Les anesthésistes ont découvert un nouvel état de conscience

20 novembre 2015 dans Curiosités 9 Partagés
“Respirez profondément, pensez à quelque chose d’agréable, vous allez vous endormir…”
J’ai ressenti une sensation étrange qui remontait le long de mon bras, puis une paix indescriptible. En réalité, je m’étais plongé dans un coma.

Selon le professeur Pandit, anesthésiste aux Hôpitaux Universitaires d’Oxford, il existerait un état de conscience dans lequel certains patients se réfugieraient lorsqu’ils sont soumis à l’anesthésie générale.

Est-il possible de se réveiller durant une anesthésie générale ?

Selon Pandit, la possibilité d’une troisième dimension de la conscience découle surtout de la variabilité de la spécialité médicale.

Personne ne peut jamais être sûr à 100% que les médicaments administrés aient eu l’effet escompté. Il est très difficile d’identifier le bon médicament et la quantité précise pour chaque patient, même après plusieurs années de formation et d’expérience dans les blocs opératoires.

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Soudain, quelque chose se produit. J’entends des voix, suis-je dans un rêve ? Non, ils semblent réels, je peux entendre le personnel du bloc opératoire discuter de l’opération, de mon opération ! Suis-je mort ? Non plus, même si l’enfer y ressemble en tous points.
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Oui, il est possible de se réveiller durant une opération chirurgicale, mais pas totalement. Nous nous retrouvons alors dans cet état de conscience que décrit le professeur Pandit dans ses études.

Nous ne sommes pas clairement réveillés, nous ne pouvons ni bouger, ni communiquer, mais nous ne sommes pas complètement insensibles aux stimulations externes.

L’anesthésie éveillée est un état dans lequel le patient n’est ni conscient, ni complètement inconscient. Elle concerne une petite minorité de patients qui entrent au bloc opératoire et qui sont soumis à une anesthésie générale.

Ce fait préoccupe les professionnels. Le patient se rend compte de l’opération et de tout ce qui se passe autour de lui, mais ne peux rien faire face à cela.

Je peux sentir ses mains dans mon corps, les outils chirurgicaux à l’intérieur de moi. J’ai peur. J’ai du mal à respirer. Je voudrais crier ! Mais je ne parviens pas à articuler, à sortir des mots, car il y a un tube dans ma gorge. Je ne peux pas bouger ! Je suis paralysé.

Je ne peux qu’attendre que l’opération soit terminée, comme ça, immobile, souffrant chaque seconde, priant pour que ces bruits intermittents que j’entends au loin ne cessent pas.

Mais ne paniquez pas ! Selon les statistiques, seulement un patient sur 15 000 avoue, une fois réveillé, avoir expérimenté un épisode similaire durant son opération. Même après avoir été soumis à l’anesthésie, ces patients ne parviennent jamais à atteindre un état d’inconscience totale.

Il a été prouvé qu’un tel état de conscience existait

Le docteur Padit est considéré comme l’un des meilleurs anesthésistes de son pays, et a concentré ses recherches sur ce phénomène d’anesthésie éveillée. Ces études remettent clairement en question les méthodes de monitoring lors d’une intervention.

En effet, les anesthésistes contrôlent la fréquence cardiaque, la pression artérielle, la respiration, la concentration d’anesthésiants dans le sang, etc, mais tout cela ne semble pas être suffisant pour assurer l’état d’inconscience totale du patient lors d’une intervention chirurgicale.

Certains symptômes du réveil, comme l’augmentation de la fréquence cardiaque ou de la pression artérielle, devraient alerter les chirurgiens. Cependant, ces signaux physiologiques peuvent généralement être désactivés par la prise de médicaments lors de l’opération.

Le célèbre anesthésiste a eu recours à une vieille technique qui permet de paralyser tout le corps, sauf les avant-bras du patient, pour démontrer que cela était possible.

Un tiers des patients, qui étaient apparemment inconscients lors de l’intervention, pouvaient bouger leurs doigts en réponse à certaines directives.

« Ces patients se trouvaient dans un état d’inconscience mais pouvaient tout de même répondre à certains stimulants externes, comme un ordre verbal », a précisé le Dr. Pandit.

« Ce qui est extraordinaire, c’est qu’ils bougent leurs doigts que si on leur ordonne. Aucun patient n’a réagit durant l’opération chirurgicale. Ils n’ont sûrement ressenti aucune douleur ».

Trois semaines se sont écoulées depuis l’opération, mais je n’arrive toujours pas à dormir. Je me réveille au milieu de la nuit, trempé, le coeur battant à mille à l’heure. Je n’oublierai jamais la sensation d’étouffement et de mort que j’ai ressentie durant ces interminables minutes.

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Bien que l’on parle en réalité d’une possibilité très rare, une expérience de cette ampleur peut s’avérer extrêmement traumatisante.

En effet, les patients qui expérimentent cet état de conscience souffrent généralement de stress post-traumatique, d’anxiété et de crises d’angoisse.

Nous sommes cependant toujours incapable d’établir avec exactitude ce qu’est la conscience humaine. Alors repérer l’inconscience est encore plus difficile…

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