupe de volontaires. Nous vous racontons dans cet article comment cela s’est passé.

L’expérience sur l’activité physique et cérébrale

La première chose a été de former un groupe de volontaires, au total 174 personnes. Tou-te-s étaient des personnes âgées de 60 ans, et certaines avaient plus de 70 ans. On sait qu’à cet âge il y a une dégénérescence de la substance blanche du cerveau. Cela a plusieurs effets, comme les difficultés de mémoire et la détérioration des fonctions cognitives en général.

Tou-te-s les volontaires étaient des personnes majoritairement sédentaires. La plupart d’entre elles ne faisaient aucune activité physique. Celles qui en faisaient en faisaient peu et par sessions très brèves. C’était le groupe idéal pour découvrir les changements sur le cerveau de l’activité physique.

Au début, un test aérobic a été effectué chez toutes les personnes. Des examens pour déterminer leur capacité cognitive et la vitesse à laquelle elles parvenaient à assimiler les données qu’on leur donnait au laboratoire ont également été faits. Ces tests ont constitué la base qui a permis d’établir l’état dans lequel elles se trouvaient au début de l’expérience.

Les activités physiques comparées

Le groupe de volontaires fut ensuite divisé en trois sous-groupes. Aucun modèle n’a été suivi : chacun-e a été placé dans un sous-groupe de manière aléatoire. Le premier groupe a débuté un programme de marche. Ses membres devaient faire une promenade, à marche rapide, pendant une heure, trois fois par semaine.

Le deuxième sous-groupe était celui des étirements. Ses membres ont fait des exercices d’étirement musculaire, également trois fois par semaine. De plus, iels faisaient des exercices supervisés d’équilibre et d’autres compétences mineures.

Le troisième groupe devait aller dans un cours de danse, trois fois par semaine. On leur a demandé non seulement de danser, mais aussi d’apprendre une chorégraphie, dont la complexité augmentait avec le temps. Le rythme choisi était très simple : la country.

Les résultats de l’expérience

L’expérience s’est maintenue pendant six mois continus dans les trois groupes, de manière invariable. Au bout de ce temps, des tomographies et des résonances magnétiques ont été pratiquées sur toutes les personnes pour récolter les changements qui s’étaient produits dans le cerveau. Certains résultats étaient attendus, mais d’autres furent plus surprenants.

Au début, le plus notable était que la substance blanche du cerveau était plus détériorée chez tou-te-s celleux qui avaient eu une vie des plus sédentaires avant l’expérience. Tout de suite, le plus visible a été qu’elle s’était améliorée chez tou-te-s les participant-e-s. Tou-te-s ont obtenu de meilleurs résultats dans les tests cognitifs et de mémoire effectués à la fin de l’expérience.

La grande surprise s’est présentée quand les chercheur-e-s se sont penché-e-s sur les résultats du troisième groupe, celleux qui avaient appris une chorégraphie complexe de danse. Tous leurs indices étaient supérieurs aux autres. Les expert-e-s ont démontré que cela était dû à une activité physique, accompagnée d’une activité mentale, sociale et ludique. De fait, chez beaucoup de participant-e-s, iels ont observé une augmentation de la densité de la substance blanche du cerveau.

Agnieszka Burzynska, l’une des directrices de la recherche, a indiqué qu’elle avait fait une étude similaire en 2014. Lors de cette dernière, elle a pu vérifier que plus une personne passe du temps assise, plus son cerveau se détériore, même si elle fait des exercices à la fin de la journée. Ainsi, la grande conclusion est que la sédentarité affecte le cerveau. L’activité physique et réactive qu’est la danse est beaucoup plus efficace que tout autre type d’exercices.

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