Apprendre est un cadeau, même si le maître incarne la douleur

· 6 mai 2016

Tout ce que nous faisons à une double finalité : cela peut être une bonne ou une mauvaise expérience, qui peut parfois nous transpercer mais qui nous fait toujours apprendre.

C’est pour cela qu’apprendre est toujours un cadeau, même si souvent notre maître est synonyme de douleur.

Nous apprenons toujours de ce qui nous marque, ce qui nous surprend ou attire suffisamment notre attention pour nous y arrêter un moment.

La douleur comme maître

La douleur a tendance à arriver avec la même force que le joie. Le bonheur et la douleur sont souvent provoquées par les mêmes choses, à des périodes différentes de la vie.

Ainsi, la douleur arrive après la joie, avec des histoires qui se terminent, des vies qui se séparent, des maladies qui emprisonnent…

“Dans la douleur, il y a autant de sagesse que dans le plaisir : ce sont les deux forces conservatrices de l’espèce”.

-F. W. Nietzsche-

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Comme nous le disions, la douleur est un maître car c’est toujours la certitude que derrière, il y a quelque chose qui en a valu la peine.

C’est l’antichambre de nouvelles joies où nous évaluerons, nous comprendrons et nous prendrons plus soin de ce que nous avons.

Apprendre en permanence est un cadeau même si on le fait à partir d’une douleur qui semble infinie et insupportable.

Cela nous aide à devenir de meilleures personnes et nous rend plus conscient du fait que, pour atteindre les sommets, il est nécessaire de tomber bas, de se remettre en question et de reprendre le chemin vers de nouveaux buts.

Apprendre de la douleur et éviter la souffrance

Apprendre de la douleur signifie comprendre qu’il existe une grande différence entre la sensation involontaire que produit quelque chose qui nous fait du mal et se permettre de laisser cette sensation s’étendre dans le temps jusqu’à ce qu’elle se transforme en souffrance.

“Voici comment se guérit une blessure : elle commence à se refermer sur elle-même, à protéger ce qui fait tant de mal et, une fois fermée, on ne voit plus ce qu’il y a en-dessous, ce qui provoquait la douleur »
-Amy Tan-

En d’autres termes, on dit souvent que la douleur est inévitable mais que la souffrance est optionnelle. La douleur est utile car elle nous aide à affronter de nouvelles réalités et à être plus fort.

Cependant, La souffrance est inutile : il est bon de s’en défaire, de guérir nos émotions et de continuer à avancer.

Établir des limites à la douleur est quelque chose qu’il est nécessaire de faire.

Il est temps d’oublier les réponses infinies et d’apprendre que tout simplement, les choses arrivent et qu’on ne peut rien y faire.

Apprendre qu’il peut y avoir un avant et un après à la douleur

La douleur peut parfois être si grande que le fait d’apprendre d’elle amène à un changement énorme dans notre moi intérieur : les coups signalent l’existence individuelle et nous rappellent qu’il peut y avoir un avant et un après.

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Avant que quelque chose arrive, nous ne nous y attendions pas, mais quand cela se termine, cela devient partie intégrante de nous.

Le mal reste, sous forme d’expérience et d’outils pour affronter de nouvelles aventures, car la vie est une aventure qui suppose de grandes réussites.

L’une des meilleures réussites est de comprendre et d’apprendre de la douleur.

La douleur est donc un maître car à travers elle, nous voyons la possibilité d’un avant et l’importance d’un après : nous en sortons comme quelqu’un de désorienté dans un nuage de gaz qui est tout d’un coup ramené à la vie avec un peu de clarté.

“Et quand la tempête de sable sera passée, tu ne comprendras pas comment tu as réussi à traverser la vie. Et la personne qui surgit de la tempête ne sera pas la même personne qui y a pénétrée. » 
-Murakami-

Lorsqu’on apprend de la douleur, nous nous rendons compte de ce que nous étions et que nous ne savions pas, nous observons ce qui était là mais que nous ne voyions pas.

Nous comprenons que la douleur nous apprend à regarder vers l’avant, et à prendre de l’élan.