Naître pervers

· 5 avril 2015
La définition de la « perversion » présente de grandes difficultés. Au début, elle fut associée, de manière erronée, à de supposées « dérives sexuelles », mais cette façon de voir est aujourd’hui exclue. La psychiatrie a adopté, pour les cas en lien avec des situations sexuelles, les termes de dysfonctions ou de paraphilie.
Il a été vérifié que dans les manuels de diagnostic des troubles mentaux, la dénomination perversion pour les paraphilies et les dysfonctions sexuelles a été écartée.

Comment pense une personne perverse ?

Une personne perverse est toujours guettée par des pensées obsessionnelles et destructives car elle considère que les attitudes humaines ne sont pas sincères.
Evidemment, c’est une condition anormale de la personnalité, dans laquelle le/la pervers(e) développe une destruction vis à vis de ses semblables à travers des pensées et des actes à caractère malin. 

De nombreuses études scientifiques indiquent que la conduite perverse est généralement congénitale, mais affirment que le manque d’affection durant l’enfance rend la personne plus encline à développer un esprit aux caractéristiques perverses.

Le pervers développe une personnalité conflictuelle, ses fantasmes sont toujours conscients et il a toujours pour objectif de faire du mal, d’humilier et de vexer les autres.
Dans les cas où cela est associé à une perversion sexuelle (ou paraphilie), il est indispensable pour le pervers d’avoir un terrain sur lequel développer son désir de destruction et son activité aux connotations obscènes, ou du moins transférer à cet endroit les frustrations qu’il a ressenties, de manière réelle ou de manière fictive, pendant son enfance et son adolescence.

Quand la victime du pervers est soumise et humiliée, ce dernier ressent des sentiments de victoire, de domination et de supériorité. En définitive, il a besoin de se sentir vengeur et non victime. 

Dans les cas de paraphilies, le psychanalyste interprète la perversion comme une des valeurs des structures nosographiques : perversion, névrose et psychose.
Un pervers développe une conduite psychopathe, dans une certaine mesure, qui se manifeste de l’enfance à l’âge adulte, dans le milieu familial, le milieu professionnel etc.

Il présente des traits d’agressivité et d’égoïsme, et une communication avec son entourage très pauvre voire nulle. Il se révèle inadapté et impulsif, alors qu’il poursuit la perfection dans toutes ses entreprises.

L’augmentation de la malignité de ces sujets, selon les psychiatres, est souvent associée à un isolement émotionnel, qui s’alimente par un ressentiment social ou affectif, de la haine, des échecs dans les finances etc.

Il n’existe pas de remède pour l’esprit pervers 

Chez une personne perverse, il y a pas de retour en arrière : la possibilité d’une cure n’est pas possible.
Il faut entreprendre un traitement qui commence par faire comprendre au pervers qu’il souffre d’une pathologie et que le traitement pharmacologique et institutionnel et la rééducation des émotions, soit le chemin à suivre.

Les images radio-diagnostiques du cerveau indiquent que chez les personnes pathologiques, certaines zones liées aux émotions, montrent un certain degré de détérioration.
C’est pour cela que des anti-dépresseurs et des anti-psychotiques sont proposés comme faisant partie du traitement.