L'auto-leadership : l'art de réaliser ses rêves

Avant de diriger les autres, nous devons avoir pris le contrôle de notre vie. Orienter nos pensées, nos émotions et nos comportements vers le bien-être et les objectifs personnels est la clé du succès.
L'auto-leadership : l'art de réaliser ses rêves

Dernière mise à jour : 09 mars, 2021

L’auto-leadership est l’art d’influencer intentionnellement nos pensées et nos émotions. Il s’agit de diriger toutes les ressources, la motivation et l’énergie interne vers un objectif. Il s’agit d’un outil de réussite qui nous permet avant tout de nous sentir bien dans notre peau en toutes circonstances.

Lorsque nous entendons le mot leadership, nous visualisons presque immédiatement une figure inspirant un groupe à atteindre des objectifs spécifiques. Diriger, c’est avant tout projeter une influence de l’intérieur vers l’extérieur. La première étape devrait donc être un travail préalable sur une bonne direction interne.

Le terme d’auto-leadership n’est pas tout à fait nouveau. Il est apparu pour la première fois dans les années 1980. C’est Charles Manz, professeur spécialisé dans ce domaine du comportement humain à l’Université du Massachusetts, qui en est à l’origine. À partir de là, ce terme s’est développé et consolidé grâce à certaines tendances comme l’intelligence émotionnelle.

Bien que ce concept soit particulièrement utile dans le monde des affaires et des ressources humaines, c’est un exercice qui est étroitement lié à la santé psychologique. Se diriger soi-même mène au bonheur. L’auto-leadership est un espace de croissance personnelle qui intègre des dimensions exceptionnelles pour le bien-être humain.

“Maîtriser les autres est une force. Se maîtriser soi-même est une véritable force.”

-Lao Tse-

La définition de l'auto-leadership.

En quoi consiste l’auto-leadership ?

Le concept d’auto-leadership est apparu il y a plus de quatre décennies pour une raison très spécifique. Lors de la formation ou de l’orientation d’une personne vers le leadership, un domaine a été laissé de côté, le plus important de tous : la connaissance de soi.

Personne ne peut être un bon leader s’il n’approfondit pas d’abord sa connaissance de soi. Le leadership requiert une maîtrise de la gestion émotionnelle et la capacité à orienter ses propres comportements vers les objectifs souhaités.

Négliger ces domaines est synonyme d’échec dans la gestion des groupes humains. Comment guider ou inspirer une série de personnes vers des objectifs précis si nous ne savons pas nous gérer nous-même ?

Socrate avait déjà fait remarquer à son époque que personne n’est un bon enseignant s’il ne se connaît pas d’abord. Nul ne peut influencer les autres s’il est incapable d’être un guide quotidien pour son propre être intérieur.

À ce jour, des recherches sur ce type d’auto-influence continuent d’apparaître à une fréquence croissante. Des études comme celle menée à l’université d’Arizona, par exemple, tentent de comprendre si cette dimension varie d’une culture à l’autre.

La connaissance de soi : qui suis-je ?

Benjamin Franklin a souligné qu‘il existe trois choses extrêmement dures : l’acier, un diamant et se connaître soi-même. En effet, peu de domaines sont aussi compliqués que de se plonger dans son propre univers et de savoir de quoi il est fait. Cela implique de reconnaître ses limites et ses vulnérabilités.

Il est essentiel d’explorer ses potentiels et de gérer ses propres besoins. C’est la véritable pierre de rosette de l’auto-leadership : se connaître soi-même de manière transparente et authentique.

L’intention : qu’est-ce que je veux ?

Que demandez-vous de la vie ? L’intention est avant tout de se projeter dans un objectif vital et d’y travailler. Sans but, tout effort est dénué de sens. Or, nous avons besoin de sens pour avancer.

La conscience de soi : que se passe-t-il en moi ?

La conscience de soi est une charnière indispensable pour l’auto-leadership. Cette dimension nous permet de prendre conscience de notre relation au monde, de la manière dont les émotions affectent l’humeur et donc nos décisions et nos comportements.

Travailler et exercer une bonne conscience de soi éveille notre capacité à regarder à l’intérieur de nous-même avec sagesse. Et ce pour comprendre et réguler chaque processus.

Les bienfaits de l'auto-leadership.

L’auto-efficacité : je connais ma valeur et je peux le faire

L’auto-efficacité est un concept de grand intérêt et d’importance qui nous vient du psychologue Albert Bandura. Il fait référence à la perception que nous avons de notre capacité à réaliser une tâche correctement et efficacement.

L’auto-leadership a besoin de cette dimension : nous devons prendre conscience que, quoi qu’il arrive, nous avons les ressources pour y faire face. Se sentir capable de relever bon nombre des défis que nous rencontrons nous apporte sécurité, tempérance et motivation.

Autogestion : l’esprit discipliné vers l’auto-leadership

L’autogestion désigne la capacité à créer des habitudes, des routines et à bien gérer son temps pour atteindre les objectifs quotidiens.  Il est question de savoir réagir à chaque situation de manière autonome sans dépendre des autres, sans attendre que les autres nous sauvent dans chaque situation et circonstance.

En somme, l’auto-leadership est un outil très précieux dans lequel nous devrions tous investir du temps et des efforts. Pensons-y, car avoir un sens développé de qui nous sommes, de ce que nous pouvons faire et de ce que nous voulons nous permet d’harmoniser les émotions et les comportements pour conquérir nos rêves. Comment résister ?

“Je suis le maître de mon destin, je suis le capitaine de mon âme.”

-William Ernest Henley-

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  • Kaza, Ana (2012) Self-Leadership: how to become a more successful, efficient, and effective leader from the inside out. McGraw-Hill Education