Freud, une vie faite de curieuses passions

· 26 juin 2015
Une passion pour Don Quichotte 
Sigmund Freud a appris à parler espagnol de manière autodidacte, uniquement pour le plaisir de lire « Don Quichotte de la Mancha » dans sa langue originale. Il s’est procuré la première édition originale en espagnol de cet oeuvre, élaborée par Luis Lopez Ballesteros.

Freud l’écrivain
Freud avait une grande habileté pour l’écriture, qui était reconnue par tous, depuis qu’il était étudiant. En 1930, il a même gagné le Prix Goethe de Littérature de la ville de Francfort, en Allemagne. Une maladie l’empêcha malheureusement d’aller recevoir son prix en mains propres.

« Jofi », son fidèle compagnon
Freud se rendait à ses consultations accompagné de son chien Jofi, de race chow chow, que lui avait offert sa fille Ana.

Freud remarqua que le chien avait une influence tranquillisante sur ses patients, et que la réaction de ceux-ci face à l’animal lui donnait des pistes sur leur état émotionnel. Il permettait également à Freud de bien contrôler le temps de ses sessions.

Les phobies du génie
Le père de la psychanalyse avait deux phobies qui n’étaient pas vraiment connues de son vivant. Il avait peur du numéro 62. Il n’a d’ailleurs jamais vécu dans un hôtel qui avait plus de 61 chambres. Il était également effrayé par les fougères.

L’austérité de Freud
Freud était très austère, et très peu friand de l’ambiance mondaine. Il n’avait que trois costumes, trois paires de chaussures, et trois changes de sous-vêtements.

Il n’aimait pas les événements publics, même s’il fréquentait assidûment le Café Landtmann, où il se réunissait avec certains de ses collègues. Il s’asseyait d’ailleurs toujours à la même place.

Le tabac et le cancer
Sigmund Freud était un fumeur compulsif, et cela entraîna le cancer de la mâchoire supérieure, la maxillaire, qui le tourmenta pendant 16 ans.

Dans la dernière étape de sa vie, les douleurs infligées par cette maladie ont rendu son existence très difficile. Il a été opéré 33 fois sans succès.

Ses routines inamovibles
Ses habitudes de vie étaient vraiment rigides, et il avait une routine très méthodique. Tous les jours, il déjeunait à 13h pétantes. A 14h, il sortait faire une marche de 3 kilomètres dans le centre de Vienne. Il détestait le chou-fleur, et mangeait très peu de poulet.

Freud, le collectionneur
Il collectionnait des statuettes antiques, et lors de ses nombreuses promenades, il finissait régulièrement dans un magasin d’antiquités, pour acquérir de nouvelles pièces. Sa collection devint immense, et fait aujourd’hui l’objet d’une exposition dans la maison-musée qui lui est consacrée à Londres.

Une mort assistée
Freud est mort en 1939, des suites de douleurs abominables dues à son cancer. Il a demandé à son médecin de mettre fin à ses souffrances en lui injectant de fortes doses de morphine.

Il vivait à Londres depuis un an, après son départ forcé de Vienne, où il avait vécu la majeure partie de sa vie.