La loyauté, la valeur d’être fidèle à quelques principes

24 août 2019
La loyauté ne peut pas s'imposer, il s'agit d'un acte de liberté où chacun choisit à qui ou à quoi il offre son engagement, son respect et son affinité. En fin de compte, personne ne peut faire preuve d'un respect ferme envers les autres s'il ne se respecte pas lui-même.

Les personnes loyales sont, avant tout, des personnes honnêtes. Elles se laissent guider par un code de valeurs qui se traduit par un engagement respectueux envers l’autre. Pour ces personnes, il n’y a pas de place pour la trahison, les mensonges ou les comportements intéressés. La loyauté est, sans aucun doute, un concept aussi intéressant que profond qui va bien au-delà de la confiance.

L’anthropologie nous livre une information intéressante à propos de l’origine de la loyauté. La loyauté aurait été, autrefois, un mécanisme de survie. Dans le contexte de nos ancêtres si défavorable et rempli de dangers, recevoir l’aide et le soutien des membres d’un groupe était la clé pour survivre.

À l’heure actuelle, le contexte n’est plus le même. Néanmoins, et d’une certaine façon, nous avons toujours besoin de ce lien de proximité et de la sécurité des personnes significatives pour nous sentir bien. La loyauté c’est offrir à l’autre son attention, son respect et son engagement continu sans trahison. Une personne loyale n’a pas d’intérêts cachés ni de doubles intentions.

Certains considèrent que la loyauté est presque utopique, un bien en voie d’extinction. Au-delà de ce que nous pouvons penser, cette dimension continue d’être présente dans les cœurs de nombreuses personnes. En revanche, il faut s’assurer de bien savoir ce qu’est la loyauté, car il est fort probable que nous tombions à de nombreuses reprises dans certaines dynamiques où ce principe est manipulé. Découvrons ici ensemble plus de détails sur le sujet.

Les personnes loyales, comment sont-elles ?

La loyauté au sein d'un groupe d'amis

Sénèque disait que la loyauté venait de la confiance, mais comme nous vous le disions un peu plus haut, les racines de ce concept sont plus profondes et plus complexes que cela.

Les personnes loyales sont, avant tout, des personnes qui respectent leurs propres principes. Ces principes constituent le noyau du comportement des personnes loyales : il est question de toujours agir en fonction de ses valeurs, d’être fidèle à ce que l’on juge correct.

La loyauté, c’est s’engager à faire ce qu’il nous semble correct

Le terme loyauté vient de « légal ». Ce terme implique donc les notions de droiture et d’engagement : faire ce qu’il nous semble correct en toute circonstance.

Qu’est-ce que cela signifie dans le domaine relationnel ? La loyauté implique, par exemple, de continuer à respecter quelqu’un avec qui l’on ne s’entend plus. Nous ne révélerons alors pas ses secrets. Nous ne ferons rien qui puisse nuire à cette personne.

Au-delà de la confiance, il y a la loyauté. Même si la confiance disparaît et que le lien se brise, un profond respect perdure, une vertu sans doute aussi noble que désirable.

Les personnes loyales ne le sont pas par obligation, elles respectent leurs propres principes

Admettons-le, la loyauté est une qualité que l’on exige de nous dans de nombreux contextes. Dans le milieu professionnel, on attend de nous que l’on soit fidèle à la politique de l’entreprise, à des directives, à des normes. Notre famille attend également de nous que nous ayons les mêmes valeurs, que nous respections certaines coutumes, certains rituels…

C’est sans doute le côté le plus sombre de la loyauté : tenter d’imposer de force certains engagements. Cela donne lieu à une aliénation des comportements qui fragilise l’estime de soi.

  • Gardons la chose suivante à l’esprit : les personnes loyales n’agissent pas par obligation. Elles ne sont pas loyales envers leur famille, compagnon ou amis parce que ces personnes le leur imposent.
  • Les personnes loyales agissent en toute liberté en fonction de leurs propres normes internes. Leurs actes sont en cohérence avec leur ressenti. Il y a une harmonie totale entre ce qu’elles ressentent et ce qu’elles font
  • Il n’y a pas de soumission ni d’aliénation : la vraie loyauté c’est vivre en accord avec ses propres principes à tout moment. Cela signifie, par exemple, qu’une personne loyale n’est pas forcément loyale avec tout le monde, non pas si certaines personnes exigent d’elle des comportements qui vont à l’encontre de ses croyances

Loyauté et sincérité : une personne loyale est sincère, non condescendante et elle nous aide à grandir

Deux amis qui parlent

Les personnes loyales ne sont pas des personnes condescendantes. Ce ne sont pas des personnes qui disent oui à tout. Qui ne contestent jamais rien. Qui nous soutiennent quoi que nous fassions, chaque décision et chaque comportement, aussi douteux soient-ils.

Être loyal c’est aussi être sincère et s’engager activement pour son bien-être et le bien-être de l’autre. Cela veut dire que, si à un moment donné, il est nécessaire que quelqu’un nous fasse redescendre sur Terre, la personne loyale le fera. Elle nous aidera à ouvrir les yeux afin que nous contemplions la réalité telle qu’elle est. Et ce, parce que les personnes loyales se laissent guider par des valeurs fermes, et parce qu’elles sont loin d’être passives ou soumises.

Ainsi, ceux qui nous souhaitent le meilleur n’hésiteront pas à représenter ce soutien capable de dire la vérité, même lorsque la vérité est blessante, et à nous montrer nos erreurs ainsi que les opportunités d’évolution.

 

En somme, comme vous l’aurez maintenant compris, la loyauté est un concept que l’on peut nuancer. Personne ne peut nous imposer d’être loyal. Ce concept ne vient pas de l’extérieur : son origine est interne et renvoie à un code de valeurs basé sur le respect et sur l’intégrité que nous construisons tout au long de notre vie.

Les personnes loyales ne s’en tiennent pas aux mots, car la loyauté, ça se pratique tous les jours et en toute circonstance. Pensons-y.

 

  • Van Vugt, M., y Hart, CM (2004). La identidad social como pegamento social: los orígenes de la lealtad grupal. Revista de personalidad y psicología social , 86 (4), 585–598. https://doi.org/10.1037/0022-3514.86.4.585