Quiconque vous aime vous fera croire en vous

· 23 février 2017

Quiconque vous aime bien ne mettra pas à de barrières à votre horizon. Et ne vous dira pas des phrases telles que « Tu ne peux pas, tu ne sais pas ou tu ne mérites pas cela ». Quiconque vous apprécie vraiment vous fera croire en vous. Iel donnera des ailes à vos rêves, mettra de la magie dans vos poches et alimentera vos journées grises avec des étoiles pour vous rappeler ce dont vous êtes capable.Nous sommes conscient-e-s que l’une des valeurs les plus importantes pour atteindre la fameuse plénitude psychologique, c’est d’être capable de croire en soi-même. Cependant, personne ne peut faire germer une jolie fleur si la graine n’a pas encore donné de racines. Si dans l’enfance, on nous a inculqué, par exemple, l’idée que nous sommes des maladroit-e-s ou des gens peu habiles, cette croissance ne sera pas harmonieuse : ce qui germera, ce sera nos croyances limitantes.

« Un-e véritable ami-e est quelqu’un qui croit en vous même si vous-même avez cessé d’y croire ».

Dans une grande partie de la littérature sur la croissance personnelle dont nous disposons aujourd’hui, concernant le développement de la confiance, il y a une donnée dont nous ne tenons pas souvent compte. On nous encourage à croire en nous, malgré les difficultés, malgré les voix antagonistes, les freins à l’estime de soi. Cependant, pour franchir ce cap vers la force, tout d’abord, il est nécessaire de faire un voyage intérieur minutieux pour lequel nous ne sommes pas toujours préparé-e-s.

Pour croire en nous, il faut tout d’abord désactiver de nombreux terrains minés, crées notamment dans l’enfance, mais après également. Tout au long de notre vie, dans les études ou dans les relations affectives, nous avons vécu dans des dynamiques frustrantes qui peuvent avoir affecté en profondeur notre vision de nous-même, notre estime de nous-même.

Nous vous proposons ici de réfléchir à cela.

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La difficulté de croire en vous quand des « figures de pouvoir » n’y croient pas

Commençons par décrire ce à quoi nous nous référons lorsque nous évoquons les « figures de pouvoir ». Dans le livre L’Élément : Quand trouver sa voie peut tout changer !, l’éducateur Sir Ken Robinson nous parle d’un cas spécial : celui de Gillian. Cette petit fille de 8 ans était l’exemple clair de l’échec scolaire. Ses parents et même ses professeurs ne donnaient pas cher de son futur. Elle était trop lente, trop irresponsable, distraite, complètement déconnectée du monde.

Sa via était destinée à l’échec total. Nous étions dans les années 30. Pourtant, tout changea lorsqu’un psychologue décida de lui faire faire des tests et découvrit quelque chose de très curieux : l’enfant était très réceptive à la musique. Il la laisse seule dans la classe et se rendit compte que la petite avait besoin de « danser pour penser ». Gillian était une danseuse à l’intérieur. À tel point que Gillian Lynne est maintenant devenue l’une des danseuses les plus importantes de l’histoire.

Les figures de pouvoir sont celles qui à un moment donné, ont dans leurs mains le pouvoir de mettre ou non le ciment de notre estime de nous-mêmes et de notre sécurité personnelle.

Une bonne mère, un bon père feront grandir un-e enfant qui est capable de faire ce qu’iel décide de faire, qui mérite d’accomplir ses rêves et qui est aussi digne que quelqu’un d’autre pour cela. Mais cela ne sert pas à grand chose si lorsque l’enfant arrive à l’école, une autre figure d’autorité, comme un-e maître-sse ou le système éducatif en général, au lieu de l’encourager et de le-a guider, se limite à lui faire croire qu’iel « n’est pas apte ». Qu’avoir un 8/20 est synonyme de devenir marginal-e pour toute la vie.

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Merci de croire en moi

Les personnes qui ont vécu longtemps programmées négativement, via ce conditionnement émotionnel exercé par leurs parents, leurs collègues de travail ou leurs conjoints, sont très nombreuses. Ces croyances limitantes s’installent dans notre cerveau sous forme de « troyen », reformulant des idées, effaçant des désirs, brisant des rêves et installant des peurs et des insécurités.

Beaucoup de psychologues parlent de la nécessité de revenir « à la source ». Retirer une par une toutes les couches, les croûtes et les cicatrices mal refermées pour découvrir cette figure qui a osé prendre plus de pouvoir que nous à un moment donné, pour nous faire croire que nous n’étions pas capables. Que nous ne méritions pas de prendre les rennes de notre propre bonheur. Car parfois, la fameuse formule « Je vais me dire ce que je vaux et à quel point je m’aime pour que ma perception des choses change » ne fonctionne pas toujours.

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Ce voyage intérieur vers la guérison est toujours bon. Nous devons « ôter de l’autorité » à ce-tte professeur-e qui nous a dit que nous n’arriverons jamais à rien. À ce père qui nous répétait presque tout le temps : « Regarde, tu es maladroit-e » ou à ce conjoint, déterminé-e à montrer du doigt nos échecs pour mettre en avant ses propres qualités.

En plus de ce processus qui permet de démolir une par une nos croyances limitantes, il est vital de s’entourer de personnes précieuses. Peu de choses sont plus réconfortantes que le fait de compter sur quelqu’un qui croit en nous même lorsque nous avons cessé de le faire. Quelqu’un qui raffermit nos doutes, qui encourage nos espoirs et alimente nos branches asséchées.

Si vous avez déjà dans votre entourage une ou plusieurs personnes de ce type, n’hésitez pas à les remercier du fond du cœur de temps en temps. « Merci de croire en moi ».