Les préjugés sexistes dans la société d’aujourd’hui

30 août 2019
Les préjugés sexistes ont considérablement évolué ces dernières années. Parmi les théories actuelles, la distinction faite par les psychologues Swin, Aikin, Hall et Hunter se distingue.

Le sexisme est une attitude basée sur l’infériorité supposée des femmes en tant que groupe. Ce comportement s’est développé tout au long de l’histoire à travers des facteurs sociologiques, au point d’opprimer complètement les femmes simplement parce qu’elles sont des femmes.

Actuellement, cette attitude ne s’exprime généralement pas ouvertement dans de nombreuses sociétés occidentales ; dans la plupart des collectifs, il s’agit de l’éviter ou de lutter contre elle. Cependant, dans une grande partie du monde, tout comme le machisme, le sexisme reste profondément ancré.

Les préjugés sexistes ont considérablement évolué au cours des dernières décennies. Parmi les théories actuelles, la distinction faite par les psychologues Swin, Aikin, Hall et Hunter se distingue. Voici plus de détails ci-dessous.

Une femme victime de préjugés sexistes

 

Les théories actuelles sur les préjugés sexistes

Tout d’abord, nous devons faire la différence entre le sexisme ancien et le sexisme moderne. Le sexisme ancien serait la conception traditionnelle du rôle des femmes comme étant inférieur à celui des hommes. Le sexisme moderne, en revanche, se caractérise principalement par l’opposition aux revendications féministes. Cette attitude repose sur la conviction que les femmes ne font plus l’objet de discrimination, de sorte que toute politique ou action féministe serait inutile.

En outre, ce que l’on appelle néosexisme a récemment fait son apparition. Cette théorie reflète le conflit qui existe chez beaucoup de personnes : les valeurs égalitaires envers les femmes par opposition aux sentiments de supériorité masculine que l’on éprouve encore envers elles.

Les psychologues Glick et Fiske ont tenté d’appliquer au sexisme une analyse similaire à celle des théories contemporaines sur les préjugés raciaux. Cependant, la particularité de la relation entre hommes et femmes rend difficile l’application des théories de préjugés racistes aux sexistes.

Il existe un paradoxe : la relation entre les hommes et les femmes a été dominée et subordonnée, mais ce type d’interaction n’a pas empêché la formation de relations intimes et familiales. Les hommes ont été capable de rejeter les femmes dans leur travail, mais de les accepter à la maison. L’ambivalence envers les femmes se reflète clairement dans l’ambivalence raciale.

La théorie du sexisme ambivalent

Développée par Glick et Fiske (1996-2001), c’est la théorie la plus influente sur le sexisme aujourd’hui. Comme il le mentionne à juste titre, elle est fondée sur l’ambivalence. Les relations entre les hommes et les femmes, tout au long de l’histoire et aujourd’hui, ont été caractérisées par la dépendance. En ce sens, deux types de sexisme coexisteraient :

  • Le sexisme hostile : c’est au travers de celui-ci que les femmes sont considérées comme un groupe subordonné et qui légitime le contrôle social exercé par les hommes. Les femmes sont évaluées négativement comme étant inférieures
  • Le sexisme bienveillant : ce serait le comportement qui idéaliserait les femmes en tant qu’épouses, mères et objets romantiques. En réalité, cela présuppose aussi l’infériorité des femmes en considérant qu’elles ont besoin d’un homme pour prendre soin d’elles et les protéger

Dans le cadre du sexisme bienveillant, on évalue positivement la femme comme différente, mais on l’encadre aussi dans certaines fonctions ; dans le sexisme hostile, on lui attribue des caractéristiques pour lesquelles on la critique. En fin de compte, les deux formes visent à légitimer et à renforcer l’inégalité entre les sexes.

L'inégalité entre les hommes et les femmes et les préjugés sexistes

Le féminisme et la lutte pour l’égalité

Aujourd’hui, en raison du développement des droits fondamentaux dans de nombreuses sociétés (principalement occidentales), le féminisme et la lutte pour l’égalité sont en hausse.

Le féminisme est un mouvement social et politique, né à la fin du XVIIIème siècle, qui implique la prise de conscience des femmes en tant que groupe. Les femmes, à travers le mouvement, font entendre la voix de l’oppression, de la domination et de l’exploitation dont elles ont été et continuent d’être l’objet dans le patriarcat. Le féminisme passe à l’action pour la libération de leur sexe.

Il y a encore beaucoup d’inégalités dans le monde. Les préjugés sexistes, la violence de genre ou les crimes sexuels sont des actions qui continuent à se manifester jour après jour. Il est donc important d’être conscient de la réalité et d’agir pour la changer.

Il existe des mesures juridiques pour prévenir et combattre les crimes haineux liés à la violence de genre et aux infractions sexuelles. Cependant, la chose la plus importante dans ce sens n’est pas de punir, mais d’éduquer. Il est essentiel d’enseigner dès le plus jeune âge que le respect, la tolérance et l’égalité sont des droits fondamentaux. De cette façon, le développement d’une société sans jugement peut être encouragé.

 

  • Vázquez Botana, Alexandra; Gómez Jiménez , Ángel. Editorial Sanz y Torres. Psicología social.
  • Género e igualdad de oportunidades: la teoría feminista y sus implicaciones ético-políticas. http://www.biblioteca.uma.es/bbldoc/tesisuma/1676206x.pdf