Le structuralisme : définition et idées clés

21 mars, 2021
Le structuralisme, en tant que courant de connaissances, propose que tout ce que les êtres humains disent, font, pensent ou ressentent est soutenu par une structure de règles communes sous-jacentes. Plongez dans l'étude de cette philosophie intéressante.

L’analyse de l’expérience humaine, du langage et de la culture a été fondamentale pour nous connaître en tant qu’espèce. Plusieurs approches convergent sur ce point et s’efforcent de comprendre les règles qui régissent la pensée et l’action humaines. L’une des plus importantes est le structuralisme.

Il s’agit d’une approche de la recherche et de la réflexion en sciences sociales qui a émergé au milieu du XXe siècle en Europe. Cependant, on considère généralement que ses fondements ont été posés dès 1916, dans l’ouvrage Cours de linguistique générale rédigé par le philosophe Ferdinand de Saussure. Nous examinons ici les idées les plus importantes de cette école de pensée.

“La science est une exploration de questions très difficiles.”

-Noam Chomsky-

La définition du structuralisme

Le structuralisme est un mouvement qui se concentre de manière particulière sur la science d’un point de vue social. Son travail se caractérise par l’attribution d’un rôle central au langage en tant que colonne vertébrale du développement de notre activité.

L’émergence et l’expansion du structuralisme ont été très importantes pour la constitution des principaux courants de pensée du monde actuel. Bien qu’il ne soit pas aussi connu que d’autres mouvements, ses répercussions se font sentir dans diverses disciplines, comme l’anthropologie et la sociologie.

L’impact de cette discipline ne se limite pas à la sphère théorique. Elle a également des implications importantes dans la pratique. Le linguiste Ferdinand de Saussure a jeté les bases de la perspective structuraliste en considérant la nécessité de construire des simulacres logiques qui nous permettent de comprendre les faits de la vie sociale.

C’est-à-dire des ensembles de règles implicites qui régissent le fonctionnement de l’humain, notamment en ce qui concerne les significations du langage. Cependant, ses idées n’ont pas été pleinement développées avant les années 1960.

Ainsi, en guise de conclusion à cette section, nous définirons le mouvement structuraliste comme l’approche méthodologique et théorique qui met en avant la maxime selon laquelle dans tout système socioculturel, il existe des structures ou des formes d’organisation qui conditionnent ce qui se passe au sein de ce système.

L’intérêt de ce courant n’est autre que d’étudier ces structures spécifiques et d’analyser le lien qui les unit, en observant comment elles façonnent les différents systèmes socioculturels et l’activité qui gravite dans leur zone d’influence.

Les idées clés du structuralisme

Le terme et son approche peuvent nous effrayer. Toutefois, lorsque ses idées clés sont connues et qu’une carte est établie à partir d’elles, comprendre les hypothèses avec lesquelles il fonctionne n’est pas un si grand défi.

D’autre part, il suffit de regarder notre société et de la comparer à d’autres pour trouver les structures qui les différencient. L’une des propositions centrales du structuralisme est, à cet égard, que ces différences nous définissent et sont à l’origine d’une grande partie de ce qui se passe autour de nous.

L’observation

La principale méthode d’investigation du structuralisme est l’observation. Cependant, il ne cherche pas à diviser la réalité en petites parties pour mieux les voir. Au contraire, il tente de comprendre la culture dans son ensemble, en appréhendant également les relations entre ses différents éléments.

La langue en tant que système

Dans cette théorie, la langue est un système formé par un ensemble d’unités articulées. En d’autres termes, la langue est comprise comme un ensemble d’éléments ayant des relations fonctionnelles différentes entre eux. Ainsi, pour les structuralistes, le langage est plus que la simple somme de ses parties ; c’est comme un processus “émergent”.

Approche descriptive et méthode inductive

Ce mouvement réalise des études à partir d’une approche descriptive, pour laquelle il analyse les structures sociales et les relations qui s’établissent entre elles, parvenant ainsi à une description de celles-ci. En outre, il recourt à la méthode inductive, fondant des théories à partir de preuves trouvées dans la société.

Un groupe d'amis.

La perspective méthodologique du structuralisme

Le structuralisme est capable, par lui-même, d’offrir une méthodologie qui apporte des perspectives et des approches aux autres sciences humaines. C’est pourquoi son influence sur la linguistique, l’histoire ou l’anthropologie culturelle est si importante.

Un autre aspect du contexte du mouvement structuraliste réside dans ses antécédents. Auparavant, en France, l’existentialisme prenait de l’ampleur – sous l’influence de Sartre – ce qui permettait d’aborder l’humain de manière totalement différente.

Mais quelque chose a changé dans les années 1960, lorsque le philosophe de Saussure s’est penché sur le marxisme et a généré le contexte qui a conduit à la naissance du structuralisme en tant que tel. Depuis, d’importants philosophes et anthropologues ont fait partie du mouvement, comme Noam Chomsky, Jean Piaget ou Claude Levi Strauss, parmi beaucoup d’autres.

Comprendre leur travail peut nous aider dans notre croisade, en tant qu’êtres humains, pour mieux comprendre le monde qui nous entoure aujourd’hui. Il ne faut pas non plus oublier que ce mouvement est né dans un contexte très spécifique : l’apogée du marxisme.

Cependant, ce denier courant montre une notion de la science quelque peu différente de la première. Ses ramifications philosophiques sont également différentes.

  • J.M. Auzias, El estructuralismo, Alianza, 1970.