Mythes sur les personnes célibataires

24 novembre 2019
Le mariage n'est pas une panacée, de même que le célibat n'est pas un cauchemar. Même si de nombreux mythes sur les personnes célibataires ont la peau dure, ce qui est certain, c'est qu'aujourd'hui, il y a de plus en plus de personnes qui optent pour cette alternative de manière libre et consciente.

Même si nous vivons aujourd’hui à une époque où de nombreux tabous se sont brisés en ce qui concerne la famille et le couple, curieusement, subsistent toujours de nombreux mythes sur les personnes célibataires. En réalité, il y a encore peu de temps, on considérait le célibat comme une sorte d’échec. On supposait en effet que ce qui était « noral » et désirable consistait à trouver un partenaire. A fonder une famille et à vivre heureux pour toujours.

Or, la visibilité qu’a acquis la vie amoureuse et familiale n’est pas synonyme de succès. En effet, l’échec concerne aussi le couple et la famille et, de fait, les effets de la désillusion dans ces cas-là ont une grande portée. Un tel phénomène a commencé à ébranler les mythes sur les personnes célibataires.

Bien sûr, être en couple peut beaucoup nous apporter ; cependant, cela n’implique pas que ce soit indispensable. D’où le fait que de nombreuses personnes aient décidé de rester en marge de ces engagements. Pour autant, certains mythes sur les personnes célibataires, tels que ceux que nous vous présentons dans la suite de cet article, perdurent.

Les personnes célibataires qui ont choisi de l'être sont heureuses

Les personnes célibataires sont moins heureuses

Il s’agit là d’un des mythes sur les personnes célibataires les plus répandus. Beaucoup pensent en effet que le fait de ne pas vivre en couple génère un certaine amertume. Certes, c’est un fait que l’amour, et surtout lors dela première phase, est un état d’euphorie et d’enthousiasme en essence.

Cependant, les couples qui vivent ensemble ne passent pas toute leur vie dans cette phase. Il y a en effet, avec le temps, de nombreux compromis à faire pour s’adapter, et aussi une infinité de moments d’amertume à surmonter. Il en va de même pour une personne célibataire. Elle peut être aussi heureuse ou malheureuse qu’une personne mariée. Tout dépend de comment elle gère ses ressources et les circonstances.

La solitude, un des mythes sur les personnes célibataires

Vivre seul, ce n’est pas la même chose qu’être seul. De même que vivre en couple ne signifie pas forcément se sentir accompagné. Nous sommes tous seuls dans une certaine mesure, et les liens que nous tissons avec les autres nuancent cette solitude mais ne la font pas complètement disparaître.

Il peut arriver qu’une personne célibataire se sente moins seule qu’une personne en couple. Parfois, le mariage limite les relations sociales des conjoints. L’attention est souvent fondamentalement dirigée sur le partenaire et les enfants, au détriment des amis ou de la famille. Les personnes célibataires, en revanche ont plus de place et de temps à consacrer à l’établissement et au maintien de liens significatifs.

Elles ne sont pas mariées, mais elles aspirent à l’être un jour

C’est un de ces mythes sur les personnes célibataires qui subsistent, car il part de l’idée que le célibat est une déficience. Pourtant, beaucoup d’hommes et de femmes dans le monde ont décidé librement et de manière consciente de ne pas vivre en couple.

Cela est dû au fait que les modes de vie actuels se sont grandement diversifiés. En effet, certains veulent passer toute leur existence à voyager ; d’autres préfèrent se consacrer à leur travail ; il y a aussi ceux qui, tout simplement, n’ont toujours pas rencontré LA personne qui leur donne envie d’opérer un changement radical dans leur style de vie. Les personnes célibataires ne sont donc pas nécessairement animées par un désir de se mettre en couple.

Elles sont égocentriques

Bella DePaulo, docteure en Psychologie de l’Université de Havard, a écrit un livre intitulé Singled Out: How singles are stereotyped, stigmatized and ignored, and still live happily ever after (en français, « Le stigmate du célibat, ou comment les célibataires sont stéréotypés, stigmatisés et ignorés, mais qu’ils vivent tout de même heureux »).

Dans cet ouvrage, DePaulo nous donne diverses informations intéressantes concernant les mythes sur les personnes célibataires. Par exemple, il est établi que 30% des personnes mariées sont disponibles pour aider leurs amis et membres de leur famille, ainsi que pour servir des causes humanitaires. En revanche, chez les personnes célibataires, ce pourcentage est de 70%.

Deux amies qui sont des personnes célibataires et heureuses de l'être

Les personnes célibataires sont soit des vieux garçons/vielles filles, soit homosexuelles

Les expressions « vieux garçon » ou « vieille fille » ont une connotation péjorative. Elles ont en effet tendance à désigner les personnes qui, à un certain âge, ne sont toujours pas mariées. Cependant, cette étiquette est liée à une mentalité anachronique. D’un autre côté, s’est aussi grandement diffusée l’idée consistant à penser que, si une personne reste célibataire, c’est probablement qu’elle « n’est pas sortie du placard ».

Dans les deux cas, ce qui prime, c’est le préjugé. Ce qui auparavant était « bizarre » est aujourd’hui une tendance croissante. L’oeuvre de DePaulo nous signale que de nos jours, et pour la première fois dans l’histoire, il y a plus de personnes célibataires que de personnes mariées en Grande Bretagne : en effet, elles représentent une proportion de 51%. D’autre part, aux Etats-Unis, il y a 41% de personnes célibataires.

Et dans des pays tels que le Chili, elles représentent 30% de la population nationale. Il n’est pas bon de rester célibataire si on souffre de ne pas être en couple. De même qu’il n’est pas non plus une bonne idée de se marier uniquement parce que l’on pense communément qu’il est « correct » d’être marié. Nous vivons en des temps plus flexibles, dans ces schémas mentaux qui comptent de plus en plus.

 

Barragán, M. A. (2003). Soltería: elección o circunstancia: un nuevo estilo de vida se impone en el siglo XXI. Editorial Norma.