Mal de tête et stress : deux alliés de la souffrance

19 juillet 2016 dans Emotions 1 Partagés

Il existe de nombreux types de maux de tête, mais celui qui est déclenché par le stress est le plus courant dans la population.

Il s’agit d’une céphalée qui nous enivre de vapeurs fatigantes et qui embrouille notre vitalité à la fin de la journée, lorsqu’on arrive chez soi.

Selon diverses études menées dans la Clinique Mayo en Espagne, ce type de mal de tête associé au stress affecte de manière récurrente ou ponctuelle 78% des personnes.

De plus, il est lié à l’augmentation de la tension de la zone du cou, des épaules et de la mâchoire, ce qui a tendance à intensifier la souffrance. C’est quelque chose qui peut parfois être très limitant.

Le stress quotidien tire sur nos fils comme les cordes d’un violon qui voudraient s’accorder avec la mélodie de la douleur et de l’angoisse.

C’est une musique qui résonne dans notre tête comme des battements sourds chargés de souffrance.

D’un point de vue psychologique, il est très intéressant d’analyser ce type de douleur.

Nous nous trouvons face à l’un des symptômes les plus “crus” du stress, et l’anatomie émotionnelle a tendance à mobiliser non seulement notre chimie cérébrale mais également l’équilibre des muscles, des vertèbres et des nerfs crâniens élevant ainsi la tension et générant alors la douleur.

Voyons en détail son origine et comment combattre cet ennemi si connu.

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Le mal de tête et l’écho des émotions négatives accumulées

Notre corps canalise et reçoit l’impact de chacune des émotions, qu’elles soient positives ou négatives.

Loin d’être deux choses isolées, le mal de tête et le stress sont très liés et il en résulte un engrenage complexe où les neurotransmetteurs, les métabolites, les nerfs et le cœur mettent en marche une machine qu’il est parfois très difficile de contrôler.

Au moment où l’on fait face à une douleur, il est nécessaire de l’empêcher de prendre le pas sur notre vie : il est conseillé de contrôler ses déclencheurs et d’y faire face avec volonté et courage.

Selon une étude menée par l’Université du Maryland (États-Unis), la céphalée de tension liée au stress a un plus gros impact chez les femmes et même si c’est l’une des douleurs les plus communes, ce type de mal de tête est aujourd’hui l’un des plus oubliés et difficiles à traiter.

Cependant, il n’y a rien de mieux que de connaître son “propre ennemi” pour y faire face avec les meilleures armes, celles qui s’adaptent le mieux à ses propres caractéristiques et besoins.

Pour ce type de céphalée, il n’est pas toujours utile de prendre un analgésique, d’où l’intérêt de connaître d’autres stratégies, et avant tout, d’utiliser la prévention.

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Le mécanisme qui provoque le mal de tête dû au stress

Sachez que l’on ne sait pas bien pourquoi le mal de tête est lié au stress. Pendant des années, les scientifiques ont pensé que cela était dû avant tout au durcissement des muscles dans les épaules, du cuir chevelu et de la mâchoire quand nous sommes tendus.

  • Sachez que le stress et l’anxiété ne sont, pour notre cerveau, qu’un signal d’alarme face à un risque auquel nous devons échapper.
    Notre part instinctive nous prépare à la fuite, mais la partie rationnelle nous stoppe, et nous oblige à rester calme et à ne pas exercer tant de pression.
  • Selon les dernières conclusions auxquelles sont arrivés les experts, ce serait la tension musculaire qui activerait la libération de certains neurotransmetteurs, comme par exemple la sérotonine, qui à son tour, active les voies de la douleur.
  • Il est étonnant que la sensation de souffrance augmente juste au moment où nous arrivons à la maison ou quand enfin, le week-end arrive.

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Comment faire face au stress pour prévenir le mal de tête ?

Comme nous vous l’avons signalé précédemment, il est nécessaire de chercher ses propres méthodes selon ses besoins.

Avec une aide médicale et des stratégies d’affrontement pour lutter contre le stress quotidien, nous pouvons bien mieux gérer ce type de mal courant.

Ici, nous vous invitons à tenir compte ou à réfléchir aux aspects suivants, très simples, qui peuvent vous servir d’aide :

  • La prise de conscience : mettez-vous une limite chaque jour. Nous avons souvent tendance à remplir notre agenda de tâches. Nous passons la journée à faire des listes.
    Peut-être que c’est le moment d’établir des barrières : “Je ne vais m’inquiéter de ce qui n’est pas important, je ne vais pas laisser cela m’affecter, je ne vais pas permettre à cette personne de m’embêter davantage, à 18h, je finis et je prends une pause…”
  • Commencer et terminer la journée de la même manière : dans le calme. Cela peut sembler ridicule, vue de l’extérieur, mais quelque chose d’aussi simple que de se lever une demi-heure en avance et de profiter d’un moment de détente, de silence et de méditation peut nous aider à affronter la journée avec plus d’équilibre.
    Deux heures avant de vous coucher, souvenez-vous de vous détendre, et de vous accorder du temps pour vous.

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Pour conclure, il s’agit seulement de trouver le moyen de nous harmoniser à nouveau avec la vie et avec notre intérieur.

Il est important d’être en paix, en équilibre, et avant tout, de nous permettre d’être présent et non pas sujets aux aléas du stress qui accélère notre cœur pour faire complètement disparaître nos priorités.

Le mal de tête est seulement le premier avertissement de ce que le stress ou l’anxiété peuvent occasionner.

Nous devons prévenir ces états qui, même s’ils sont habituels, restent dangereux.

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