Je ne suis pas le résultat de mes expériences, je suis ce que j’ai décidé d’être

· 25 novembre 2016

Je ne me réduis pas uniquement à mes batailles perdues ou à mes heures de chagrin. Je refuse d’être une part de ceux qui m’ont fait du mal.

Ce que me reflète le miroir aujourd’hui, c’est l’attitude face à ce passé que, loin de vouloir effacer, j’accepte et je surpasse afin d’être une personne plus belle, plus forte et plus digne.

Selon Boris Cyrulnik, célèbre neurologue, psychiatre et éthologie français, la résilience est comme un pull en laine que l’on a tricoté sans le savoir tout au long de notre passé.

Chaque fil qui le forme et le définit est une émotion, une pensée, une conduite positive et courageuse qui nous a permis d’être vraiment ce que l’on désire et ce que l’on mérite : une personne plus forte.

 


Cher passé : aujourd’hui, tu ne me fais plus mal, tu ne m’empêches plus de dormir ni ne me tourmente. Je suis plus fort que toutes les blessures que tu m’as infligées, et loin de te regarder les yeux emplis de larmes, je suis maintenant tel que je veux être : quelqu’un de plus beau qui sourit avec passion au présent.


 

Des approches telles que la psychologie de la Gestalt nous apportent des stratégies très intéressantes à ce sujet.

Pour les gestaltistes, la seule expérience qui compte est celle de vivre dans le moment présent, en pleine conscience de nous-même. Or…quelle est donc la place de notre passé ?

Le passé existe, et il est très important car il peut déterminer aussi bien la réalité que la qualité de notre présent.

C’est pourquoi nous devons nous montrer responsable en gérant ces conflits qui, d’une certaine façon, troublent notre équilibre sur le moment. Nous vous invitons à réfléchir à ce sujet.

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Je ne suis pas simplement réduit à mes expériences

Vous n’êtes pas cette voix qui, lorsque vous étiez enfant, vous criait constamment que vous étiez bête et que vous n’agissiez jamais bien.

Aujourd’hui, vous êtes cette attitude face à ce souvenir, à ce passé. Vous êtes la personne qui s’est prouvée à elle-même qu’elle est habile, et capable de faire les choses bien.

Entre l’expérience traumatique du passé et la réaction du présent s’ouvre le chemin d’une lutte personnelle délicate et profonde.

Il s’agit simplement de « recoudre » chaque jour nos morceaux cassés et nos blessures grâce aux fils de l’estime de soi, aux boutons de l’espoir et à ces fils de la résilience que définissait le docteur Cyrulnik.

Guérir les coeurs brisés et les âmes emplies de chagrin, cela ne se fait pas du jour au lendemain.

Le temps, contrairement à ce que la plupart des gens pensent, n’efface pas la souffrance du passé, de même qu’il ne la modifie pas non plus.

En fait, le temps nous transforme. Les gens qui auront pu gérer correctement cette expérience compliquée avanceront vers leur horizon personnel de façon plus mature, plus courageuse et renouvelée.

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Au contraire, ceux qui s’accrochent à leur passé de façon aveugle et obsessive perdent leur futur. Ceux qui s’obstinent à se submerger de nouveau dans leurs trous obscurs, dans les voix qui ont crié sur elles ou dans les visages qui leur ont fait du mal, tomberont dans une agonie psychique complexe.

Dans un labyrinthe personnel très douloureux. Nous vous offrons, dans la suite de cet article, des stratégies efficaces qui peuvent vous permettre de l’éviter.

L’art de naviguer sur les flots

Si on considère que la vie, c’est comme un voyage sur une rivière, on comprendra alors que peuvent apparaître ces flots intenses où la force de l’eau peut nous gêner, voire même nous noyer.

L’art de naviguer sur ces eaux, parfois calmes et parfois pleines d’imprévus, requiert par dessus tout d’être un habile stratège au niveau émotionnel.

Nous devons avoir conscience du fait que face à l’adversité, notre cerveau réagira de façon primaire et via des mécanismes de défense très spécifiques tels que le stress, cette réponse cognitive basée sur la peur, ou encore le manque de défense ainsi que cette tendance à anticiper le futur de façon négative.

Lorsqu’on ne parvient pas à gérer cette situation, on devient alors une feuille fragile portée de façon chaotique par le courant de la rivière et le vent.

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L’art du bon navigateur requiert de savoir garder l’équilibre. L’inquiétude, le bruit de la pensée négative, les peurs ou le ressentiment sont comme des pierres dans le coeur qui nous mèneront irrémédiablement à nous noyer dans les rivières de notre vie. Ne permettez pas cela.

  • Selon la Gestalt, il est nécessaire de prendre conscience de ces faits du passé qui nous troublent dans le présent. Il faut les émietter et les placer sous notre microscope afin de comprendre de quelle façon ils nous affectent dans le moment présent.
  • Une fois qu’on a pris pleine conscience de la façon dont ils nous déforment et dont ils nous éloignent de ce que l’on aimerait vraiment être à ce moment présent, il nous faut les affronter.
  • Dîtes-vous que vous n’êtes pas vos erreurs d’hier. Vous n’êtes pas cette personne qui vous a sous-estimé ou qui vous a abandonné pour un.e autre. Regardez-vous maintenant dans le miroir, et pensez à qui vous voudriez vraiment être.
  • Nous sommes tous notre attitude face à la vie, pas un simple résultat de tout ce qui nous est arrivé. L’esprit interprète, évalue et affronte chaque acte vécu via l’estime de soi, la résilience et l’espoir.

Mettez cela en pratique, ne vous limitez pas seulement à « vous laisser porter » par les canaux de cette rivière.

Battez-vous chaque jour pour ce que vous voulez être et n’oubliez pas que parfois, mieux vaut oublier ce que vous ressentez et vous souvenir de ce que vous méritez vraiment.