Les personnes qui se croient importantes arrivent rarement aux sommets

· 24 juin 2017

Quand nous parlons d’arriver aux sommets, nous ne nous référons pas au fait de dépasser les autres grâce à des caractéristiques superficielles, comme être physiquement plus attirant/e ou avoir plus de succès professionnel. Arriver aux sommets implique beaucoup plus que tout cela : c’est pouvoir toucher le bien-être psychologique d’une manière plus authentique et profonde. Être heureux/se, c’est déjà arriver aux sommets, au plus précieux que l’on peut obtenir, pour savourer la vie avec goût.

Le concept qui consiste à se retirer de l’importance à soi-même va de pair avec l’acceptation inconditionnelle. Quand nous mincissons, notre ego et que nous nous voyons tout simplement comme nous sommes, nous fait annuler la pression qui nous fait essayer de paraître ou de donner une image exceptionnelle de nous.

L’être humain est courageux quand il est et se comporte comme lui-même, mais surtout dans sa capacité à aimer. Cela ne sert à rien d’avoir de nombreux diplômes, un joli physique ou une grande fortune si nous ne savons pas exercer l’amour, aussi bien dans la vie qu’avec le reste des êtres humains.

En réalité, les personnes que nous apprécions le plus sont celles qui se montrent authentiques, qui s’acceptent et qui sont sûres de qui elles sont. Elles essaient de s’améliorer mais ne se disent pas à elles-mêmes qu’elles ne devraient pas être ainsi car elles ne trouvent en elles aucune valeur positive. Quand nous nous montrons psychologiquement nu-e-s face au monde, que nous abaissons notre ego et que nous nous aimons tel-le-s que nous sommes, nous atteignons ce sommet si élevé, dont nous parlions.

Arriver aux sommets ne dépend pas de l’extérieur

Quand nous évaluons les autres en fonction de ce qu’iels possèdent et de ce qu’iels ont obtenu dans leurs vies, nous faisons une erreur. Nous pouvons faire une erreur encore plus grave quand nous nous évaluons notre-même en fonction de nos propres caractéristiques, ce qui fait que nous souffrons car nous ne nous acceptons pas tel-le-s que nous sommes à ce moment de la vie.

Ce qui est extérieur ne peut pas ajouter de valeur à quelqu’un. Tout comme l’arbre fruitier qui contient un fruit qui a un défaut et qui conserve sa valeur de toujours, les personnes ne basent pas leur valeur personnelle sur des actions ou quelque chose de ponctuel.

Heureusement, la capacité à donner de l’amour est quelque chose que, de manière innée, tout être humain possède. Peu importe que ce soit un-e politique, un-e balayeur-se, un-e informaticien-ne ou un-e top-model : chaque être humain a dans ses bagages l’amour pour la vie et pour les autres.

Même si vous pensez que les mauvaises personnes existent, vous vous trompez. Ce qui existe, ce sont les personnes qui se trompent ou qui sont malades, et qui n’ont pas appris à agir différemment. Si vous y réfléchissez un peu plus, vous vous rendrez compte que dans ces personnes, il y a un enfant qui ne souhaite que vivre, courir, rire et profiter.

Ainsi, comme tout être humain possède cette capacité précieuse, nous valons tou-te-s la même chose, peu importe l’origine ethnique, le sexe, l’intelligence ou l’argent.

Se visualiser dépouillé-e de toute importance

Pour se libérer des pressions qui consistent à penser que l’on doit avoir une certaine particularité, être de telle manière ou posséder telles choses, il est nécessaire de commencer à se visualiser dépourvu-e de tout ce que l’on pense qui va nous donner de la valeur. Ce sont des couches qui peuvent plus ou moins vous libérer de votre corps, mais qui disparaissent quand vous êtes nu-e.

Par exemple, si vous faites partie de ces personnes qui pensent qu’un bon physique détermine la valeur de quelqu’un, imaginez votre vie sans ce physique. Il s’agit de vous visualiser vous-même comme quelqu’un de disgracieux, mais d’extrêmement heureux, car un joli physique n’est pas nécessaire pour profiter de la vie.

Tout comme avec le physique, on peut appliquer le même raisonnement à d’autres caractéristiques extérieures, comme l’intelligence ou le succès. Si nous sommes capables de nous voir nous-même comme des êtres peu intelligents et heureux quand même, nous serons capable d’être un peu plus indépendants vis à vis de ces couches avec lesquels nous nous habillons et moins stricts envers ces formes imparfaites, qui loin d’être incapacitantes, sont présentes dans chaque corps et dans chaque âme.

Ainsi, si on se voit libre, on arrive aux sommets : à l’acceptation de soi et ainsi à la libération des faux besoins ou de la dépendance envers l’extérieur.

Nous serons heureux-ses indépendamment de ce que nous possédons. Nous serons en paix avec nous-même et également avec notre entourage car nous ne nous verrons pas dans l’obligation de créer une image déterminée pour que l’on nous accepte. Paradoxalement, les autres nous accepteront d’une manière plus réelle.

Ainsi, la clé du bien-être réside dans le fait de s’ôter de l’importance et de savoir se dire que, même si cela semble contradictoire, nous sommes des êtres précieux mais aussi peu importants, géniaux mais pas indispensables. Cela génère un repos mental : nous n’avons rien à démontrer, simplement nous aimer pour ce que nous sommes.

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