Ne soyons plus esclaves !

· 27 février 2015

Obéissez, faites des études, allez travailler, mariez-vous, ayez des enfants, faites une hypothèque sur votre maison, regardez la télé, consommez et décorez votre maison à Noël.

Et surtout : faites ce qu’on vous dit de faire sans ne jamais rien remettre en question.

Cela fait bien longtemps que la société et la tradition ont une puissante influence sur nous. Elles nous endoctrinent pour que l’on respecte les normes et directives prédéterminées par la majorité, et pour que l’on rejette systématiquement toute idée nouvelle.

Bien que la société ne nous encourage pas à adopter un mode de vie préétabli, pour nous, toute tentative de changement rime avec frustration et échec.

Si nous nous arrêtons un instant pour réfléchir à comment changer notre mentalité et prendre notre vie en main, elle nous met face à notre peur de la liberté.

Nous disposons de mécanismes qui garantissent la paralysie psychologique de la société:

La peur : plus on a peur et plus on se sent en insécurité, plus on a besoin d’être protégé (l’Etat et les institutions deviennent nos alliés).

L’auto-tromperie : on se ment, pour ne pas se retrouver seuls face aux peurs et aux insécurités inhérentes à tout processus de changement. Pour cela, il nous suffit de fermer les yeux et de tenter de nous divertir de mille et une façon afin de constamment s’évader de nous-mêmes et donc de vivre comme hypnotisés.

La résignation : épuisés physiquement et mentalement, on a fini par être résignés, jugeant qu’ « il n’y a pas d’autre vie possible que celle que l’on mène ».
Ayant conscience d’être victimes des circonstances, face aux personnes qui pensent autrement et qui pourraient en venir à remettre en question notre mode de vie, nous nous défendons en usant de l’arrogance et du cynisme.
D’autre part, nous nous complaisons dans le scepticisme pour justifier une qualité de vie qui laisse à désirer.
Enfin, le mécanisme de défense le plus cruel  est la paresse, ou autrement dit la « le manque d’entrain de la part de quelqu’un qui ne fait pas de sa vie quelque chose qu’il a le sentiment ou qu’il sait pertinemment qu’il pourrait mener à bien ».

« Nous faisons partie d’une société gravement malade où ceux qui veulent guérir sont rares et où ceux qui sont en bonne santé sont vus comme des fous » (Jiddu Krishnamurti).
Plus facile à dire qu’à faire, certes. Mais pour commencer à changer, il suffit de faire le premier pas.