Écouter son corps

27 juillet 2015 dans Curiosités 8 Partagés

“Si une personne développe une névrose, c’est parce qu’elle ne connaissait pas les lois fondamentales du corps vivant, et qu’elle s’est éloignée de ce dernier.
Par conséquent, le corps se rebelle, et apparaît comme un monstre face à la conscience qui tente d’instituer, de déplacer ou de supprimer, selon ses caprices, des parties indispensables au fonctionnement de l’organisme humain » Carl G. Jung.

Il est désormais admis que le manque de communication entre les personnes est un obstacle qui empêche l’humanité de vivre en harmonie.

Le rythme auquel les personnes vivent dans les grandes villes commence à contaminer les petites villes, faisant ainsi obstacle à la communication traditionnelle fluide et directe.

Les innovations technologiques ont établi de nouvelles normes, et de nouvelles façons de créer des liens avec les autres. La communication virtuelle l’emporte sur la communication réelle.

Pour communiquer efficacement, nous avons besoin d’apprendre à écouter. Le dictionnaire Larousse nous donne la définition suivante du verbe écouter :  du bas latin ascultare, du latin classique auscultare

1. Prêter attention à ce que l’on entend
2. Prêter attention à ce que quelqu’un dit, et tenir compte d’un avis, d’un conseil, d’une proposition
3. Tendre l’oreille pour entendre quelque chose
4. En science médicale, l’auscultation est l’examen physique qui consiste à écouter les bruits du corps

Cependant, depuis le début du XXIème siècle, les personnes ne sont plus en osmose avec elles-mêmes (probablement parce qu’on n’a pas encore inventé la technologie qui permet de parler avec soi-même). 

Les inquiétudes de la vie quotidienne, le chômage, le fait d’assumer le rôle de parents, d’enfants ou d’employés, sont autant de facteurs qui attirent notre attention vers tout ce qui se passe à l’extérieur de nous.

Il existe une quantité incroyable de livres et de revues sur le soin corporel, mais bien souvent, nous continuons d’avancer sans écouter notre corps, jusqu’à ce qu’une maladie fasse son apparition.

Les personnes haut placées ou celles qui assument beaucoup de responsabilités ont tendance à ignorer les signaux que leur corps leur envoie, lorsque la maladie est en phase d’incubation. 

Elles ne prêtent donc pas attention aux symptômes qui affaiblissent le corps. Il arrive également que des personnes consultent plusieurs médecins dans l’espoir de trouver un remède immédiat, mais sans résultat.

Elles passent d’un spécialiste à l’autre, mais tous déclarent qu’ils ne trouvent aucune raison physique pour leur mal-être… jusqu’à ce qu’un médecin leur conseille de consulter un psychologue.

Beaucoup de personnes sont surprises face à une telle recommandation. De nombreux médecins refusent de reconnaître qu’il existe un composant psychologique associé à la manifestation de symptômes physiques.

Le corps crie ce que l’esprit cherche à taire

L’esprit communique à travers des images et des mots. Généralement, nous nous souvenons d’événements grâce, par exemple, à des films qui réveillent en nous des émotions réprimées. Les personnes qui refoulent ce qu’elles ressentent utilisent la rationalisation pour diminuer l’intensité de leurs sentiments.

Le corps s’exprime à travers la douleur, ou à travers des symptômes qui n’ont pas de cause physique. Les personnes qui dressent un mur les empêchant d’exprimer leurs sentiments ou leurs pensées, somatisent ce qu’elles taisent. 

Par exemple, les troubles gastriques sont associés à la colère, et les boutons d’acné se développent chez les personnes qui n’ont pas les capacités nécessaires pour créer des liens avec les autres.

En bref, ce qui va mal dans le corps est directement lié à ce qui va mal dans l’esprit, et ce qui va mal dans l’esprit se reflète très souvent de façon physique, que ce soit de manière directe ou indirecte.

La maladie ou la douleur corporelle est un appel à l’aide que notre corps nous envoie pour répondre à des besoins qui ne sont pas satisfaits. Il faut donc prendre le temps d’évaluer ces besoins.

D’un autre côté, la personne qui n’exprime pas ses émotions n’est plus en phase avec son corps. Elle est insensibilisée, mais ce qu’elle enfouit cherche à remonter à la surface.

La symptomatologie fait partie de l’ombre, c’est à dire cette partie que nous cachons à notre conscience. Les symptômes nous forcent à reconnaître cette partie que nous ne voulons pas voir. Le déséquilibre qui se crée se manifestera encore et encore, jusqu’à ce que nous y prêtions attention.

Les médicaments visent à calmer ou à faire taire les symptômes. Le fait de ne pas s’intéresser à leur signification réelle ne fera que déclencher l’apparition d’un autre problème de santé. 

Une maladie ou une douleur quelconque nous oblige à admettre qu’il nous manque quelque chose. En intégrant et en assimilant la signification d’un symptôme, nous pourrons entrer en harmonie avec notre vie.

Le fait d’admettre ce qui nous manque fait partie du processus d’individuation. Il est fondamental de faire attention au moment que nous sommes en train de vivre, lorsque le corps parle.

Pour parvenir à écouter le message porté par le symptôme, il faut se poser deux questions : Quel est son origine ? et Quel est son objectif  ? Rien n’arrive au hasard, tout arrive pour une raison ou pour une autre. 

Vous devez vous livrer à une analyse : quelle vie meniez-vous lorsque le symptôme est apparu pour la première fois ? Cette question vous permettra de faire une coupure dans votre ligne vitale.

Frida Khalo, la célèbre artiste mexicaine a créé les oeuvres les plus importantes de sa carrière lorsque le symptôme de sa maladie se manifestait avec de plus en plus d’intensité.

Son désir de maternité frustré, l’invalidité, et sa relation avec Diego Rivero ont été pour elle des évènements marquants. Pourtant, au milieu du chaos, sa créativité brillait. L’ombre vit la lumière.

La guérison pointe le bout de son nez lorsque nous remédions à ce qui nous manque ou à ce qui empêche notre développement.

Prenez le temps d’entrer en contact avec votre ombre dans les moments de douleur, ou lorsqu’un autre symptôme se manifeste. C’est l’occasion d’apprendre à vous connaître.

Écoutez votre corps, et ne créez pas une carapace autour de vous comme une tortue!

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