Trouble de la personnalité antisociale : le mépris envers les autres

· 17 octobre 2018

La caractéristique essentielle du trouble de la personnalité antisociale est une approche générale de mépris envers les droits des autres. De plus, ce mépris pousse les personnes atteintes de ce troubles à violer les droits des autres sans scrupule lorsqu’ils représentent un obstacle pour leurs intérêts. Cette tendance au mépris commence généralement pendant l’enfance ou l’adolescence et continue de se développer à l’âge adulte.

Ce comportement a été nommé psychopathie, sociopathie ou trouble de la personnalité dissociale. De plus, la tromperie et la manipulation sont des caractéristiques centrales du trouble de la personnalité antisociale.

Comment diagnostique-t-on le trouble de la personnalité antisociale ?

Pour qu’une personne soit diagnostiquée comme étant atteinte du trouble de la personnalité antisociale, elle doit remplir certains critères. Premièrement, elle doit avoir atteint l’âge de 18 ans. Ainsi, une personne mineure ayant un comportement indicatif ne peut pas être diagnostiquée comme étant atteinte.

De plus, la personne doit avoir certains antécédents. Elle doit avoir eu les symptômes d’un trouble du comportement avant l’âge de 15 ans. A quoi faisons-nous référence lorsque nous évoquons les troubles du comportement ? Le trouble du comportement implique une tendance répétitive et persistance à la violation des droits basiques des autres, des normes ou règles sociales correspondant à l’âge de la personne.

Les comportements caractéristiques du trouble comportemental se regroupent en quatre catégories. Ces quatre catégories sont les suivantes :

  • Agression des personnes et des animaux
  • Destruction de la propriété
  • Fraudes ou vols
  • Violation grave des règles
trouble de la personnalité antisociale

On remarque que seule une intervention est capable de faire changer cette approche comportementale. Au contraire, cette tendance continue jusqu’à l’âge adulte. Ces personnes ne se plient pas aux normes sociales et juridiques. En fait, ces personnes peuvent effectuer à nouveau des actes pouvant être des motifs de détention. Des exemples de ces actes sont : la destruction d’une propriété, le harcèlement d’autres personne, le vol ou l’engagement dans des activités illégales.

Le mépris envers les autres et l’agressivité sont des caractéristiques de personnes antisociales

Les personnes souffrant d’un trouble de la personnalité antisociale méprises les désirs, les droits et les sentiments des autres. Fréquemment, ils ont recours au mensonge et à la manipulation. Ces actions sont effectuées dans le but d’en tirer un intérêt personnel ou par pur plaisir (par exemple pour obtenir de l’argent, avoir des relations sexuelles ou du pouvoir).

Le mensonge réitéré est une autre caractéristiques des personnes antisociales. Elles peuvent mentir de manière répétée, utiliser un pseudonyme, arnaquer les autres ou simuler des maladies. La tendance à l’impulsivité se manifeste par l’incapacité à planifier le futur.

Les décisions sont prises sans réfléchir, à l’instant même. Il n’existe aucune préméditation en ce qui concerne les décisions et il n’y a pas non plus de changements soudains de poste professionnel, de logement ou de relations.

Les personnes souffrant du trouble de la personnalité antisociale ont tendance à être irritables et agressives. De plus, elles peuvent s’engager dans des disputes ou commettre des actes de violence physique (cela inclut la maltraitance du partenaire ou des enfants). Ces personnes ne se préoccupent que très peu lorsqu’elles compromettent la sécurité des autres. Cela se reflète dans leur comportement. Par exemple, lorsqu’elles conduisent : elles conduisent plus vite que les limites de vitesse autorisées, elles conduisent en état d’ébriété et elles sont généralement impliquées dans de multiples accidents.

Elles peuvent réaliser des activités à risque pouvant avoir des conséquences très dramatiques. Par exemple, elles peuvent avoir des relations sexuelles non protégées ou consommer des substances illégales. Elles peuvent également se montrer négligentes envers leurs enfants et les exposer à des situations dangereuses.

Les personnes atteintes du trouble de la personnalité antisociale sont très irresponsables

Ce degré d’irresponsabilité si élevé peut notamment se manifester dans le domaine professionnel. De cette manière, les personnes antisociales finissent par rester au chômage pendant de longues périodes alors que des opportunités de travail se présentent à elles. Ce manque de responsabilité se manifeste également par l’abandon de nombreux postes dans projet réaliste pour trouver un autre emploi.

De la même manière, elles peuvent adopter une tendance à l’absentéisme professionnel qui ne peut pas être justifié par une maladie personnelle ou d’un proche.

Le manque de responsabilité économique se reflète par le non paiement des dettes par exemple. Aussi, ces personnes ne sont pas capables de répondre aux besoins basiques de leurs enfants ou d’autres personnes étant à leur charge.

irresponsabilité des personnes atteintes du trouble de la personnalité antisociale

Ainsi, les personnes souffrant du trouble de la personnalité antisociale n’ont pas de remords quand il s’agit de penser aux conséquences de leurs actes (Rosenblum, 2011). Elles peuvent se montrer indifférentes ou justifier de manière superficielle leurs blessures, la maltraitance ou le vol des personnes (par exemple : « La vie est dure », « les perdants méritent de perdre », etc).

Ces personnes peuvent accuser les victimes d’être naïves, d’être impuissantes ou de mériter leur destin. Par exemple, elles peuvent dire « de toute manière, il/elle le méritait » ou « de toute manière, cela devait lui arriver ».

En conclusion

Comme nous pouvons le voir, le trouble de la personnalité antisociale est un trouble ayant de graves répercussions sur la vie de ceux qui en souffrent et sur celle de leur entourage. Il s’agit d’un trouble de la personnalité difficile à traiter. Généralement, il commence à s’exprimer au cours de l’enfance ou de l’adolescence sous la forme d’un trouble du comportement.