Logo image
Logo image

Dans la vie, soit on accepte les choses, soit on les abandonne, soit on les change

5 minutes
Dans la vie, soit on accepte les choses, soit on les abandonne, soit on les change
Dernière mise à jour : 07 mai, 2017

Notre bonheur, notre vie et notre quotidien sont inscrits dans un cycle qui requiert une harmonie parfaite pour que tout avance et fonctionne bien. Pour que cela soit parfait, il faut comprendre qu’on peut soit accepter les choses, soit les abandonner, soit les changer. Toute résistance est un obstacle en travers de notre chemin, tout refus de la vérité est un bandeau de plus que l’on se met sur les yeux.

Un aspect qui est très présent dans la psychologie actuelle est l’importance d’apprendre à lâcher prise, à opérer des changements et à tourner la page. Quelque chose qui en apparence résulte facile voire révulsif cache une réalité que l’on ne peut pas passer sous silence. Tout dans notre vie ne peut pas changer, ni “nous arracher” à certains espaces, certaines réalités où tout n’est pas noir ou blanc.


“Ce que vous niez vous soumet, ce que vous acceptez vous transforme.”

– Carl Gustav Jung –


On peut très mal s’entendre avec son/sa chef-fe, mais adorer son travail et la relation que l’on entretient avec ses collègues de travail. On peut, par exemple, avoir une relation très complexe avec sa mère, avec son père, avec des hauts et des bas, sans pour autant ressentir le besoin de rompre ce lien définitivement.

Finalement, nous vivons dans une toile où abondent les couleurs grises, les bleus intermédiaires, les matins de tourmente et les soirs lumineux. Il y a des aspects de notre vie qui nous font perdre notre calme, et même parfois jusqu’à notre équilibre personnel. Cependant, tout ce qui entoure ces pôles d’adversité oscillante est important pour nous.

Comment pourrait-on affronter ces situations pour arrêter de vivre un “demi-bonheur” ? Dans la suite de cet article, nous vous donnons des réponses à cette question.

Some figure

Il y a des choses qui s’acceptent, mais pas sans avoir auparavant opéré un changement en soi

De nos jours, dans ce monde où la consommation nous invite régulièrement à jeter les choses pour recycler l’ennui et le remplacer par le stimulant, pour l’ancien et le remplacer par le nouveau, il est difficile de comprendre certains concepts tels que l’acceptation. Les choses que l’on accepte filtrent pour beaucoup d’entre nous un certain défaitisme, une certaine sensation de “je n’ai pas d’autre moyen que…”

Or, la psychologie positive ainsi que la Thérapie d’Acceptation et d’Engagement (ACT) nous permettent d’envisager les choses d’une autre manière. La première chose qu’il faut apprendre à favoriser, c’est une authentique flexibilité psychologique. Pensons, par exemple, à un petit bouquet de bruyère accroché à une montagne où un vent intense le frappe avec intensité. Il ne se rompt pas car il est flexible, pas comme les branches des arbres, si rigides et obstinées, car les éléments de la nature finissent toujours par partir.

Visualisons maintenant cette mère obsessive et dominatrice avec laquelle nous avons toujours eu une relation compliquée. Arrive un moment où on se pose la question de rigueur : que faire, m’éloigner d’elle pour toujours ou accepter et me taire ? La thérapie d’acceptation ne nous dira jamais de succomber, de nous laisser vaincre par sa ruse ou par son influence négative. Voyons cela plus en détails dans la suite de cet article.

Some figure

Les clés de la Thérapie d’Acceptation et d’Engagement (ACT)

Si on en croit la Thérapie d’Acceptation et d’Engagement, la souffrance fait souvent partie de la vie. Cependant, il est nécessaire que l’on apprenne à la gérer, à la comprendre à la transformer. Si on pratique la rigidité psychologique, on ne fera rien de plus qu’alimenter ce cercle vicieux où l’on perd l’opportunité de choisir librement la conduite que l’on veut adopter dans la gestion de nos problèmes quotidiens.

  • Il est bon d’apprendre à reconnaître nos émotions. Accepter, ce n’est pas assumer, c’est comprendre ce qui m’arrive et comment je me sens quand je suis avec quelqu’un ou quand je fais quelque chose en particulier.
  • Il faut apprendre à vivre le moment présent. Attendre que les choses changent, que les autres agissent comme nous espérerions qu’ils le fassent, c’est perdre du temps. Notre mère dominatrice ne changera pas, notre chef-fe exploiteur-trice ne sera pas un-e chef-fe qui pratique l’intelligence émotionnelle du jour au lendemain.
  • Une fois que l’on prend pleine conscience de comment sont les choses et du fait qu’il y a certaines personnes qui ne changeront pas leur manière d’être ou de se comporter, on les acceptera telles qu’elles sont.
  • Or, les accepter ne veut pas dire accepter le traitement qu’elles nous réservent. Nous devons nous souvenir quelles sont nos valeurs, nos principes et nos besoins pour créer un engagement réel avec elles.

En appliquant ces principes, peu à peu, on parviendra à créer des distances hygiéniques où les mots ne font plus mal. Ils peuvent continuer à vivre dans leur autels tumultueux, car ils ne nous affectent plus. Nous savons qui nous sommes et ce que nous valons.

Les choses que l’on change, les choses que l’on abandonne

On sait maintenant qu’il y a des choses que l’on peut accepter car on a appris à gérer leur impact dans notre vie. Finalement, le reste des aspects qui nous entourent sont importants pour nous et nous pouvons avancer, construire un bonheur réel.


Il est préférable de lâcher prise plutôt que de retenir, car accumuler des choses, c’est se limiter soi-même.


Or, il y a aussi des instants dans notre cycle de vie où épuise toutes nos cartouches, où le souffle nous manque et où les “je peux encore prendre sur moi” nous ont mené-e à une ruelle sans issue. Ce sont des moments très durs, très difficiles où seules les personnes les plus courageuses savent ce qui est le plus judicieux : lâcher prise, changer d’air, de vie, de scénarios.

Some figure

Fermer une porte pour en ouvrir une autre, ce ne sera jamais une erreur. Le bonheur n’est jamais garanti lorsque l’on fait un changement, c’est certain, cependant, le pire échec serait de rester là où seule la déception grandit, là où notre estime de nous-mêmes se fragmente dans un cri étouffé, dans une fin que personne n’attend.

Apprenons à appliquer dans notre vie ce simple principe où la peur et l’indécision n’ont pas lieu d’être : les choses que l’on peut accepter, changer, ou abandonner.

 

Images de Sonia Kosh

Ce texte est fourni à des fins d'information uniquement et ne remplace pas la consultation d'un professionnel. En cas de doute, consultez votre spécialiste.