Profiter de la sexualité ne veut pas dire être une personne facile

9 décembre 2015 dans Curiosités 3 Partagés

 “Votre corps est le temple de la nature et de l’esprit divin. Conservez-le en bonne santé ; respectez-le; étudiez-le ; accordez-lui des droits. »

Henry F. Amiel

Nous vivons encore aujourd’hui le machisme et les préjugés, sans pouvoir entrevoir la lumière de leur dépassement.

Cela nous conduit à catégoriser les personnes de notre entourage, sans nous arrêter pour les écouter et respecter leurs points de vue.

Un des domaines dans lequel cela survient surtout est celui de la sexualité, notamment celle des femmes. Voici mon histoire à ce propos.

Je n’ai jamais donné beaucoup d’importance à ma vie sexuelle, concernant les premières fois. Cela a commencé sans mauvaise expérience, ni grande surprise.

Apprendre de nouvelles sensations, découvrir tout ce que l’on peut partager avec un autre être humain uni à soi, tout simplement profiter du moment. Avec détente et bonne entente.

Je ne me suis jamais arrêtée pour penser si c’était le bon moment ou non. Je veux penser que c’est là que réside la magie de ma première fois et de mon expérience positive.

Je le voyais comme quelque chose de simple, mais je sentais que mon entourage ne le percevait pas ainsi, mais plutôt plein de préjugés et de tabous.

Mes premiers contacts avec la sexualité ont été libres. Le sexe, l’union entre deux personnes a-t-il quelque chose de négatif ? 

J’ai grandi et cet aspect de ma vie continuait à avoir peu d’importance pour moi. Cela me permettait de profiter sans charges émotionnelles. J’aimais la façon dont je ressentais tout ce qui avait à voir avec le sexe, et j’étais à l’aise. Libre.

J’ai commencé à être en couple, dans des relations authentiques et différentes, mais de manière simple et sans complications.

Il est évident que j’ai été soigneuse avec chacune d’entre elles. Elles furent toutes chargées d’amour, de tendresse et sans incident. Les personnes qui m’aiment, me regardaient comme une personne au caractère libéral ou mieux dit, libertin.

Elles pensaient que pour moi, le sexe était un acte réalisé machinalement, et sans sentiments. On m’invitait à être plus responsable de mes actes et on m’accusait de toutes sortes de préjugés concernant mes relations sexuelles.

Mais que pensais-je de moi-même ? 

Concernant cette étape, je vais être sincère : j’ai fait ce que mon coeur ressentait. Si je me sentais à l’aise et libre, je profitais, toujours avec la responsabilité de mon propre corps, et mon propre moi, bien évidemment.

Je profitais du moment, de la personne et elle de moi. Je ne pensais à rien d’autre. 

La vie m’avait fait un don précieux, ressentir l’union avec la personne avec qui je voulais être à ce moment-là, et partager cet amour. Quel que soit la personne. 
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Je me posais la question de savoir pourquoi trahir la confiance de quelqu’un que l’on a vu totalement exposé ? Nu ? J’ai tout de suite réalisé que toutes les personnes ne partagent pas cet avis.

 sexualite

Après de nombreuses années, je me suis acceptée et je me suis différenciée de mon entourage. J’ai compris que vivre le monde et la vie avec une mentalité ouverte concernant la sexualité faisait que les gens me voyaient comment une personne « facile ».

Mes amis et les personnes de mon entourage étaient d’accord pour dire que le fait de savoir cela me rendait plus désirable.

J’ai profité de cette nouvelle catégorie dans laquelle je me suis retrouvée sans le vouloir, mais en peu de temps, j’ai ressenti à nouveau une gêne face aux préjugés des personnes qui ne me comprenaient pas.

Comment j’agissais face à cela ? 

De mon côté, je commençais à comprendre les personnes qui n’osaient pas dire qu’elles souhaitent profiter de l’union sexuelle.

Dans mes expériences, le manque de respect, les situations étranges, tordues ou abusives n’ont jamais existé. Jamais. Nous ne faisions que vivre le moment et l’union, le plaisir.

J’étais et je suis une personne bien élevée et qui a de l’expérience. Une bonne personne, avec un coeur plein d’amour inconditionnel et avec l’envie de croquer la vie à pleines dents. Toujours respectueuse et humaine.

Le problème ? Que tous mes « dons » soient occultés par le fait de « passer » pour quelqu’un de facile.
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Je suis arrivée à la conclusion que les gens pensent et parlent trop, sans connaissance ou vérité. J’ai arrêté de vouloir me changer, fatiguée par les commentaires et les préjugés, jusqu’à ce que je rencontre l’homme de ma vie.

Je lui ai tout raconté et j’ai été sincère avec lui. Et même s’il n’était pas comme moi, mais qu’il était humain, il m’a comprise.

Tout de suite, il a compris que le fait d’agir ainsi ne faisait pas de moi une fille facile. Bien au contraire. Il a vu en moi une vie sexuelle contrôlée. Je savais quelles étaient mes limites et ainsi, je pouvais profiter avec liberté et équilibre.

Alors, je me suis donné l’autorisation de continuer à profiter de ma sexualité et à explorer mon corps avec quelqu’un qui m’aimait.

J’ai fait ce que mon coeur me dictait et j’ai fait taire les préjugés en apprenant à me respecter moi-même. J’ai compris que personne n’a le droit de cataloguer et de questionner les autres.

Chacun d’entre nous est responsable de la manière dont il veut vivre. Nous sommes maîtres de nos émotions et de notre corps. Ne gaspillez pas votre temps à danser au son de ceux qui sont plein de doutes et de peurs.

Ce sont eux qui vous diront toujours « je te l’avais dit » ou  » tu ne peux pas ». Quel est le message de ces personnes ? Que nous ne méritons pas d’être nous-même. Soyez vous-même.

“Une femme caresse un corps dont elle connaît les secrets et dont son propre corps lui indique les préférences »

Colette

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