En recherchant le bien des autres, on trouve le sien

· 25 juin 2017

L’effet boomerang ou le principe d’action nous dit que « Toute cause a son effet et tout effet a sa cause ». Ainsi, les pensées, les sentiments ou les actions positifs se répercutent favorablement sur nous. À l’inverse, s’ils sont négatifs, ce sera le contraire. Quand nous souhaitons le bien pour nos semblables, que ce soit à travers une pensée, un sentiment ou une action, nous ouvrons automatiquement les portes de notre propre bien.

D’où l’importance d’être attentif-ve à notre manière de penser, de sentir et d’agir. Sachez que ce que vous faites aura des conséquences sur ce que vous aurez à affronter dans la vie. Donner un verre d’eau en échange d’un verre d’eau ne fait qu’appliquer le principe de réciprocité. La véritable grandeur consiste à donner en retour des actions qui ont une plus grande valeur.

Tout ce que nous faisons aux autres, d’une certaine manière, nous nous le faisons également. La clé se trouve dans le fait d’alimenter nos bonnes actions à partir de bonnes actions, et non pas à partir de ce que nous recevons en échange de ce que nous avons reçu préalablement. La plupart des gens qui se distinguent car ils font le bien malgré des circonstances difficiles, sont précisément mus par leur propre énergie qui leur inspire ce qu’ils font et non pas pour ce qu’ils vont obtenir en échange.

« Cherchez le bien-être du plus grand nombre de personnes, et fréquemment vous trouverez des visages qui vous insufflent la joie. »

-Alessandro Manzoni-

Punissez celleux qui vous envient en leur faisant du bien

On dit que les grands changements commencent par soi-même et même si le monde semble parfois être un lieu hostile, il existe de petites actions qui font que nous pouvons nous réconcilier avec lui. Nous avons tou-te-s déjà entendu le dicton populaire qui dit « Fais le bien et ne regarde pas à qui ». Cela consiste à faire les choses en fonction de nos propres valeurs, peu importe qui profitera des bénéfices.

Ce proverbe populaire nous apprend que nous n’avons pas besoin d’approbations, ni de comparaisons pour faire les choses correctement. De ce point de vue, le bien est quasiment toujours uni à une forme désintéressée de procéder et c’est là que l’on trouve la récompense.

Désirer le mal pour les autres se répercute sur nous de manière négative, provoquant des sensations de mal être et de ressentiment. Personne n’est pleinement heureux en souhaitant le malheur des autres. En général, ce sont les personnes qui se sentent mal qui voudraient que les autres se sentent encore pire.

« Un instant suffit pour faire un héros, mais il faut une vie entière pour faire une bonne personne. »

-Paul Brulat-

Les notions de bien et de mal

La partie de la philosophie qui étudie les actions humaines, en les qualifiant de bonnes ou mauvaises est l’éthique. L’éthique tend à la réussite du bien, mais tous les philosophes ne comprennent cette fin de la même façon. Pour l’éthique, le bien est le désirable, l’opposé du mal, qui est le non désiré.

Le relativisme culturel accepte qu’il y ait plusieurs conceptions sur le bien, une idée face à laquelle l’ethnocentrisme est moins permissif. Mais même ainsi, il y a des actions qui sont intrinsèquement bonnes ou mauvaises, car elles sont moralement acceptables ou répudiables par n’importe qui. Aider les autres est l’expression maximale de la bonté et attaquer les autres par pur plaisir de faire du mal peut être considéré comme l’une des expressions maximales de la méchanceté.

La dispute entre le bien et le mal démontre que l’éthique est un champ de bataille. Mais c’est aussi ce qui montre que ce n’est pas quelque chose de purement relatif. Certains comportements sont meilleurs que d’autres, meilleurs dans l’absolu, pas meilleurs pour quelqu’un ou dans des relations aux normes culturelles déterminées.

N’en déplaise aux quelques assassins ou terroristes, le bien est majoritaire mais ne se voit pas car il est silencieux. Dans les mots de Facundo Cabral, « Une bombe fait plus de bruit qu’une caresse, mais pour chaque bombe qui nous détruit, il y a des millions de caresses qui alimentent la vie. »

« Tu verras que les maux des hommes sont le fruit de leurs choix, et qu’ils cherchent très loin la source du bien alors qu’elle se trouve dans leur cœur. »

-Pythagore-

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