Souriez et déclenchez le rire autour de vous

· 3 mai 2017

L’écrivain Fiódor Dostoievski, dans L’adolescent, raconte que pour connaître l’âme véritable de l’autre il faut observer son rire. Le rire, comme les mains et les pieds, sont les traits les plus révélateurs d’une personne.

Un jour quelqu’un peut éclater de rire et connaître son âme en une seconde. Le rire peut être contagieux, naturel, franc ou simplement une tromperie. Il y a des personnes qui rient sans savoir pourquoi.  Le rire surgit d’une émotion spontanée. Ou bien, au contraire, du besoin de plaire en réponse à ce que les autres expriment.

« Il y a une chose que je ne comprends pas : que le rire soit la preuve la plus sûre de l’âme. Regardez un enfant : certains enfants savent rire à la perfection, et c’est pourquoi ils sont irrésisitibles. Un enfant qui pleure est insupportable, mais celui qui rit et se réjouit est un rayon de paradis, une révélation de l’homme qu’il deviendra, enfin, aussi pur et sincère qu’un enfant. »

– Fiodor Dostoievski-

Sur une échelle « évolutionnaire inférieure », celle du champ de la franchise émotionnelle, nous trouvons le sourire. Pas si ample, ni si voyant. Plus austère en intensité et plus généreux en fréquence. Le sourire est le logo personnel et psychologique d’une morphologie à peine sortie de l’usine.

Il peut être parfois terriblement puissant. Essayez ! Souriez et troublez les gens. Ils peuvent se sentir si reconnaissants de voir un sourire sur votre visage qu’à la fin de la journée votre sourire débouche sur des éclats de rire. Aussi irrésistibles que ceux d’un enfant.

Le sourire, la fille du rire et notre allié émotionnel

Parfois, même brisé-e-s à l’intérieur et sans montrer notre sourire depuis des jours, il serait bon de commencer à l’esquisser de nouveau. Pas seulement pour l’obligation absurde d’avoir l’air heureux. Mais pour saisir l’opportunité de défier les sentiments. En faisant ce qu’il est nécessaire de faire pour commencer à remonter.

Sourire quand parfois nous sommes tristes, fatigué-e-s et sans volonté, c’est défier notre mal-être émotionnel intérieur. Défier le diktat social selon lequel nous devons nous sentir bien pour faire les choses : c’est un devoir envers nous-mêmes, contagieux et plein d’espoir. C’est le signal que nous choisissons de nous tenir debout malgré les tourmentes internes.

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Il ne s’agit pas de vous mentir, mais de vous rendre service à vous-même. Brise les moules et les diktats que vous imposent vos émotions et vos sentiments de désespoir. Vous ne devez pas vous montrer loyal-e envers eux si cela implique de se sentir de plus en plus mal.

Esquissez un sourire sur votre visage pour vous prouver que vous pouvez combattre une tristesse passagère. Relevez le défi de sourire seulement un moment et de le montrer aux autres, même si cela fait des jours que vous n’en avez plus envie. Mettez vos envies à l’épreuve des faits.

Souriez, brisez les moules que vous vous êtes imposé-e si fermement

Nous avons tendance à croire qu’être fidèles à nous-mêmes signifie nous laisser guider par nos sentiments. Cela ne correspond pas exactement à la réalité.  De plus, c’est néfaste pour notre vie et pour celle de notre entourage. Être fidèle à vos principes et à vos valeurs ne veut pas dire être esclave de vos états d’âme. Seuls vos actes pourront permettre que vos états d’âme ne restent pas dans votre vie.

De plus, cela est contradictoire, et ne nous rend pas plus libres ni plus authentiques. Au contraire, nous agissons en suivant les ordres de notre esprit : « Comme je me sens mal, je m’offre le luxe d’être de mauvaise humeur. Je ne peux rien faire. Le reste du monde devra le supporter, parce que si je suis de mauvaise humeur, triste ou stressé-e, c’est à prendre ou à laisser. »

En suivant ces directives, en réalité, vous n’êtes pas libre. Vous êtes esclave de ce que vous pensez que vous devez faire sans alternative. Vous vous engagez dans une voie sans issue. Comment en sortir ? C’est très facile : souriez et troublez les gens. Souriez et regardez-vous dans le miroir, vous vous troublerez même vous-même parfois.

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Faites confiance au pouvoir de votre sourire

C’est une contradiction qui donne de bons résultats sur le long terme. Brisez la monotonie de votre visage. Défiez vos états d’âme. Pour vous prouver à vous-même que « se lever du pied gauche » ne vous oblige pas à boiter pendant toute la journée. Prouvez à votre monde intérieur que la réalité parfois peut se défier, au bénéfice de soi-même et des gens qui nous entourent.

Souriez et observez la réaction des gens qui ont l’habitude de vous voir taciturne et sans envie. Souriez et sème le trouble en votre for intérieur. Laisse-vous prendre par cette contradiction, comme un jeu ou un puzzle émouvant. Souriez même si vous avez honte de  vos dents imparfaites, de votre état d’âme triste et de votre manque de dynamisme.

Souriez car on ne connaît jamais le pouvoir de son sourire avant de l’utiliser quotidiennement. Rendez un service au monde. S’il est habitué à recevoir de la froideur, il se sentira comblé de recevoir le miel de vos lèvres. Souriez car, grâce au pouvoir que vous libérez, vous vous retrouverez enveloppé-e dans des éclats de rire. Le joie est spontanée. Le sourire est le stimulus qui peut la déclencher, chez vous et chez les autres.