Le destin ne rend pas visite à domicile

· 14 août 2018

Le destin, aussi appelé sort, fatum ou étoile, ne nous rend pas visite à domicile. Si nous voulons le croiser, nous devons sortir le chercher. Car même si nous pensons que la réalité est là pour satisfaire nos désirs comme par magie, nos envies ne deviendront pas réelles à moins de faire des efforts pour les réaliser. Parfois, ceci n’est même pas suffisant.

Je crois que les meilleurs moments de notre vie sont généralement ceux où nous prenons les commandes de notre vie. Ceux au cours desquels nous agissons en prenant des décisions et acquérons, d’une certaine façon, le contrôle de notre destin. Au lieu de prier l’univers ou d’espérer que les planètes s’alignent, nous devons nous demander ce que nous voulons vraiment atteindre. Une fois que nous le saurons clairement, il sera temps de commencer à travailler pour suivre ce chemin vers nos buts.

« Cherchez-vous un destin, celui que vous voulez, car vous ne saurez jamais à quel moment la mort arrivera. »

-Anonyme-

Nous écrivons notre destin avec nos décisions

Nous créons notre destin à chaque pas que nous effectuons et avec chaque choix que nous faisons. Malgré tout, trop de gens pensent qu’il suffit de se laisser porter et de souhaiter quelque chose pour que celle-ci se produise. Selon moi, ce n’est pas vrai. La seule façon d’avoir ce que nous voulons est de lutter pour l’obtenir.

le destin et le ciel

Par ailleurs, certains croient que chaque personne vient au monde avec un destin spécifique. Selon cette idée, nous avons tous quelque chose à réaliser, un message à remettre ou un travail à compléter. Nous ne serions donc pas là par accident mais aurions un but dans notre existence.

Mais peu importe ce que nous pensons ou non. En fin de compte, chacun a son propre destin, celui créé sous les fils de nos décisions. L’unique impératif est de le suivre, de lutter pour lui, de l’accepter. Chacun de nous doit faire ce qu’il pense être le plus juste à chaque moment de sa vie.

« Vous devez croire en quelque chose: votre instinct, la vie, le karma, n’importe quoi. Cette perspective ne m’a jamais déçue et a marqué toute la différence dans ma vie. »

-Steve Jobs-

Le destin : superstition ou réalité ?

Voici une histoire qui analyse la façon dont le destin peut influer ou non sur notre vie. Nous espérons qu’elle vous plaira.

David était un homme très pieu et observateur. Un juif dévot et croyant. Une nuit, tandis qu’il dormait, un ange apparut dans ses rêves.

-David, lui dit l’ange, je viens du ciel pour t’accorder un vœu. Dieu a décidé de te récompenser et il m’envoie te porter ce message. Tu peux demander ce que tu veux: quand tu te réveilleras, tu l’auras. À ton réveil, tu te souviendras de tout ce qui s’est passé et tu sauras que ce n’est pas le fruit de ton imagination. Alors, dis-moi. Que désires-tu par-dessus tout ?

David réfléchit un moment et se souvint qu’une chose le hantait dernièrement. Il s’agissait de sa propre mort. Il demanda donc la chose suivante :

-Je veux que tu me dises exactement quand et à quelle heure je vais mourir.

Après avoir entendu cela, l’ange pâlit et hésita.

-Je ne sais pas si je peux te le dire.

-Tu m’as dit que tu pouvais tout exaucer. Or, c’est ce que je veux.

-Je t’ai aussi dit qu’il s’agissait d’une récompense et si je te révèle ce que tu me demandes, tu vivras malheureux en comptant les jours qu’il te reste jusqu’à ta mort, dit l’ange. Ce ne sera pas un cadeau mais une punitionChoisis autre chose.

David réfléchit à nouveau. Mais quand l’idée de la mort se faufile dans votre tête, il est parfois difficile de la faire disparaître.

-Dis-moi, dans tous les cas, à quel moment je vais mourir.

L’ange se rendit compte qu’il ne pouvait rien faire pour lui sortir cette idée de la tête. S’il ne lui répondait pas, il ne remplirait pas sa mission, qui était de récompenser David. Par conséquent, il accepta à contrecœur.

-Etant donné que tu es un homme bon et un bon croyant, tu auras l’honneur de faire partie des élus qui meurent le jour le plus saint de la semaine. Tu mourras au moment du Shabat.

Puis l’ange partit. David dormit paisiblement jusqu’au petit matin.

À son réveil, comme l’ange le lui avait dit, il se souvint de son rêve. Il se sentit chanceux d’être le seul homme à savoir quand il mourrait, c’est-à-dire un samedi.

Les jours suivants se déroulèrent tranquillement. Du moins, jusqu’au vendredi. Tandis qu’il se préparait pour l’arrivée du samedi, David commença à trembler.

Et si c’était ce samedi ? Est-ce la raison pour laquelle l’ange était apparu cette semaine? Et pourquoi donc irait-il au temple le dernier jour de sa vie ? S’il devait mourir, il préférait rester chez lui. David comprit qu’il avait commis une erreur. Il savait une chose qu’il aurait préféré ignorer car cela ne lui apportait que de la souffrance, tout comme à ceux qui l’entouraient et l’aimaient.

L’homme crut finalement trouver la solution. Il lirait la Torah de la nuit du vendredi à la nuit du samedi car personne ne peut mourir en lisant le livre sacré juif.

Et c’est ce qu’il fit. Deux ou trois mois passèrent puis, un samedi matin, tandis que David lisait le livre sacré, il entendit par la fenêtre la voix de quelqu’un qui criait désespérément :

Au feu ! Au feu ! La maison est en feu. Sortez! Il y a le feu… Vite…!

C’était le Shabat et David se souvint du message de l’ange. Mais il se rappela aussi que le Zohar assurait qu’il serait en sécurité tant qu’il lirait la Torah. Pour s’en convaincre, il se répéta intérieurement :

-Rien ne peut m’arriver, je suis en train de lire la Torah.

Mais les voix de la rue se faisaient de plus en plus insistantes. Que ceux qui sont dans la maison sortent ! Vous m’entendez ? Sortez vite, après ce sera trop tard !

les escaliers du destin

David trembla. Ceci lui arrivait parce qu’il avait essayé de se jouer du destin et avait voulu essayer de sauver sa vie. Il allait mourir, victime de sa tentative de se sauver.

-Il n’est peut-être pas trop tard, se dit-il. Puis il referma le livre, regarda l’escalier et vit que le feu n’avait pas encore atteint cet endroit. Il descendit les marches en essayant d’esquiver une mort certaine, courut et se mit à les descendre deux par deux. C’est alors qu’il trébucha et dévala l’escalier jusqu’au sol, où sa tête heurta la dernière marche.

Il mourut sur le coup, le jour du Shabat, sans savoir que l’incendie avait lieu dans la maison d’en face et qu’il n’aurait jamais atteint la sienne. Son inquiétude à propos du destin l’avait fait mourir prématurément.