Couple : lorsque ce qui auparavant nous plaisait commence à nous déranger

13 juin 2017 dans Psychologie 401 Partagés

Avec le temps, la réalité s’impose et les idéalisations survivent rarement au filtre de la réalité. La personne qui soi-disant devait répondre à un type bien particulier d’attitude ou de comportement concret se révèle un être humain imparfait, avec ses qualités et ses défauts. Il semble que ces défauts s’amplifient avec le temps, nous menant à des situations qui auparavant nous plaisaient et qui maintenant commencent à nous déranger.

Quiconque idéalise une personne peut finir par être frustré-e en raison d’attentes trop hautes en début de relation, qui vont changer lorsqu’on se rendra compte que l’on a crée une toute autre personne sur la base de la personne aimée. A mesure que la relation amoureuse se développe, l’idéalisation du compagnon/compagne devient mitigée, donnant lieu à un scénario différent dans la relation.

Selon Erich Fromm, si on veut apprendre à aimer, on doit procéder de la même manière qu’on le ferait si on voulait apprendre tout autre art tel que la musique, la peinture, la menuiserie, l’art de la médecine ou encore celui de l’ingénierie.


L’amour en couple, c’est comme un art. On a besoin d’un amour mûr qui comprend que les différences dans une relation sont inévitables, et qu’il n’y aura pas toujours que des situations idylliques. On a besoin que l’on s’occupe de nous et que l’on nous comprenne, tout simplement. On a besoin de comprendre que l’amour est un processus d’apprentissage auprès de soi, mais aussi auprès de l’autre.



Partager nos sentiments, cela requiert que l’on soit connecté-e-s à eux, qu’on les comprenne et qu’on en prenne soin. Si bien que l’on ne continue pas à chercher à l’extérieur les besoins que l’on ne sait pas satisfaire.


L’amour en couple

Dans une relation amoureuse, les deux membres peuvent percevoir l’amour d’une manière différente. Par exemple, un-e des membres du couple peut être plus penché-e vers l’amour infantile, en suivant le principe du « j’aime car on m’aime ». En revanche, l’autre membre du couple peut être plus à même de vouloir un amour mature, obéissant au principe de « on m’aime car j’aime ».

Les relations cimentées dans l’amour immature sont généralement formées par des personnes qui aiment car elles ont besoin d’avoir l’autre personne. Au contraire, dans les relations où prime un amour qui a mûri, les membres ont besoin de l’autre car iels l’aiment.

A mesure que les relations avancent, surgissent des caractéristiques de notre compagnon/compagne qui avant ni nous dérangeaient ni ne nous plaisaient ; cependant, aujourd’hui, non seulement on ne les aime pas, mais on elles commencent à nous déranger. Au début des relations, on essaie de plaire à tout moment à l’autre, laissant même nos propres désirs au second plan.


Dans les problèmes de couple, les deux membres font partie du problème et également de la solution.


Pourquoi ce que l’on aimait chez notre compagnon/compagne commence à nous gêner ?

Quiconque pense que les défauts qui l’irritent chez l’autre appartiennent à l’autre se trompe. En réalité, les comportements qui nous dérangent chez l’autre ont toujours existé, mais au début de le relation, on ne l’exprimait pas. L’idéalisation de notre compagnon/compagne, couplée au désir de ne pas vouloir causer de conflits, fait que l’on oublie les détails qui nous résultaient gênants ou désagréables.

Si tout commence à nous déranger, peut-être que c’est plutôt nous qui changeons, et pas l’autre. Toutes les relations passent par diverses étapes, et les situations négatives nous mènent à penser, souvent, que les relations ne sont pas telles qu’on l’espérait.

Le manque de communication, les disputes fréquentes, les problèmes sexuels et/ou affectifs dans le couple créent un bouillon de culture pour que les situations qui auparavant nous plaisaient commencent maintenant à nous déranger. Pour renverser ces situations, on doit essayer de conserver une plus grande acceptation et une plus grande intimité avec la personne avec laquelle on partage notre vie.

Quand il y a une plus grande acceptation, les gens sont davantage disposés à réaliser les changements nécessaires, à s’adapter l’un-e à l’autre, à communiquer d’une manière plus claire et à solutionner les conflits qui apparaissent dans toute relation.


Choisissez votre compagnon/compagne avec beaucoup d’attention. De cette décision dépendra 90% de votre bonheur ou de votre tristesse ; mais après avoir choisi avec précaution, le travail commence tout juste.


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