Dites adieu au victimisme

21 juillet 2016 dans Psychologie 797 Partagés

Dire adieu une fois pour toutes au victimisme est la clé pour mener une vie passionnée et heureuse.

Personne n’aime être une victime, mais il est vrai que nous placer dans cette position de manière fictive offre certains avantages auxquels il nous est parfois difficile de renoncer.

Par exemple, il semble que c’est une position qui nous autorise à réclamer des soins et de l’attention, à un moment où on ne pourrait pas en réclamer d’une façon différente.

La vie est très souvent difficile, aussi bien pour nous-mêmes que pour le reste du monde.

Nous avons tous à faire face, à un moment donné, à des adversités. Certaines sont plus dures, d’autres plus supportables, mais les obstacles font aussi partie de ce cadeau qu’est la vie.

Le  plus important est de se souvenir, comme l’a dit le grand Bouddha, que la douleur est inévitable, mais que la souffrance est optionnelle.
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C’est-à-dire que nous ne pouvons pas choisir ce qui va nous arriver dans la vie. Nous pouvons au mieux prendre des décisions plus ou moins justes, mais rien ne nous garantit que nous allons nous libérer de la douleur.

Nous pourrons toujours choisir de quelle façon nous préférons faire face aux problèmes.

Être ancré dans le victimisme

Nous connaissons tous quelqu’un qui est continuellement en train de se plaindre de tout, qui joue tout le temps le rôle de la personne à qui on fait du tort ou du mal, qui accuse toujours le monde ou les autres, mais qui ne fait pas grand-chose pour se sortir de ce puits noir dans lequel il se trouve immergé.

Vous visualisez ce genre de personne ?

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Ce sont des gens ancrés dans le victimisme, c’est-à-dire dans la tendance à penser qu’ils sont malheureux, qu’ils font preuve continuellement de malchance, que les autres sont méchants avec eux et qu’ils veulent leur faire du mal, alors que la réalité est toute autre.

Il se peut qu’ils croient réellement cela, en raison d’une distorsion perceptive, ou bien que ce soit simplement un exercice de simulation.

La personne ancrée dans le victimisme ne réussit pas à sortir de cette mauvaise passe, mais y pénètre encore plus profondément.
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Les personnes de son entourage tentent de l’aider en vain, ce qui ne fait que renforcer encore plus son attitude pessimiste.

Et au final, tout le monde souffre, même si celui qui souffre le plus est celui qui se victimise, parce qu’au fond, il se sent rarement mieux avec lui-même.

Il a souvent une faible estime de lui-même et il pense que le simple fait de se placer dans le rôle de la victime va susciter chez les autres de l’affection et de l’attention.

Comment reconnaître une personne victimiste ?

Elle veut que les autres reconnaissent sa souffrance

Quand son cercle tente de l’aider, elle se sent attaquée parce qu’elle cherche seulement à consolider son état, c’est-à-dire à ce qu’on lui dise des mots ou des frases comme “mon pauvre”, “la vie n’est pas tendre avec toi” ou “tu n’as vraiment pas de chance”.

Si quelqu’un essaye d’encourager cette personne à prendre les choses en main, cette dernière s’offusque et pense que nous ne voulons pas la comprendre ou nous mettre à sa place.

Elle essaye d’accuser les autres et la vie

Nous avons souligné un peu plus haut que même s’il est certain que la vie comporte de mauvaises passes, il n’en est pas moins vrai que certaines personnes dépriment facilement et d’autres, qui ont des coups beaucoup plus durs à supporter, restent debout et continuent de vivre normalement.

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Rendre le monde ou les autres responsables ne sert à rien. Cette attitude ne résout pas le problème et nous enracine dans le rôle de victimes sans ressources.

Les personnes victimistes ne cherchent pas de solutions pour arranger leurs problèmes, mais protestent au contraire contre leur vie injuste et leur malheur, jusqu’à ce qu’elles s’épuisent elles-mêmes et les autres.

Elle manipule les autres émotionnellement

C’est une stratégie à laquelle ont souvent recours ces gens-là, car en provoquant des sentiments de tristesse chez les autres, il est plus facile d’obtenir certains privilèges.

Quelques phrases peuvent nous venir à l’esprit, du style: “Je t’ai élevé depuis ta naissance, et maintenant, tu vas vivre avec ta copine et tu me laisses seule”, “Si tu as de bonnes notes, maman guérira”.

De cette façon, l’autre personne se sent responsable de l’état émotionnel de l’autre et fera tout son possible pour la satisfaire, même si elle doit outrepasser ses propres droits et ses besoins.

Que faire avec ces gens-là ?

Il faut simplement ne pas rentrer dans leur jeu.

Si nous nous embarquons dans les chantages et les plaintes des gens qui se victimisent, nous les confortons dans leur attitude et nous ne les aidons pas. Au contraire, nous leur faisons du tort.

Le problème, c’est qu’il est très difficile de faire autrement parce que notre culture nous a appris depuis que nous sommes petits que nous devons éprouver de la compassion pour ceux qui souffrent et aider notre prochain, même si nos propres intérêts sont alors relayés sur un second plan.

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Quand il s’agit de quelqu’un de notre famille, la chose se complique encore plus… Qui n’aiderait pas sa mère quand elle dit qu’elle va mal, qu’elle est déprimée et triste, même si elle ne fait rien pour se sortir de là ?
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N’importe qui se rendrait à son chevet et la protégerait, mais ce n’est certainement pas la solution, parce que nous la confortons dans l’idée qu’elle n’est pas capable de s’en sortir et que la solution est de se plaindre et de ne rien faire.

C’est difficile, mais si nous savons identifier correctement une attitude victimiste, nous devons essayer de ne pas y céder de façon à ne pas renforcer son attitude.

Nous lui dirons que nous sommes là pour chercher une solution au problème, pas à celui dont elle nous parle, mais à celui que nous voyons.

Si on agit autrement, la personne “victimiste” ne commencera pas à prendre conscience que ses stratégies n’ont plus aucun effet et qu’elle devrait penser à changer.

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