Curiosités sur l'accouchement

L'accouchement marque la vie de toutes les femmes. Sur le plan physiologique, on parle pratiquement d'un miracle. Découvrez ici quelques curiosités.
Curiosités sur l'accouchement
Sergio De Dios González

Relu et approuvé par le psychologue Sergio De Dios González.

Écrit par Edith Sánchez

Dernière mise à jour : 14 décembre, 2022

L’accouchement est une expression de plénitude de la vie et de l’amour. Un être humain naît d’un autre grâce aux efforts des deux. Toutes les cultures ont donné une signification religieuse ou mythique à ce moment particulier, où la vie et la mort coexistent souvent.

En effet, avant le XVIIe siècle, le décès de la mère était un événement extrêmement courant. Il n’était d’ailleurs pas rare que l’on fasse le testament en même temps que les préparatifs de la naissance. Beaucoup de femmes mouraient au moment de l’accouchement et d’autres dans la période post-partum. Le roi Louis XIV a encouragé la présence de médecins pour soigner les mères, ce qui a commencé à réduire la mortalité.

Malgré les grands progrès, la mortalité maternelle continue d’être très élevée dans le monde. L’Organisation panaméricaine de la santé (OPS) estime que chaque jour, 830 femmes sur la planète meurent de conditions liées à la grossesse et à l’accouchement. Cela ne devrait pas arriver. Voyons d’autres données à ce sujet.

« Montre-moi le visage de ta mère, je te dirai qui tu es. »

-Khalil Gibran-

Nouveau-né
À la naissance, le cerveau possède presque tous les neurones dont il aura besoin tout au long de sa vie.

Curiosités sur l’accouchement dans l’Antiquité

Dans la Grèce classique, on croyait que l’accouchement était gouverné et protégé par les déesses Artémis et Ilitia. Elles avaient le devoir de protéger la mère et le bébé. On raconte que lorsque le moment de la naissance approchait, elles s’approchaient du lit avec une torche à la main pour guider le petit sur son chemin vers le monde.

Pour Hippocrate, le père de la médecine, l’accouchement survenait lorsque le bébé décidait d’abandonner le ventre maternel, forcé par la faim. Il le faisait en baissant la tête et en poussant avec ses pieds de l’autre côté.

Dans l’Égypte ancienne, la grossesse et l’accouchement étaient confiés à la déesse Mesjenet. Une fois l’enfant né, on conservait le placenta pour élaborer des remèdes à différents maux. La mère devait rester à l’écart de tout le monde pendant 14 jours, car on considérait son état comme impur.

Sorano d’Ephèse est considéré comme le père de l’obstétrique. Ce médecin romain, du IIe siècle après J.-C., a recueilli une grande quantité d’informations sur la grossesse et l’accouchement. Il a par ailleurs confié à des femmes expertes la mission d’accompagner la mère qui allait accoucher et de faciliter le processus. On donnait le nom d’obstétrix à ces femmes, ce qui signifie « être en avance ». De là est né le mot « obstétrique ».

Nouveau-né reposant sur le ventre de sa mère
Accoucher fait perdre entre 200 et 300 calories.

Anciennes et nouvelles coutumes

Dans plusieurs communautés amérindiennes, il était courant qu’on implique le père dans l’accouchement. La femme le prenait par les testicules et les serrait si elle ressentait de la douleur. De cette façon, la souffrance était partagée. Habituellement, ils suspendaient des cordes aux poutres du plafond et les femmes s’y tenaient, en position accroupie. C’est ainsi qu’elles accouchaient. Cette coutume est encore conservée dans de nombreux endroits.

On dit que le mot « césarienne » vient de la naissance de Jules César à travers ce moyen. Or, ce n’est pas vrai. À cette époque, 100 % des femmes qui n’accouchaient pas par voie vaginale décédaient. Cependant, César répandit la légende que sa mère avait réussi à survivre et que, par conséquent, il avait une origine divine.

Ce qui est certain, c’est qu’à Rome, le corps du bébé était extrait si la mère mourait. Parfois, ils réussissaient à sauver le petit. La première fois qu’une césarienne a été réalisée avec succès, c’était en Suisse en l’an 1500. Le castrateur de porc Jacob Nufer a pratiqué cette procédure sur sa femme et a réussi à la faire survivre. La Mexicaine Inés Ramírez est la seule femme à avoir pratiqué une césarienne sur elle-même, avec succès, en l’an 2000.

Certaines études indiquent que jusqu’à 14 % des femmes enceintes souffrent de « tokophobie » ou de peur de l’accouchement. Il n’y a d’ailleurs rien d’étrange à cela, si l’on tient compte du fait que cet événement a toujours été associé à une douleur extrême. Cette peur semble s’intensifier ces dernières années. Cela fait des lustres que l’on voit des célébrités louer des ventres, pour ensuite poser dans un lit d’hôpital comme si elles avaient accouché.

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