Dix stratégies pour enseigner l’intelligence émotionnelle à nos enfants

1 juin 2015 dans Emotions 0 Partagés

Les émotions habillent chacun des aspects de notre vie et de notre quotidien. Savoir les maîtriser, les gérer et les utiliser avec habileté nous permettra sans aucun doute d’affronter la vie de tous les jours de façon beaucoup plus efficace.

Les émotions, les pensées et les actions sont les trois piliers qui définissent chaque instant que nous vivons.

C’est pourquoi, il est important d’approfondir nos connaissances dans ce domaine pour être capables d’affronter certaines situations et avancer dans la société sans encombre.

Ne pensez-vous donc pas qu’il est indispensable que même les plus petits apprennent à gérer leur intelligence émotionnelle ?

Nous pensons, par exemple, à ces enfants qui n’ont pas les capacités nécessaires pour accepter la frustration ou pour obéir, qui ne respectent pas leurs égaux, et qui seront condamnés à vivre dans une réalité dominée par l’absence de bonheur, car ils seront incapables de comprendre les personnes qui les entourent.

La connaissance, la compréhension, et la maîtrise des émotions sont des conditions de base pour que nos enfants s’en sortent dans la société.

Pour cette raison, nous vous recommandons d’introduire auprès de vos enfants ces principes relatifs à l’intelligence émotionnelle.

1. Contrôler sa colère 

Jusqu’à 18 mois, les enfants ont grandement besoin de l’amour et de l’attention de leurs parents, car cela leur apporte la sécurité nécessaire pour s’adapter à leur environnement, explorer et dominer leurs peurs.

Toutefois, nous ne devons pas oublier qu’à partir de 6 mois, ils vont commencer à exprimer des sentiments comme la colère, d’où l’importance de savoir canaliser leurs réactions et corriger leurs mauvaises actions.

Certains bébés donnent des coups de pieds à leurs parents ou à leurs frères et sœurs, d’autres crient lorsqu’on leur refuse quelque chose. Ces comportements peuvent faire rire les parents, mais il faut absolument imposer des limites dès la naissance.

N’oubliez pas que les enfants comprennent davantage qu’on ne le croit, d’où la nécessité de leur parler continuellement pour les raisonner et contrôler ces petites crises de colère.

2. Reconnaitre les émotions basiques 

À partir de deux ans, c’est l’âge idéal pour initier les enfants au domaine de la reconnaissance des émotions, car c’est à cet âge qu’ils commencent à interagir avec les adultes et les autres enfants de façon beaucoup plus ouverte.

Nous pouvons pratiquer une série d’exercices avec eux afin de leur présenter les émotions basiques telles que la joie, la tristesse, la peur et la colère. 

Par exemple, grâce à des photographies de visages ou des dessins, on peut leur poser des questions du type: « Qu’est-ce qui arrive à ce petit garçon ? » « Il est triste ? » « Pourquoi tu penses qu’il est triste ? ».

C’est une excellente façon de leur apprendre à reconnaître non seulement leurs émotions, mais aussi celles des autres, et donc de leur apprendre l’empathie.

3. Savoir nommer les émotions 

À partir de l’âge de cinq ans, vos enfants devraient savoir donner un nom aux émotions du quotidien : « je suis en colère parce que tu ne m’as pas emmené(e) au parc », « je suis content(e) parce que nous partons en excursion ce matin », « j’ai peur que tu éteignes la lumière parce que tu me laisses tout(e) seul(e) ».

4. Savoir affronter les émotions avec des exemples 

Il est normal que les enfants se laissent parfois dépasser par les émotions ou les crises de colère. Toutefois, il est indispensable en tant que parent, de ne pas renforcer ces comportements.

Une fois que l’enfant aura terminé sa crise, nous devons lui apprendre qu’avant de crier ou de taper, il faut exprimer avec des mots ce qui le dérange pour qu’il apprenne à exprimer ses sentiments le plus tôt possible.

5. Développer leur sens de l’empathie

Pour développer un sens aussi important, il est primordial de raisonner le plus possible avec nos enfants par le biais de questions telles que: « Comment penses-tu que ton grand-père se sente après ce que tu lui as dit ? « Pourquoi penses-tu que ta sœur pleure ? » « Tu crois que papa est content aujourd’hui ? »

6. Développer leur sens de la communication

Parler avec les enfants, leur poser des questions, raisonner avec eux, jouer, etc sont des gestes indispensables pour leur éducation.

Nous devons les encourager à s’exprimer, à formuler à voix haute leurs opinions et leurs sentiments, à apprendre à dialoguer.

7. L’importance de savoir écouter 

Dès le plus jeune âge, les enfants doivent non seulement apprendre à garder le silence pendant que les autres parlent, mais aussi à écouter activement.

C’est pourquoi, il est recommandé de leur parler lentement, face à face, et en terminant chaque phrase par « Est-ce que tu comprends ? », « Est-ce que tu es d’accord avec ce que je viens de dire ? ».

8. Les initier aux émotions secondaires 

À partir de l’âge de 10 ou 11 ans, des émotions secondaires vont commencer à faire leur apparition et à prendre de plus en plus de place dans leur vie, telles que l’amour, la vengeance, l’anxiété, etc. 

Il est important qu’une bonne communication nous permette de parler ouvertement de ces sujets avec eux. Ils doivent se sentir en sécurité face à ces nouvelles émotions qui les assaillent.

Certaines situations seront une grande source de stress comme les examens, mais ce sont là des réalités qui font partie intégrante de leur vie quotidienne et qu’ils doivent apprendre à gérer.

9. Favoriser un dialogue démocratique 

Au fur et à mesure que les enfants grandissent, ils vont être de plus en plus exigeants avec leurs parents. Il est donc primordial de leur avoir enseigné depuis le plus jeune âge l’importance de négocier, de dialoguer, de conclure un accord de façon démocratique.

La famille est une société miniature, et le meilleur camp d’apprentissage.

10. L’ouverte à l’expression des émotions

Il est essentiel que nous apportions à nos enfants la confiance nécessaire pour qu’ils expriment à voix haute ce qui les préoccupe, ce qui les rend tristes, ou bien ce qui les rend heureux.

Le foyer et l’école sont les premiers théâtres de leur vie, et si nous leur offrons un cadre sûr dans lequel ils puissent s’exprimer et communiquer, ils continueront de le faire au fur et à mesure qu’ils grandissent, quel que soit le contexte.

Savoir communiquer et savoir reconnaître ses propres émotions et celles des autres sont, sans aucun doute, des atouts indispensables pour que nos enfants grandissent petit à petit tout en acquérant la solvabilité nécessaire pour s’intégrer dans la société et être heureux.

Nous pouvons leur offrir cette opportunité… 

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