Nous vivons dans une bulle qui nous limite

· 11 novembre 2018
Sans même toujours nous en rendre compte, nous sommes parfois prisonniers de cette bulle dans laquelle nous vivons, qui nous isole complètement de la réalité.

Nous vivons tous dans une bulle où existent diverses restrictions et autres conceptions fragiles. Très fragiles, même. Car il est difficile de les maintenir lorsque nous ouvrons les yeux sur la réalité. Et que nous osons emprunter des chemins différents, loin des sentiers battus.

Souvent, nos points de vue réduits font que certains stéréotypes et préjugés se maintiennent. Par conséquent, nous ne voyons que ce que nous voulons voir.

Cependant, ce qui est certain, c’est que le monde est bien plus riche que ce que sont capables de nous révéler nos sens. En effet, ces derniers oeuvrent dans cette bulle dont nous vous parlions au début de cet article. Prenons un exemple pour mieux comprendre.

homme dans sa bulle

La bulle de l’équipe d’Argentine

L’équipe de football argentine se préparait depuis plusieurs années pour un grand championnat. Pas longtemps auparavant, les joueurs au maillot rayé avaient remporté la Coupe du Monde. Un jour, leur entraîneur leur prépara une session d’entraînement un peu plus longue que d’habitude, qui dura presque trois heures.

Les joueurs se plaignaient et n’appréciaient pas ce changement. Ce qu’ils ne se gardèrent pas de faire savoir à leur entraîneur. Ils ne comprenaient pas pourquoi des champions du monde devaient s’entraîner autant s’ils étaient déjà les meilleurs. Face à ces plaintes, l’entraîneur décida de suspendre l’entraînement et demanda à ses joueurs de rentrer à l’hôtel.

Connaissant bien leur entraîneur, les joueurs se doutèrent que les choses n’allaient pas en rester là. Et effectivement, elles n’en sont pas restées là. Le lendemain, tous furent réveillés à 5h du matin et rassemblés à la réception de l’hôtel. En montant dans le bus, tous pensaient que les attendait un entraînement difficile qui ferait office de punition pour l’attitude qu’ils avaient eue le jour précédent.

Cependant…

Le bus passa devant le camp d’entraînement, mais ne s’y arrêta pas. Il continua sa route vers le centre ville, puis finit par se garer face à une bouche de métro. Les joueurs ne reçurent alors qu’un seul ordre : celui d’observer. En un heure, ils virent des centaines de personnes descendre les escaliers de cette bouche de métro pour aller au travail. Toutes portaient des tenues vestimentaires humbles.

La plupart d’entre elles avaient un long voyage à effecteur avant d’arriver sur leur lieu de travail. Les attendaient ensuite une journée de travail chargée, et enfin le trajet du retour. L’entraîneur rappela aux joueurs que ces personnes ne gagnaient qu’un très faible pourcentage de leur salaire à eux, dont le travail consistait à s’entraîner 8 heures par jour. Il ajouta que la grande majorité de ces personnes, une fois rentrées chez elles, avaient encore à préparer le repas. Et à faire le ménage.

L’entraîneur sortit donc les joueurs de leur bulle, et les confronta à la réalité. Il s’agissait d’un appel à l’humilité. D’un rappel pour ceux qui avaient oublié que, bien que champions du monde, ils restaient les mêmes de ces personnes qu’ils voyaient. Les mêmes que ces personnes qui se levaient pour partir travailler alors que leurs enfants n’étaient pas encore réveillés. Et qui rentraient à la maison quand ils étaient déjà couchés.

femme dans sa bulle

Notre bulle

Nous avons tous, à un moment ou un autre de notre vie, été à la place des joueurs de l’équipe d’Argentine. Nous avons tous sapé notre humeur ou celle des autres avec des plaintes qui étaient loin d’être justes face à un exercice : celui de sortir de notre bulle. De regarder en face de nous et de voir les autres comme nos semblables. De nous considérer comme les égaux à tous ces êtres humains qui sont dans une situation bien pire que la nôtre.

Il s’agit d’une piqûre de rappel. D‘un appel à l’attention. Afin que nos aspirations ne finissent pas par nous rendre aveugles. Et par génér ainsi une frustration dont on se rend compte qu’elle est vide de sens quand nous regardons bien en face la réalité, à 6h du matin, face à une bouche de métro.