Comment l’attitude mentale affecte-t-elle la capacité à résoudre des problèmes ?

12 juillet 2016 dans Emotions 10 Partagés

Parfois, résoudre le plus simple des problèmes peut se transformer en vrai parcours du combattant.

Cela peut arriver car nous traversons une mauvaise journée, même si la plupart du temps, la difficulté à résoudre un problème provient plutôt de notre attitude mentale, c’est-à-dire de la manière dont nous affrontons les difficultés.

Appliquer les solutions qui ont fonctionné par le passé aux problèmes qui ont des caractéristiques similaires est, sans aucun doute, très intelligent.

Cependant, insister dans cette stratégie alors que cela ne fonctionne pas est une attitude très négative, qui va nous empêcher d’avancer.

Ainsi, il est tout aussi intelligent d’utiliser ce type de stratégie au début et de savoir y renoncer pour en chercher une autre, quand c’est nécessaire.

Comment l’attitude mentale affecte-t-elle votre capacité à résoudre des problèmes ?

Une bonne attitude nous fait économiser beaucoup de temps lorsqu’il s’agit de résoudre des problèmes.

La première étape de cette attitude constructive passe par l’affrontement actif, et non pas par l’évitement ou la tentative d’ignorance.

Dans certaines phases déterminées d’un problème, il est évident que le mieux est d’attendre, la suite des événements ne dépend pas toujours de nous et il ne sert à rien de forcer la situation.

Pourtant, attendre n’est pas souvent la décision que prend une personne lambda.

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La deuxième étape qui caractérise une bonne attitude est la décision d’être pro-actif face à un problème et d’assumer la responsabilité de trouver une solution, que ce soit pour le faire disparaître ou pour, si nous avons de la patience, lui trouver une place dans notre esprit de manière à ce qu’il nous affecte le moins possible.

La troisième étape consiste à construire un plan d’action. Une feuille de route qui, une fois tracée, libère une grande partie des ressources mentales mobilisées pour affronter spécifiquement le tronçon de problème ou la phase que nous vivons présentement.

En plus, cela nous libère du stress induit par le fait de tout affronter d’un coup. En effet, nous ne nous obstinons pas à manger une pomme en voulant d’introduire en entier dans la bouche.

L’attitude mentale peut être utile

L’attitude ou la disposition mentales qui nous poussent à répéter des stratégies à succès du passé peuvent être très utiles.

À l’aide de l’usage de stratégies qui ont fonctionné, nous sommes souvent capables d’arriver rapidement à des solutions correctes.

Cela peut nous faire économiser du temps, mais également créer des problèmes.

Au jour le jour, l’attitude mentale peut empêcher un problème relativement simple de devenir quelque chose de très complexe.

Mais il peut aussi arriver que la prise de décisions se complique si l’on est pas capable de s’ouvrir à d’autres points de vue.

À plus grande échelle, l’attitude mentale peut empêcher la découverte de quelque chose d’important à cause d’un manque de flexibilité lorsque nous nous concentrons sur le problème ou la prise d’une mauvaise décision car l’on n’est pas capable d’envisager d’autres alternatives ou approches.

La fixation fonctionnelle

La fixation fonctionnelle est un type d’attitude mentale qui suppose d’être capable de voir uniquement les solutions qui impliquent l’usage d’objets dans leur forme normale ou attendue.

Il s’agit d’un biais cognitif qui peut mettre en danger notre capacité à penser des solutions nouvelles face aux problèmes.

Personnes-pensant

La fixation fonctionnelle nous empêche souvent de penser à des solutions alternatives aux problèmes qui consistent à utiliser les objets de manières différentes.

Cela n’est pas mal en soi, mais peut être limitant car cela ferme la porte de nombreuses possibilités pour faire les choses de manière plus facile ou même pour résoudre des situations qui ne sont pas aussi compliquées qu’il n’y paraît.

Un exemple de fixation fonctionnelle est le fameux problème de la bougie, élaboré par le psychologue Karl Duncker il y a presque 70 ans.

L’expérience consiste à donner à la personnes plusieurs objets et une consigne. Les objets sont une boîte avec des punaises, des allumettes et une bougie.

La consigne est la suivante : « fixer la bougie sur le mur de manière à éviter que la cire ne coule vers le bas ». Ensuite, on mesure le temps que met le sujet à trouver la solution au problème.

Duncker a trouvé que les résultats changeaient quand on présentait les mêmes éléments mais de manières différentes.

Dans un cas, il mettait la boîte avec les punaises dedans et dans l’autre cas, la boîte et les punaises séparément.

En général, les personnes mettaient plus de temps à résoudre l’énigme dans le second cas, quand la boîte des punaises était vide.

Cela est dû au fait que dans le premier cas, on comprend que la fonction de la boîte est de contenir les punaises : celle-ci n’est pas considérée comme indispensable à la solution du problème car elle a une fonction évidente.

Dans le second cas, donner la boîte des punaises sans les punaises dedans octroie à cet objet une fonction dans la résolution du problème.

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