La souffrance existe, mais elle ne contrôlera plus ma vie

9 mars 2017 dans Emotions 839 Partagés

On nous a tou-te-s fait du mal à un moment ou un autre de notre vie, ou, même, il se peut que nous nous soyons fait du mal à nous-mêmes. En ce sens, il est probable que les dommages aient été inconscients ou, malheureusement, bel et bien conscients.

D’un autre côté, chaque personne donne à ses propres histoires l’importance qu’elles revêtent selon elles, car les dommages que l’on cause aux autres, c’est une chose très relative ; certaines personnes sont énormément affectées par un chose qui pour nous ne peut représenter qu’un simple contre-temps, et vice versa. Ce qui est vraiment humain, c’est de comprendre que toutes les circonstances sont dignes d’être respectées.

Dans tous les cas, nous devons laisser la souffrance s’en aller afin de vivre en harmonie avec nous-mêmes. Il est certain qu’il est difficile d’affronter le moment où le seul remède qui s’offre à nous consiste à accepter ce qui est arrivé, mais c’est pourtant bel et bien possible. Et si nous le faisons, alors nous en serons recompensé-e-s.

Il est bon de se permettre de souffrir

On parle beaucoup du fait que la souffrance est négative, et il est donc tout à fait logique que l’on cherche tou-te-s à s’en éloigner quand elle menace de se rapprocher de nous, ou encore que l’on tente de fuir quand elle commence à nous envahir. Pour rien au monde nous ne voulons qu’il nous arrive des choses négatives qui brisent notre équilibre émotionnel et qui nous donnent l’impression que l’on est tombé-e-s dans un abîme sans issue. Dans une certaine mesure, nous disposons des outils suffisants pour surmonter la souffrance, mais nous ne sommes jamais préparé-e-s à ce qu’elle arrive.

Et même si on se fait à l’idée que c’est une possibilité, on ne s’adapte même pas non plus facilement aux coups que l’on reçoit. Cependant, nous avons souvent parlé du fait que les coups durs ont un côté positif : l’apprentissage.


“Le saviez-vous ? Une personne peut considérer que la vie est semée de difficultés à éviter,

ou bien qu’elle représente un vaste terrain de jeu qui offre dans chacun de ses recoins une expérience à vivre.”

– Laurent Gounelle –


Les leçons que l’on tire expériences que l’on vit sont comme de petites semailles dont on doit récolter les fruits, ces fruits si précieux pour nous si l’on veut continuer à avancer dans la vie. Ainsi, depuis ce point de vue, il est bon de se permettre la souffrance afin d’en tirer des leçons et d’absorber pleinement tous les détails de la vie.

Il est bon d’échouer pour sentir à quel point il est agréable de réussir. Il est bon de pleurer pour éclairer notre regard et soulager notre coeur. Finalement, il est bon de comprendre que pendant un voyage, il y a des hauts et des bas. De plus, au cours de ces bas, ce n’est pas une mauvaise chose si cela nous apprend comment nous devons nous relever.

Le passé ne peut pas vous faire de nouveau du mal si vous l’en empêchez

Quand nous sommes là, au fond d’un puits profond, nous avons la sensation que les outils pouvant nous permettre de sortir de ce lieu sont hors de notre portée. Et justement, c’est l’ombre de cette sensation qui reste en nous quand nous n’avons pas réussi à surmonter le passé.

En d’autres termes, nous vivons dans un présent où cette souffrance n’est plus mais qui, parfois, continue à nous faire mal. Si cela arrive, c’est que nous n’avons pas su laisser derrière nous toutes les choses vécues et que nous avons besoin de le faire. Nous ne devons donc pas oublier que le passé ne peut pas nous faire de nouveau du mal si nous l’en empêchons.


“Mais qui peut bien se souvenir de la souffrance, une fois qu’elle a disparu ?

Tout ce qui reste d’elle, c’est une ombre ; aucune trace ne reste dans l’esprit, ni même dans la chair.”

– Margaret Atwood –


Nous saurons que nous aurons passé ce cap lorsque nous regarderons derrière nous et que nous découvrirons qu’il ne s’agit plus que d’un souvenir, qui désormais ne nous fait plus mal, et ne nous contrôle plus. Nous méritons de passer ce cap, de pardonner aux autres et/ou de nous pardonner à nous-même, selon le cas.

Retrouver le contrôle

La souffrance garde temporairement le contrôle sur notre vie, cependant, avec patience et courage, nous réussirons à le récupérer. C’est vous qui commandez : c’est vous qui tenez le gouvernail, c’est vous qui décidez désormais de la direction à suivre.

Avec notre valise remplie de sentiments utiles, nous laisserons derrière nous ce qui nous est dorénavant inutile. Nous avons déraillé, mais nous sommes revenu-e-s su les rails et nous ne nous permettons plus de nous perdre de nouveau. Et, si à cause du destin, cela en revient à se produire, nous saurons retrouver de nouveau notre chemin.


“(…) Décider à quel moment nous avons perdu le contrôle de notre vie.

Car il y a toujours un moment où, dans la vie, on déraille.”

– Gillian Flynn –


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