Dépression : trouver les côtés stimulants de la vie

23 octobre 2015 dans Psychologie 5 Partagés

« C’est l’action

qui rend l’homme heureux »

Goethe

Généralement, on pense à tort que pour mener à bien des projets ou s’adonner à des activités, on doit en avoir envie ou être motivé à le faire, et que si ce n’est pas le cas, alors mieux vaut reporter ces projets ou ces activités à plus tard, et les garder pour un moment où la motivation sera au rendez-vous.

Finalement, le fait de penser de cette façon est un piège, d’autant plus pour les personnes qui sont immergées dans un état dépressif. Or, c’est après s’être mis à agir que l’on commence à être motivé, et non pas le contraire. Autrement dit, l’action précède la motivation.

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Cette conclusion a été tirée il y a déjà plusieurs années, plus précisément dans les années 90, grâce aux résultats d’une étude ayant été menée sur le sujet, qui est basée sur l’analyse de l’efficacité de la Thérapie Cognitive de Beck développée par Jacobson, Dobson et leurs collaborateurs.

Cette étude a également permis de découvrir que le fait d’agir est aussi efficace que de suivre la thérapie cognitive complète, ou un traitement à base d’anti-dépresseurs.

Par conséquent, de ce point de vue, l’état dépressif n’est pas une maladie, mais une situation négative sans renforts ni stimulants.

L’objectif, c’est que la personne dépressive, se rende compte par le biais de l’action, qu’il existe une infinité de personnes, de situations, de lieux, de moments, ou d’expériences pouvant ranimer l’illusion et raviver le bonheur.

Le problème, c’est que généralement, la personne dépressive n’agit pas, autrement dit, elle fait tout l’inverse de ce que nous vous proposons dans cet article.

Elle ne sort plus, ne s’adonne plus aux activités qui auparavant lui tenaient à coeur, ne tisse plus de liens avec les autres, et tout cela ne fait que contribuer à intensifier la tristesse et l’apathie, mais aussi à renforcer l’image négative qu’elle a d’elle-même, du monde, et du futur.

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Evidemment, si sous prétexte que ça ne vous plait, vous décidez de ne pas agir ni de profiter de ce qu’il y a autour de vous mais plutôt de vivre dans l’inertie, votre humeur ne pourra pas s’améliorer.

Vous ne pourrez pas non plus voir les choses de façon positive, car vous ne vous donnez pas l’opportunité de profiter des stimulants de la vie, qui sont pourtant à votre portée.

Le secret est de se rendre compte qu’il est important d’agir, si l’on veut s’améliorer émotionnellement.

En effet, une telle philosophie met fin au cercle vicieux de la dépression et pousse alors la personne dépressive à sortir de ce piège pour enfin commencer à voir qu’en plus des injustices et des adversités, il existe également des plaisirs et des joies.

Ceci étant dit, nous ne prétendons pas pour autant que la personne dépressive doive sortir et aller faire la fête du jour au lendemain.

L’objectif est de réenvisager le quotidien en prévoyant de s’adonner à des activités réalistes et renforçantes.

Rien ne sert de se lancer dans des activités qui ne font de bien à quiconque les entreprend, puisque ce qu’on veut, c’est retrouver nos illusions, nos objectifs et nos raisons d’être.

A posteriori, quand la personne dépressive est déjà sortie de la passivité, elle se met à faire des activités nécessitant à chaque fois un peu plus d’efforts, voire même certaines qu’elle n’aurait jusqu’alors jamais envisagé de réaliser, mais auxquelles elle a envie de s’adonner.

Généralement, quand on propose à une personne dépressive d’agir, le problème qui se pose la plupart du temps, c’est qu’en raison de son état dépressif, elle trouve des prétextes pour ne pas réaliser l’activité qu’on lui suggère, ou pour l’abandonner.

Elle ne s’en sent pas capable, elle croit que cela ne servira rien, ou qu’elle n’a aucun mérite.

D’autre part, si la personne dépressive ne parvient pas à réaliser parfaitement une tâche quelle qu’elle soit, elle a tendance à se le reprocher.

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En ce sens, il est donc important d’éduquer le patient, afin qu’il se rende compte du fait que ses pensées influent sur son comportement, et qu’elles sont le produit du regard négatif qu’il porte sur les choses.

Par conséquent, la leçon à tirer de tout cela, c’est qu’il faut agir, malgré toutes les pensées négatives que l’on peut avoir et même si cela demande un effort énorme.

En adoptant cette philosophie, la personne pourra alors sortir, peu à peu, de cet état si désagréable.

La dépression est un cercle vicieux au sein duquel la personne est emportée, jusqu’à ce qu’elle décide d’en sortir.

Agir, c’est sortir de cette spirale par une porte qui mène à la redécouverte du bien-être et du bonheur.

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