La phobie sociale, ou la peur d’être jugé

11, janvier 2017 dans Psychologie 159 Partagés

La phobie sociale est une peur irrationnelle qui suppose un grand mal-être dans les relations sociales. Ceux qui souffrent de cette phobie essaient de rester à l’écart et de s’isoler des autres, puisque tout type de relation et d’interaction avec les autres représente pour eux une source d’angoisse.

Ce type de phobie provque de nombreuses limites, puisque rien n’est plus basique que le contact humain ; en effet, nous avons besoin de communiquer avec les autres dans tous les domaines importants de notre vie, qu’il s’agisse du domaine professionnel comme du domaine familial. D’autre part, il est également indispensable de passer par la communication et le contact avec les autres afin de trouver l’âme-soeur, ou encore de se faire des amis.

Les personnes souffrant de phobie sociale fuient tout type de circonstances dans lesquelles elles se voient forcées d’interagir avec les autres. Cependant, dans de nombreux cas, cela n’est pas possible, et il ne leur reste alors pas d’autre solution que de faire face à des situations qui sont très difficiles à gérer pour elles, car elles ne peuvent s’empêcher de penser que l’on est constamment en train de les juger.


« J’ai appris que le courage n’est pas l’absence de peur, mais la capacité de la vaincre. »

-Nelson Mandela-


Comprendre la phobie sociale

Même s’il existe de nombreuses phobies, la phobie sociale est l’une des plus incomprises et des plus handicapantes. Tout événement social, toute fête, toute réunion – finalement, toute situation où il faut se montrer face à d’autres personnes – sont les expériences les plus redoutées. A trop anticiper ces situations, les personnes souffrant de phobie sociale alimentent une certaine sensation d’anxiété.

fobia-social-lobo

La peur profondément enracinée dans cette phobie, c’est celle de se retrouver dans des situations compromettantes, honteuses et humiliantes. Cette peur est liée aussi bien aux conséquences qu’elle peut avoir qu’à la croyance même de se sentir incapable de faire face à ces situations.

Les personnes souffrant de phobie sociale se sentent incomprises, et d’une certaine façon, marginalisées. Leur complexité et leur importance résident en le fait que la personne a besoin de ce contact social qu’elle cherche justement à éviter. Cela génère donc en elle toute une série de sensations désagréables.

Pour que cette phobie soit diagnostiquée comme telle, elle doit être limitante pour ceux qui en souffrent. De plus, elle doit interférer dans le vie de ces derniers d’une façon handicapante, générant chez eux un mal-être grave qui fait entrave à leur développement dans divers domaines de la vie quotidienne.

De possibles causes de la phobie sociale

Les causes de cette phobie peuvent être multiples, mais c’est au cours de l’adolescence qu’elle est le plus à même de se développer, peut-être en raison d’une surprotection des parents, par exemple. D’autre part, l’apparition de cette phobie peut également être due à un manque d’habilités sociales.

On est alors très anxieux à l’idée de devoir interagir avec quelqu’un, d’établir un contact ou de se rapprocher socialement de lui. L’activation psychophysiologique que l’on observe au cours de ces situations peut générer bien des symptômes tels que tachycardie, angoisse, tremblements, rougissement, bégaiement, ou encore sudation continue.

Il est préférable pour les personnes touchées par cette phobie de consulter un spécialiste, qui les aidera à travailler sur le contrôle de leur peur irrationnelle ainsi que du mal-être qui en découle.


Nous avons du mal à accepter et à exprimer nos besoins ; du fait de notre peur d’être jugé, nous jugeons les autres.


Notre peur d’être jugé

D’une façon ou d’une autre, nous avons tous peur que les autres nous jugent du fait de nos capacités, de nos actes ou de nos sentiments, qu’il s’agisse de nos capacités, actes ou sentiments passés, présents, voire même anticipés. On peut considérer la situation comme problématique à partir du moment où cette peur se met à être obsessionnelle, et du même coup, limitante et pathologique.

Bien souvent, nous nous plaignons de ne pas être compris par les autres et nous déplorons leur manque d’empathie, et ce sans même nous rendre compte du fait que ce sont pourtant bien notre propre attitude ainsi que nos propres actes qui génèrent cette solitude et qui promeuvent ce manque d’affection qu’au fond, nous réclamons.

mirando-tras-la-puerta

La conscience et l’introspection nous aident à ne pas tomber dans le piège consistant à penser que tout ce qui nous arrive est de la faute des autres. Cette façon de voir les choses et d’agir a des conséquences dont nous sommes responsable.


« Parfois, nous sommes trop têtus pour admettre que nous avons des besoins, car dans notre société, avoir besoin, c’est être faible. Quand on s’intéresse à notre colère, généralement, des sentiments tels que la dépression ou la culpabilité ressortent. Lorsque que l’on contient et que l’on intériorise notre colère, nos impressions sur le passé changent, et notre perspective de la réalité présente se déforme. Cette colère du passé se révèle alors être un problème non résolu et ce non seulement par rapport aux autres, mais aussi par rapport à nous-mêmes. »

-Elisabeth Kübler-Ross-


A découvrir aussi