La lâcheté nous vieillit davantage que le temps qui passe

8, janvier 2017 dans Psychologie 197 Partagés

La lâcheté nous vieillit davantage que les années inscrites sur les rides d’un visage.

Les rêves brisés par une absence de prise de décision pèsent plus lourd qu’un siècle inscrit dans un regard.

En effet, toutes les personnes qui n’ont pas pris de risques quand elles en avaient l’occasion par peur ou par orgueil ressentent un vide dans leur âme, une épine dans leur coeur.

Probablement est-il question ici des espoirs perdus. Curieusement, on nous répète très souvent que trois trains passent chaque jour pour les personnes qui savent attendre, ou encore que de secondes chances se présentent pour ceux qui savent les trouver.

Or, il faut avoir conscience du fait que pour certaines choses, il n’y a pas de secondes chances.


« L’absence de prise de décision nous vieillit davantage que le temps, car seules les années rident la peau. La peur, elle, ride l’âme. »

-Facundo Carral-


La lâcheté, le manque de courage ou la peur sont des facteurs de poids qui lient nos pieds et enchaînent notre esprit.

Cependant, avant de gâcher tout ce qui n’a pas été vécu à cause d’une indécision, il nous faut voir d’un autre oeil notre ligne de temps.

Il n’y a pas de début ni de fin, mais uniquement un développement continu de nouveaux recommencements que l’on doit savoir intégrer et favoriser au moyen des approches psychologiques adéquates.

Nous vous proposons de lire la suite de cet article, et ainsi d’en apprendre davantage à ce sujet.

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S’il y a eu de la lâcheté, elle fait maintenant partie du passé : il faut avancer

Peut-être y a-t-il eu de la lâcheté. Peut-être l’orgueil nous a-t-il trop aveuglé face à l’amour, et peut-être maintenant ne nous reste-il que les envies, les peines et les regrets.

Peut-être avons-nous été envahi par la peur, par une crainte profonde d’arracher nos racines, de traverser nos frontières personnelles afin de se lancer dans de nouveaux projets, de nouvelles vies qui auraient pu nous rendre plus heureux. Qui sait…

Cependant, plutôt que de tomber dans l’obsession de savoir à quoi aurait ressemblé notre vie si nous avions fait ceci plutôt que cela, nous devons restructurer cette approche. Le « syndrome des trains » perdus, c’est une chose dont nous avons tous souffert, ou dont nous souffrirons tous à un moment ou un autre de notre vie.

Cependant, nous ne devons pas oublier pour autant que ces schémas mentaux ainsi que ces dérives émotionnelles ancrées dans le passé conditionnent irrémédiablement la qualité de notre présent.

Dans un article intéressant publié dans l’American Journal of Psychology, intitulé « Nostlagie : retraite ou soutien dans les moments difficiles », on nous explique que les événements appartenant au passé, les déceptions, voire même ces trains que l’on laisse passer par absence de prise de décision agissent chez beaucoup de personnes comme des « moules subconscients ».

Ils nous déterminent, ils emmurent notre présent et ils conditionnent de façon irrémédiable notre futur.

Ce n’est pas adéquat ; il faut avancer avec discernement et sagesse…

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Basez votre vie sur des cycles, pas sur une ligne droite

Peter Senge est un célèbre économiste, pédagogue et professeur à l’Université de Stanford, célèbre pour ses théories de systèmes et pour une approche plus humaine et flexible sur les organisations.

Même si son travail est axé sur le domaine de l’entreprise, ses théories sont tellement explicatives et merveilleuses qu’on les applique également au champ du développement personnel.

Le docteur Senge propose la chose suivante : arrêter de voir notre vie comme une ligne droite.

En effet, avoir une telle vision de la vie suppose, avant tout, de traîner le passé dans le présent, voire même de le projeter jusqu’au futur.

Il reste clair, cependant, que nous sommes tout ce que nous avons vécu, tout ce qui nous est arrivé et tout ce dont nous avons souffert. Cependant, parfois, il suffit de changer un petit schéma de pensée pour voir et ressentir les choses autrement.

Pour mettre fin à un cycle et avancer avec plus d’intégrité, on doit « fermer des cycles ».

Et c’est dans ce cycle du passé que doivent rester la lâcheté, la peur et les rêves brisés afin de pouvoir en créer un nouveau.

Chaque étape de notre vie doit être un cycle nouveau et plus fort où l’on puisse intégrer tout ce que nous avons appris. Lisez la suite de cet article, et vous découvrirez plus de détails à ce sujet.

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La vie consiste en des cycles qui s’enchaînent

La vie est toujours considérée comme un développement continuel, mais maintenant, cette ligne droite est formée de cycles, et au sein de chacun de ces cycles se trouve une étape de notre vie.

Cette série de cycles est pareille à une chaîne, à un bijou en pierres précieuses de différentes couleurs.

  • Si on visualise pendant un instant cette façon de voir les choses, on en captera alors la magie. Pour avancer avec plus d’aplomb, il faut fermer avec courage chaque cycle de notre vie. Le maillon suivant de cette chaîne commence par un nouveau cycle où nous sommes l’artisan de ce que l’on veut y ajouter.
  • Or, nous devons être conscient du fait qu’il y a des choses qui ne pourront plus être. Dans les cycles antérieurs, nous avons laissé des personnes qui ne pourront plus revenir, mais également des projets qui ne pourront pas voir le jour. Cependant, face à vous s’ouvre une nouvelle toile qui mérite que l’on tire profit de tout ce qui a été appris, vu ou ressenti.

La lâcheté est restée pour toujours dans ces cycles du passé.

Dorénavant, vous êtes une personne nouvelle qui s’est permis de grandir, qui se sent bien avec elle-même et, que vous le croyez ou non, qui continue à bouger, qui continue à devenir quelqu’un de merveilleux tant que c’est ce que vous voulez, et tant que vous vous le permettez. Il vaut la peine d’essayer.

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