Regrettez ce que vous ne faites pas, pas ce que vous faites

· 1 juillet 2017

Ne regrettez pas ce que vous avez entrepris, le courage que vous avez mis dans chaque action pour atteindre votre but ou votre rêve. Regretter ce que l’on a fait uniquement parce que cela ne s’est pas déroulé comme on l’attendait est absurde et c’est une perte d’énergie et de temps. Et si tout s’était bien passé ? Le regretteriez-vous ?

Si la réponse est non, c’est que vous ne regrettez pas d’avoir franchi le pas et de vous être jeté-e à l’eau. Ce qui entraîne de vrais regrets, c’est de ne pas avoir anticipé que vos attentes pouvaient être frustrées. C’est la vie, pourtant, c’est ainsi.

L’échec doit nous servir à apprendre et même à essayer à nouveau avec les enseignements que l’on a pris de la nouvelle expérience.

Rester dans sa zone de confort, à rêver à ce qui aurait pu se passer est en effet source de regrets. Dans ce cas, nous n’avons plus envie d’atteindre nos objectifs. Nous nous contentons d’une vie sans émotions et avec une grande peur qui nous frustre encore davantage.

Mais les frustrations et les déceptions font partie de la vie. Elles viendront tôt ou tard, que vous ne vous risquiez pas ou que vous sautiez dans le vide avec un projet. Elles arriveront d’un autre côté : dans la famille, dans votre couple, dans votre travail… Et même le manque de risque peut devenir une frustration.

Ne collectionnez pas les regrets

Toutes vos décisions, toutes vos actions, tout ce dont vous rêviez, ce pour quoi vous avez lutté et dit configure aujourd’hui votre être, la personne que vous êtes, le lieu sur lequel vous vous êtes concentré et avec lequel vous avez guidé votre vie. Personne ne devrait regretter qui iel est et comme iel vit.

Il est évident que le succès est survalorisé dans cette société et on dirait que seul celui qui finit par triompher est mérite de la valeur.

Nous valorisons trop le résultat, mais nous n’en faisons pas autant avec le progrès, le sacrifice et l’effort de toutes les personnes qui laissent leur peau pour leurs objectifs. En sachant bien que parfois tout se passera bien et que d’autres fois, elles perdront leur pari.

Cette essence est celle qui a vraiment de la valeur. Avoir un but qui nous pousse à continuer à vivre. L’aimer, risquer son argent, son temps et son travail pour lui. En réalité, c’est ce qui nous motive et nous renforce, et pas tant le résultat. Le rêve de construire ce que nous voulons est ce qui fait que nous nous levons chaque matin et que nous nous sentons un peu plus heureux-ses.

Ainsi, ne regrettez pas ce que vous entreprenez, regrettez si vous voulez ce que vous n’avez pas tenté par peur d’échouer. Et ne vous fustigez pas car vous avez trop écouté votre peur, mais rendez-vous compte que vous vous êtes laissé-e guider par une émotion. Une émotion qui est passée, remplacée par ce qui aurait pu se passer.

Ne vous inquiétez pas. De tout cela, on peut aussi apprendre. Nous ne sommes pas parfait-e-s et nous nous laissons souvent guider et manipuler par des émotions. Mais il faut apprendre d’elles et c’est possible. Donnez un coup sur la table et décidez de voler une bonne fois pour toutes, quoi qu’il arrive !

Soyez courageux-ses pour entreprendre le vol, mais aussi pour gérer la chute

La personne mûre est celle qui a des rêves mais qui a aussi les pieds sur terre. C’est une personne qui se connaît bien elle-même et qui s’accepte inconditionnellement, qui sait très bien jusqu’où elle peut ou ne peut pas arriver.

Elle connaît ses limites et son potentiel, et selon eux, elle trace un plan et est capable de le mettre en œuvre car elle a suffisamment de contrôle sur la situation.

Lorsque nous parlons de contrôle, nous nous référons à tout ce que l’on peut vraiment contrôler, bien sûr. C’est-à-dire à ce qui dépend de nous-mêmes : les frustrations, les actions, les décisions, la tolérance etc.

Ce sont des personnes courageuses, qui ont la tête dans le présent, mais qui imaginent un meilleur futur. Elles veulent croquer la vie à pleines dents et pas uniquement en la savourant à moitié, comme celui qui fait une mine de dégoût quand il découvre un nouveau goût. Leur manière de penser se résume ainsi : « Si nous sommes ici pour vivre, alors vivons. Si les choses se passent mal, vous verrons comme nous les gérerons. »

Cela ne veut pas dire que ce sont des fous qui ne savent pas ce qu’ils font. Les impulsifs, en réalité, sont morts de peur. Leur maturité et leur intelligence émotionnelle les rend plus courageux-ses mais aussi responsables et prévoyant-e-s.

La clé se trouve dans le fait qu’ils ne sont pas paniqué-e-s quand iels pensent aux possibles échecs. De fait, puisqu’iels sont réalistes, iels ne perçoivent rien comme des probabilités, mais comme des possibilités.

Qu’attendez-vous pour être un peu plus courageux-ses ? Pensez-vous rester sur le bord du chemin toute votre vie, sans savoir comment on nage dans la mer ? Vous êtes ici pour vivre, pour prendre des risques, pour atteindre des rêves et découvrir la magie qui se cache derrière. Et si vous échouez, vous apprendrez et vous reprendrez un nouveau vol. Ne regrettez jamais ce que vous faites, si c’est la peur qui vous empêche de faire ce que vous ne faites pas.

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