La culpabilité et ses deux grands amis, le doute et l’insécurité

2 juillet 2017 dans Psychologie 300 Partagés

La culpabilité n’arrive jamais seule, elle peut se présenter dans nos vies pour une multitude de raisons. Parfois, elle nous torture pour une chose que nous avons faite mais qui n’a pas mené au résultat que nous espérions. D’autres fois, elle nous poursuit parce que nous n’avons pas eu le courage de faire ou dire quelque chose qui nous ronge désormais de l’intérieur. C’est dans ce second cas que la culpabilité se présente dans nos vies en étant accompagnée de deux amis fidèles, le doute et l’insécurité.


Ne cessez jamais de faire quelque chose parce que vous avez peur : mieux vaut regretter d’avoir fait une chose que de culpabiliser pour quelque chose qui aurait pu être.


C’est au moment où le doute prend les commandes de nos décisions et où l’insécurité décide qu’il vaut mieux ne rien faire par peur de perdre ce que nous avons que la culpabilité s’installe dans notre vie. Nous ressentons alors une immense tristesse et restons paralysés, en imaginant ce qui aurait pu se passer au lieu d’accepter la réalité de notre immobilisme.

Le doute, capitaine de notre armée de peurs


La peur passe ; ce que vous avez cessé de vivre parce que vous aviez peur ne revient jamais.


Le doute nous observe, jour après jour, et nous rappelle de façon stratégique ces situations où nous avons fait quelque chose qui n’a abouti à rien. Ces situations où nous avons blessé quelqu’un sans le vouloir ou au cours desquelles nous avons été ridicules. En définitive, le doute se charge de multiplier notre mal-être jusqu’à nous faire douter de tout ce que nous sommes ou tout ce que nous avons fait.

Mais ce n’est pas tout. Quand notre mal-être augmente, le doute appelle son armée, celle qui mobilise toutes nos peurs et leur ordonne de défiler. C’est à ce moment que des images de choses horribles pouvant se produire embrument notre esprit et nous empêchent de décider de ce que nous voulons réellement.

Nous ne voulons pas seulement être heureux-se ou partir en quête de notre bien-être, nous voulons aussi vivre sans souffrir. Le doute profite de cela et nous attaque une nouvelle fois. Nous retombons alors dans la peur et la culpabilité, puis l’insécurité s’allie au doute et nous attache de ses chaînes, essayant de soulager ce mal-être que nous ressentons et qui fait partie de la vie, même si nous voulons l’éviter.

L’insécurité et ses chaînes qui nous empêchent d’avancer


« On peut fuir devant tout, sauf devant ce qui se perd. »

-Marwan-


L’insécurité se montre alors dans toute sa rudesse, nous faisant douter de nous-mêmes et de nos actions. Elle nous enchaîne dans l’immobilisme, dans la peur d’échouer à nouveau si nous faisons autre chose ou si nous réessayons de faire ce qui n’avait pas marché.

Avec l’insécurité, nous perdons notre point d’appui, notre confiance en nous-mêmes. Nous perdons notre équilibre émotionnel et nous nous enracinons dans un lieu qui nous est hostile. Ce lieu est celui où notre propre image disparaît peu à peu dans un océan de peur qui ne reflètent pas ce que nous sommes, mais ce que nous avons peur d’être.

Nous nous enracinons ainsi dans les possibilités d’un futur funeste et pourtant irréel, même si nous nous comportons comme si c’était le cas. En faisant cela, nous démontrons que notre confiance peut nous mener loin et que l’absence de confiance nous enchaîne à l’auto-évaluation négative continue, qui touche tout ce que nous pourrions faire.

Ainsi, quand la culpabilité apparaît dans votre vie en étant accompagnée du doute et de l’insécurité, concentrez-vous sur le présent, sur la réalité : cela vous aidera à surmonter ces moments. Vous montrerez ainsi la meilleure version de vous-même et afficherez votre potentiel, car les limites cesseront d’être mentales et deviendront réelles.

A découvrir aussi