Comment affronter le deuil après la perte d’un proche

29 avril 2015 dans Psychologie 15 Partagés

Le deuil est un sentiment qui touche toutes les personnes, quel que soit leur milieu social, à un moment ou à  un autre de leur vie.

Il s’agit d’un mécanisme qui se déclenche lorsqu’un être aimé entre en phase terminale d’une maladie ou lorsqu’il décède, indifféremment du fait que cet être aimé soit un animal ou un être humain. 

Le deuil se compose de cinq étapes qui ont été identifiées pour la première fois par Elsabeth Kubler-Ross dans son livre “On Death and Dying“. Nous allons vous les présenter dans la suite de cet article.

Le rejet

L’étape de la négation, ou du rejet, nous aide à survivre à une perte. L’annonce du décès d’un proche est souvent accablante, et nous avons l’impression que la vie perd tout son sens. Nous entrons dans un état de choc et de rejet.

Nous sommes ensuite assaillis par des tonnes de questions telles que “comment continuer à avancer ?” ou “sommes-nous capables d’aller de l’avant ?”, mais le rejet et le choc sont une étape indispensable à la survie ; ils sont notre façon de gérer la situation.

Une fois que nous avons accepté la perte de l’être proche, ces questions font leur apparition, et petit à petit, sans que nous nous en rendions vraiment compte, le rejet s’évanouit pour laisser place au processus de guérison.

Au fur et à mesure que le temps passe, les sentiments que nous rejetions commencent à affleurer.

La colère

La colère est une étape nécessaire au processus de guérison. Parfois, nous avons l’impression que cette rage qui nous consume ne nous quittera jamais. Toutefois, plus nous ressentons de colère, plus vite cette colère se dissipera, et par conséquent, plus vite nous guérirons. 

Évidemment, d’autres émotions font leur apparition, mais la colère est une des émotions que nous sommes les plus habitués à gérer bien qu’elle n’ait pas de limite.Nous pouvons être en colère contre les autres, contre soi-même, contre la personne chère qui vient de décéder, ou même contre Dieu.

Cependant, sous le sentiment de colère se cache une douleur profonde. Il est normal que nous nous sentions abandonnés, et nous utilisons cette colère comme une force temporaire pour surmonter cette perte.

Elle est une manière de nous faire sentir mieux, et un indicateur de l’intensité de l’amour que nous portons à la personne qui nous a quittés.

La négociation

Face à la perte d’un être cher, nous pensons à la négociation qui peut s’apparenter à une trêve passagère, car nous souhaitons que la vie reprenne son cours normal, et que notre être cher aille mieux ou nous revienne.

Il s’agit d’une façon de remonter le temps. Cependant, cette situation nous conduit à nous culpabiliser, car nous venons à penser que nous aurions pu faire les choses différemment.

C’est notre façon de négocier avec la douleur. Nous serions prêts à tout pour arrêter de ressentir la douleur qui nous accable. C’est notre façon de négocier avec la perte de l’être cher.

La dépression

Après la phase de négociation, toute notre attention se déplace vers le moment présent. Les sentiments de vide et de douleur frappent à notre porte de façon beaucoup plus forte qu’avant.

Nous avons l’impression que cette étape de dépression durera pour toujours. Ce type de dépression n’est pas le signe d’une maladie mentale, mais la réponse la plus appropriée à une perte douloureuse.

La perte d’un être aimé est une situation très déprimante, et la dépression est une réponse adéquate. Si la douleur est un processus de guérison, la dépression est, elle aussi, un pas nécessaire sur le chemin de l’acceptation.

L’acceptation

L’acceptation est souvent confondue avec l’idée de se sentir bien vis-à-vis de ce qui s’est passé. Mais il s’agit en fait d’essayer d’accepter que l’être cher n’est plus là physiquement, et de reconnaître que cette réalité est permanente. Aussi dur que cela soit, il faut l’accepter et apprendre à vivre avec.

Au fur et à mesure que nous recommençons à vivre et à profiter la vie, nous avons comme l’impression que nous sommes en train de trahir la personne disparue.

Nous ne pourrons jamais remplacer cet être cher, mais nous devons continuer à établir de nouvelles relations sociales. 

Image avec l’aimable autorisation de Mario Inoportuno

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